STRENGTHEN2
Évaluation des impacts sur l’emploi de l’Appui du 11ème Fonds européen de développement au Programme national de développement participatif au Cameroun
Pour un résumé du rapport et de ses principales conclusions, veuillez consulter la note d'information ci-dessous.
La Constitution du Cameroun de janvier 1996 a consacré la décentralisation comme type de gouvernance du pays. Ainsi le Cameroun est devenu un état unitaire et décentralisé. La décentralisation prévoit trois niveaux de gouvernance au Cameroun : le niveau national, régional et communal. Les communes et les régions étant les Collectivités Territoriales Décentralisées. Pour accompagner le processus de décentralisation, le Gouvernement a mis en place en 2004 le Programme national de développement participatif (PNDP) avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers. C’est dans le cadre de ces multiples appuis que le Programme a bénéficié en 2017 d’un concours financier de l’Union Européenne (UE) à travers les ressources du 11ème Fonds Européen de Développement (FED) et le mécanisme du Contrat de Désendettement et Développement de 3ème génération (C2D3) pour développer un volet agro-pastoral en son sein dans quatre régions à savoir l’Adamaoua, l’Est, l’Extrême-Nord et le Nord. Dans le cadre de la clôture des activités du volet agropastoral en 2023, l’Organisation Internationale du Travail (OIT), à travers le projet STRENGTHEN2, et l’Union Européenne ont mis en place une facilité permettant d’évaluer l’impact sur l’emploi du volet agropastoral du PNDP.
La méthodologie d’évaluation des emplois directs s’est structurée autour d’une enquête statistique s’appuyant sur l’échantillonnage des microprojets du PNDP agropastoral. Les emplois indirects ont quant à eux été évalués en utilisant la méthode du multiplicateur d’emplois basée sur un modèle input-output.
Les résultats de l’étude montrent que le PNDP agropastoral a créé environ 6 598 emplois dont environ 5 057 emplois directs et 1 541 emplois indirects et induits. Ces emplois sont essentiellement temporaires d’une durée moyenne de 8,3 mois, et ne permettent qu’un accès limité à la sécurité sociale des travailleurs. Les emplois directs ont été attribués en grande partie aux hommes tandis que les femmes représentent 7,2 per cent des personnes recrutées. La répartition de la main d’oeuvre selon les qualifications a révélé que 54,1 per cent des personnes recrutées sont des techniciens, 40,4 per cent sont des manoeuvres et 5,5 per cent sont des ingénieurs.
L’enquête a montré que 78,2 per cent des femmes occupent des postes de manoeuvre. Cette situation les expose à des salaires plus faibles. Par rapport aux hommes de la même catégorie, les femmes pourraient vraisemblablement avoir des salaires moyens plus faibles du fait d’un temps de travail moins important.
Détails additionnels
Auteurs
- Mbock Pierre Olivier
- Pamphile Sossa
Références
- ISBN Web PDF: 9789220411285
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