Égalité de rémunération
La Moldavie et l’Ukraine intensifient leurs efforts pour combler l'écart de rémunération entre les sexes
Une formation de haut niveau organisée par l’OIT à Turin a doté les parties prenantes nationales de Moldavie et d’Ukraine d’outils pratiques pour promouvoir l’égalité de rémunération pour un travail de valeur égale.
5 août 2025
TURIN (OIT Infos) – Des responsables politiques ainsi que des représentants syndicaux et patronaux de la République de Moldavie et d’Ukraine ont participé à un programme de formation de haut niveau sur l’égalité salariale organisé par le Centre international de formation de l’OIT, en collaboration avec l’OIT. Le cours mixte, intitulé «Parvenir à l’égalité salariale: concepts clés et approches pratiques», s’est déroulé du 23 juin au 18 juillet 2025 et a réuni 25 participants.
La formation visait à renforcer les capacités des parties prenantes nationales à réduire les écarts de rémunération fondés sur le genre et à promouvoir le principe d’égalité de rémunération pour un travail de valeur égale.
Après une phase en ligne de trois semaines (23 juin – 11 juillet), comprenant des webinaires en direct, des lectures interactives et des discussions techniques sur les principes fondamentaux de l’équité salariale, les facteurs à l’origine des écarts de rémunération et les cadres juridiques et politiques internationaux, une session en présentiel d’une semaine (14–18 juillet) s’est tenue au Campus du CIF-OIT à Turin, en Italie.
Les participants moldaves et ukrainiens ont échangé avec des experts internationaux sur l’examen d’outils pratiques, de normes juridiques et de méthodologies pour faire progresser l’égalité salariale. Le programme a abordé la Convention n° 100 de l’OIT, les outils d’évaluation des emplois et de mesure des écarts de rémunération de l’OIT, ainsi que la directive de l’UE sur la transparence salariale, particulièrement pertinente pour la Moldavie et l’Ukraine, toutes deux pays candidats à l’UE.
La formation a également présenté des études de cas de Suède, du Portugal, de Suisse et d’Espagne, axées sur la transposition des normes internationales dans la pratique nationale. Les sessions ont mis en évidence le rôle essentiel des politiques salariales et de la négociation collective dans la réduction de l’écart salarial entre les sexes. L’objectif était de renforcer la capacité des partenaires sociaux à appliquer le principe d’«égalité de rémunération pour un travail de valeur égale» dans les conventions collectives et les processus de fixation des salaires.
Le programme a favorisé les échanges transfrontaliers, les participants élaborant conjointement des feuilles de route nationales tripartites pour promouvoir l’égalité salariale. Celles-ci comprenaient des réformes législatives, le renforcement des capacités des commissions salariales et de négociation, ainsi que des orientations pratiques pour les inspecteurs du travail.
Cette activité s’inscrivait dans le cadre du projet «Renforcer la paix et la prospérité grâce au leadership et à l’inclusion des femmes (Femmes pour la paix et la prospérité)», avec le soutien financier du Gouvernement suisse et de l’OIT.