Climate-proofed social protection

4e Conférence internationale sur le financement du développement, Séville

Nouvelle initiative mondiale pour étendre la couverture de la protection sociale

L'OIT et USP2030 lancent une initiative mondiale sous l'égide de la Plateforme d'action de Séville lors de la 4e Conférence internationale sur le financement du développement.

4 juillet 2025

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SÉVILLE (OIT Infos) – En marge de la 4e Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4), l'Organisation internationale du Travail (OIT), en collaboration avec le Partenariat mondial pour la protection sociale universelle (USP2030), a lancé une initiative mondiale dans le cadre de la Plateforme d'action de Séville. Cette initiative vise à élargir l'espace fiscal pour la protection sociale en vue d'étendre la couverture de la protection sociale d'au moins 2 points de pourcentage par an dans les pays où la protection sociale n'est pas encore universelle. Les États membres de l'ONU ont reflété cet engagement dans le paragraphe 27i du Document final de la FFD4.

Dans son allocution d'ouverture, Jayati Ghosh, professeur d'économie à l'université du Massachusetts Amherst (États-Unis), a souligné que dans un monde où les coupes d'austérité menacent les dépenses sociales, l'obtention d'un engagement concret en faveur de l'extension de la couverture de la protection sociale constitue une avancée significative.

Event on the global initiative to extend social protection coverage, 4th International Conference on Financing for Development, Seville, July 2025
© ILO
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Événement sur l'initiative mondiale visant à étendre la couverture de la protection sociale, 4e conférence internationale sur le financement du développement, Séville, juillet 2025

Le Directeur général de l'OIT, Gilbert F. Houngbo, a souligné à quel point il est essentiel de viser une augmentation de la couverture de la protection sociale d'au moins 2 points de pourcentage chaque année, à un moment où 47,6 pour cent de la population mondiale n'a toujours pas de protection sociale sur laquelle s'appuyer en cas de maladie ou de perte d'emploi.

«Ne dites pas que cet objectif est irréalisable ou trop ambitieux», a ajouté M. Houngbo, notant qu'entre 2015 et 2023, 42 pays – pour la plupart des pays en développement – ont été en mesure d'atteindre des taux de croissance annuels de la couverture de la protection sociale d'au moins 2 points de pourcentage par an.

Maropene Ramokgopa, ministre sud-africaine de la planification, du suivi et de l'évaluation et présidente du groupe de travail du G20 sur le développement, a soutenu l'engagement, soulignant que les prestations de protection sociale ne sont pas simplement une dépense, mais un investissement dans le capital humain. Elle a également souligné que la fiscalité progressive, la lutte contre les flux financiers illicites, ainsi que la gestion et la restructuration de la dette souveraine doivent être au cœur de tout plan visant à élargir l'espace fiscal pour la protection sociale.

Wellington Dias, ministre d'État brésilien chargé du Développement social et de l'Assistance, de la Famille et de la Lutte contre la faim, a insisté sur le double rôle de la fiscalité progressive, qui permet à la fois de réduire les inégalités et d'aider les gouvernements à financer la protection sociale. Il a approuvé l'objectif d'augmenter la couverture de la protection sociale de 2 points de pourcentage et a souligné que l'Alliance mondiale contre la faim et la pauvreté du président Lula sera un élément clé pour atteindre cet objectif. Le représentant du gouvernement de l'Ouzbékistan a également souligné que l'Accélérateur mondial des Nations Unies pour l'emploi et la protection sociale pour des transitions justes, en particulier par le biais de ses feuilles de route, est un autre moyen concret de fournir le soutien technique nécessaire pour élargir l'espace fiscal pour la protection sociale afin d'étendre la couverture d'au moins 2 points de pourcentage.

L'objectif d'étendre la couverture de la protection sociale d'au moins 2 points de pourcentage a également été salué et approuvé par la Confédération syndicale internationale (CSI). «La protection sociale est un pilier essentiel de notre appel à un nouveau contrat social. C'est également une demande essentielle de la CSI dans le débat sur le financement du développement de l'ONU depuis de nombreuses années», a déclaré Giulia Massobrio, coordinatrice de la CSI pour la TUDCN. Elle a également souligné que pour parvenir à un travail décent pour tous, il est essentiel de combiner la protection sociale avec d'autres mesures, telles que la formalisation de l'emploi, la garantie d'un salaire décent, d'un salaire égal pour un travail de valeur égale, le soutien à l'amélioration des compétences et à la requalification, et l'investissement dans l'économie des soins.

Si la Coalition mondiale pour les socles de protection sociale soutient l'objectif de 2 points de pourcentage, elle souligne qu'il n'est pas assez ambitieux pour atteindre l'universalité d'ici à 2030 et qu'il n'aborde pas non plus la question de l'adéquation des prestations. En réponse, le Directeur général de l'OIT, Gilbert F. Houngbo, a déclaré: «L'objectif minimum de 2 points de pourcentage assure une place claire à l'agenda de protection sociale de l'OIT dans le document final de la FFD4 pour les 10 prochaines années. Mais permettez-moi de vous assurer que lorsque l'OIT s'engage au niveau national, nous allons bien au-delà d'une simple augmentation de la couverture de 2 points de pourcentage. Nous nous efforçons de renforcer l'ensemble du système de protection sociale, en veillant à ce que les prestations soient réellement adéquates pour répondre aux besoins des personnes.»