Emplois verts pour les jeunes en réponse à la crise des réfugiés au Nord de la Côte d’Ivoire
L'autonomisation des femmes, des jeunes et des réfugiés grâce à des emplois respectueux du climat
Durée
17 mars 2025 - 16 mars 2026
Budget
USD 990,099
Partenaire(s) de développement
Ministère des Affaires étrangères du Japon
Référence
CIV/24/02/JPN
Localisation
Kong et Ouangolodougou, région de Tchologo, nord de la Côte d'Ivoire
Le défi
Le nord de la Côte d'Ivoire, en particulier la région de Tchologo, est devenu une destination majeure pour les réfugiés fuyant la violence et l'insécurité au Burkina Faso voisin. Fin 2024, plus de 68 000 réfugiés avaient traversé la frontière, dont plus de 23 000 s'étaient installés dans la seule région de Tchologo. La plupart sont des femmes et des enfants.
Ces arrivées ont exercé une pression supplémentaire sur des communautés d'accueil déjà vulnérables. La pauvreté est très répandue, près de 63 % de la population de la région vivant en dessous du seuil de pauvreté, et les possibilités d'emploi, en particulier pour les jeunes, sont rares.
Dans le même temps, la région est confrontée aux effets croissants du changement climatique. La hausse des températures et les précipitations irrégulières ont eu des répercussions négatives sur l'agriculture, principale source de revenus pour la plupart des familles. Les méthodes agricoles traditionnelles ne suffisent plus à assurer la subsistance des populations rurales. Il est urgent d'adopter une nouvelle approche, capable à la fois de stimuler les opportunités économiques et d'aider les communautés à s'adapter au changement climatique.
Notre solution : des emplois verts grâce au biochar
L'OIT, avec le soutien du gouvernement japonais, lance ce projet innovant qui relie l'action climatique à la création d'emplois. Il transforme les tiges de coton, qui sont normalement des déchets agricoles, en opportunités :
- Le biochar piège le carbone dans le sol, contribuant ainsi à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
- Il améliore la santé des sols, ce qui augmente la productivité des agriculteurs.
- Il crée des emplois verts, en particulier pour les jeunes femmes et hommes issus des communautés de réfugiés et d'accueil.
Le projet va...
- Soutenir la création de 24 unités commerciales gérées par des jeunes (5 personnes chacune, âgées de 18 à 40 ans)
- Garantir une participation de 40 % de femmes.
- Groupes formés à la production de biochar, à l'entrepreneuriat et au marketing.
- Plus de 27 000 bénéficiaires indirects, y compris les producteurs de coton et leurs familles.
Ce que le projet apporte
Compétences pour des emplois durables
Les jeunes recevront une formation pratique sur la production de biochar et l'entrepreneuriat, adaptée aux besoins locaux.
Soutien au lancement d'entreprises vertes
Le coaching et le mentorat aideront chaque groupe de jeunes à créer et à gérer leur entreprise, conformément aux principes du travail décent.
Collaboration avec le secteur privé
Des entreprises telles qu'Olam Agri (groupe Mitsubishi) seront impliquées afin de garantir que la formation corresponde aux besoins réels du marché du travail.
Cohésion sociale et consolidation de la paix
Les réfugiés et les membres de la communauté d'accueil travailleront ensemble, instaurant ainsi une relation de confiance et de coopération mutuelles.
Action climatique et innovation
En promouvant le biochar, le projet soutient l'objectif de la Côte d'Ivoire de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de plus de 30 % d'ici 2030.
Recherche et développement
Une étude sur les économies de carbone servira de base à une éventuelle participation au marché du carbone.
Un modèle de partenariat inclusif
Ce projet est rendu possible grâce au financement du gouvernement japonais, qui s'appuie sur un engagement commun visant à :
- Promouvoir la paix et l'inclusion économique.
- Créer des emplois verts pour les jeunes.
- Soutenir l'innovation dans l'agriculture.
- Impliquer les institutions et les entreprises privées japonaises.
- Établir des liens durables entre le Japon et l'Afrique.
Le projet s'inscrit également dans le cadre de l'engagement pris par le Japon dans la Déclaration de Tunis de la TICAD 8 et contribue à son programme « Femmes, paix et sécurité » en donnant la priorité à l'inclusion économique des femmes.
Pourquoi le biochar ?
- Il améliore la santé des sols et le rendement des cultures.
- Réduit les gaz à effet de serre.
- Crée des revenus et des opportunités commerciales.
- Renforce la cohésion sociale entre les réfugiés et les communautés d'accueil.
- Autonomise les femmes et les jeunes dans les zones rurales.
Principaux résultats
- 👥 120 jeunes formés et employés
- ♀️ 40 % de femmes ♂️ 60 % d'hommes
- 🌿 1 tonne de tiges de coton = jusqu'à 1 tonne de CO₂ capturée
- 📈 Plus de 5 400 producteurs de coton et leurs familles touchés
- 🌍 4 ODD concernés : ODD 1 (Pas de pauvreté), ODD 8 (Travail décent), ODD 13 (Action pour le climat) et ODD 16 (Paix, justice et institutions efficaces)
Ce projet est la preuve que lorsque nous investissons dans les jeunes, l'innovation et l'inclusion, nous semons les graines de la paix et de la prospérité.
Financé par
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