In northern Côte d'Ivoire, Diallo Koundja, an asylum seeker from Burkina Faso, is regaining hope and dignity thanks to an ILO project on biochar.

Transformer les défis en opportunités : l'impact du biochar en Côte d'Ivoire

Les femmes, les jeunes et les réfugiés travaillent ensemble pour construire un avenir plus vert grâce au biochar. Soutenu par le gouvernement japonais, ce projet apporte des solutions durables : plus de nourriture, plus de revenus et plus d'espoir pour les communautés locales.

2 octobre 2025

Dans le nord de la Côte d'Ivoire, Diallo Koundja, un demandeur d'asile originaire du Burkina Faso, retrouve espoir et dignité grâce à un projet de l'OIT sur le biochar. © Anders Johnsson / ILO
Contenu également disponible en: English 日本語

ABIDJAN (OIT INFOS) - Dans le nord de la Côte d'Ivoire, les demandeurs d'asile burkinabés et les communautés d'accueil travaillent ensemble pour renforcer leur résilience grâce à l'innovation. L'une des solutions les plus prometteuses est le biochar, une technique écologique qui transforme les déchets agricoles en un outil puissant pour des sols plus sains et de meilleures récoltes.

Avec le soutien du gouvernement japonais, le projet Biochar Côte d'Ivoire de l'Organisation internationale du Travail forme des agriculteurs, dont beaucoup sont des femmes et de jeunes réfugiés, à la production et à l'utilisation du biochar.

« Ce projet apporte une réponse à la situation des demandeurs d'asile ici, mais contribue également à la résilience de la communauté », explique Roland Bissie, coordinateur national du projet.

Le biochar est produit à partir de sous-produits agricoles qui seraient autrement jetés. Appliqué sur les champs, il améliore la fertilité des sols, augmente la productivité et réduit le besoin d'engrais chimiques coûteux.

« La particularité du biochar est qu'il s'agit d'un produit purement biologique. Il aide à régénérer les sols tout en réduisant les dépenses des agriculteurs », explique Aka Florent de Simo Wantchi, l'un des ingénieurs et formateurs du projet.

Les femmes ont participé très activement au projet, malgré leurs responsabilités domestiques.

« Les femmes viennent plus souvent, même si elles ont beaucoup de responsabilités à la maison. Elles veulent apprendre comment on fabrique le biochar », note Dyarkaridja Yea, conseillère agricole chez Olam Agri Côte d'Ivoire.

Pour les femmes et les jeunes, dont de nombreux réfugiés, le biochar offre non seulement des récoltes plus abondantes, mais aussi la possibilité de générer des revenus grâce à sa vente.

Pour les demandeurs d'asile comme Diallo Koundja, le projet a apporté des avantages immédiats.

« Avant, nous devions acheter dix sacs d'engrais. Maintenant, nous en avons besoin de moins, ce qui nous laisse plus d'argent pour la nourriture et l'école. Nos enfants peuvent aller à l'école, et nous sommes heureux », dit-il.

Au-delà de l'amélioration des moyens de subsistance, le projet renforce également la cohésion sociale. Les réfugiés et les communautés d'accueil travaillent désormais côte à côte, partageant leurs repas, leurs connaissances et leur espoir.

Grâce au soutien du Japon, le biochar aide les communautés du nord de la Côte d'Ivoire à devenir plus fortes, plus vertes et plus unies. Comme le résume Koundja : « Nous faisons tout ensemble. Nous mangeons ensemble, nous buvons ensemble, et la paix règne. »

Contenu pertinent

Emplois verts pour les jeunes en réponse à la crise des réfugiés au Nord de la Côte d’Ivoire
Women in Kapekaha village in northern Côte d'Ivoire stand proudly in a line, waving their hands after the completion of an ILO training course

Emplois verts pour les jeunes en réponse à la crise des réfugiés au Nord de la Côte d’Ivoire

Partenariat Japon - OIT

Partenariat pour le développement

Partenariat Japon - OIT

Projets pertinents

Emplois verts pour les jeunes en réponse à la crise des réfugiés au Nord de la Côte d’Ivoire
Women in Kapekaha village in northern Côte d'Ivoire stand proudly in a line, waving their hands after the completion of an ILO training course

Emplois verts pour les jeunes en réponse à la crise des réfugiés au Nord de la Côte d’Ivoire