Des bénéficiaires du projet Biochar expriment leur satisfaction lors du lancement officiel, marqué par la remise d’équipements de production destinés à renforcer leurs capacités et à soutenir des pratiques agricoles durables.

Travail décent

Le biochar : une flamme d’espoir au nord de la Côte d’Ivoire

Le projet Biochar de l’OIT, après avoir restauré des terres dégradées et créé des emplois verts dans le Tchologo, transforme la lutte contre la pauvreté en opportunités économiques durables pour les communautés du nord de la Côte d’Ivoire.

31 octobre 2025

Des bénéficiaires du projet Biochar expriment leur satisfaction lors du lancement officiel, marqué par la remise d’équipements de production destinés à renforcer leurs capacités et à soutenir des pratiques agricoles durables. © OIT-Abidjan

ABIDJAN, Côte d'Ivoire (OIT Infos) – Des résultats concrets sont visibles à Bakounadivogo, dans la sous-préfecture de Diawala. Là-bas, le projet biochar soutenu par le peuple japonais et appuyé dans sa mise en œuvre par Olam Agri, l’Anader et Yanayi contribue déjà à transformer les pratiques agricoles au Nord de la Côte d’Ivoire.

Ouattara Gnélé Awa, du village de Bakounadivogo, témoigne des bénéfices du projet Biochar pour le renforcement des moyens de subsistance au niveau communautaire.
© François Gombahi Kouassi / OIT-Abidjan
© François Gombahi Kouassi / OIT-Abidjan
Ouattara Gnélé Awa, du village de Bakounadivogo, témoigne des bénéfices du projet Biochar pour le renforcement des moyens de subsistance au niveau communautaire.

Des vies transformées par la terre

« Avant, je n’avais aucune source de revenu. Aujourd’hui, grâce à la formation sur le biochar, je suis devenue indépendante », témoigne Ouattara Gnélé Awa, présidente de l’association des femmes du village. Elle produit désormais son propre engrais à base de biochar et en vend une partie, générant un revenu stable.

Avant, je n’avais aucune source de revenu. Aujourd’hui, grâce à la formation sur le biochar, je suis devenue indépendante

Ouattara Gnélé Awa

Koné Adjara est productrice de coton comme Gnélé Awa. Les résultats sont visibles grâce à l’utilisation du biochar dans son champ : « Les plants se développent bien et je suis convaincue de faire une belle récolte cette année. Le biochar me rend autonome financièrement », se réjouit-elle.

À l’instar d’Awa de Bakounadivogo, Koné Adjara exprime sa fierté d’utiliser le biochar dans son champ de coton, témoignant de son impact positif sur la production agricole.
© OIT-Abidjan
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À l’instar d’Awa de Bakounadivogo, Koné Adjara exprime sa fierté d’utiliser le biochar dans son champ de coton, témoignant de son impact positif sur la production agricole.

Des outils pour transformer les déchets agricoles en opportunités vertes

Pour renforcer les capacités des bénéficiaires et faciliter la production de biochar, l’OIT, avec l’appui financier du Japon, a remis des équipements complets — tricycles, pyrolyseurs, broyeuses, râteaux, pelles, machettes, gants, entre autres.
Cette dotation ouvre la voie à une production plus efficace, durable et créatrice d’emplois verts au service des communautés locales.


Pour sa part, Ouattara Daouda du village de Kaziévogo, et les membres de la coopérative de son village, ont reçu de l’OIT, des équipements composés d’un tricycle, de brouettes, de fours et de râteaux. Il salue l'utilité de ce matériel et l’impact du biochar sur sa production cotonnière.

« L’utilisation du biochar a amélioré la fertilité de nos sols et augmenté nos rendements cotonniers. Nous produisons mieux, avec moins de pertes et à moindre coût. »

Ouattara Daouda, de Kaziévogo, exprime, au nom des membres de la coopérative du village, sa fierté face à cette innovation qui soutient et valorise leurs pratiques agricoles.
© OIT-Abidjan
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Ouattara Daouda, de Kaziévogo, exprime, au nom des membres de la coopérative du village, sa fierté face à cette innovation qui soutient et valorise leurs pratiques agricoles.

Un modèle d’emploi vert et de cohésion sociale

En améliorant la fertilité des sols tout en réduisant les émissions de carbone, le biochar incarne une innovation climatique au service du développement local.
Le projet, lancé à Diawala le 25 septembre 2025, démontre que l’économie verte peut être un puissant levier d’inclusion et de résilience. Grâce à l’OIT et au soutien du peuple japonais, le nord de la Côte d’Ivoire fait un pas décisif vers un avenir plus durable et plus juste.

Des bénéficiaires du projet Biochar expriment leur satisfaction lors du lancement officiel, marqué par la remise d’équipements de production destinés à renforcer leurs capacités et à soutenir des pratiques agricoles durables.
© OIT-Abidjan
© OIT-Abidjan
Des bénéficiaires du projet Biochar expriment leur satisfaction lors du lancement officiel, marqué par la remise d’équipements de production destinés à renforcer leurs capacités et à soutenir des pratiques agricoles durables.

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