Economie informelle

L’OIT publie une étude sur la Capitalisation des plans de soutien nationaux aux acteurs de l’économie informelle en Côte d’Ivoire

ABIDJAN (Nouvelles de l'OIT) – L’Organisation internationale du Travail (OIT) en Côte d’Ivoire, avec l’appui de l’Union Européenne, a publié le 28 septembre 2021 à Abidjan, les résultats de son étude sur la « capitalisation des plans de soutien nationaux aux acteurs de l’économie informelle en Côte d’Ivoire ».

18 octobre 2021

Les femmes de l’économie informelle sont une frange de la population la plus touchée par la pandémie de COVID-19. Elles se battent comme elles le peuvent, pour assurer le quotidien.
Cette étude selon Simon Barussaud, consultant de l’OIT ayant conduit les travaux , vise « à faire un inventaire des dispositifs de soutien COVID-19 accordées aux acteurs informels, analyser les mécanismes de déploiement de ces différents dispositifs et leur degré d’adéquation avec les besoins des acteurs informels, relayer les perceptions des acteurs informels sur ces dispositifs et les besoins de soutiens supplémentaires, mettre en perspective ces dispositifs avec les initiatives menées pour étendre la protection sociale aux acteurs informels et faire des recommandations basées sur les principaux enseignement de la COVID-19 afin d’inclure davantage les acteurs informels ».

La restitution de l’étude qui a enregistré la présence des mandants (gouvernement, employeurs et travailleurs), « a fait des recommandations visant à promouvoir l’extension de la couverture de protection sociale et la transition vers l’économie formelle sur la base des initiatives modèles mises en place par le gouvernement lors de la crise de la COVID-19 et en impliquant les organisations d’employeurs et de travailleurs », a indiqué Frédéric Lapeyre, directeur de pays de l’OIT pour la Côte d’Ivoire, le Benin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Togo.

Frédéric Lapeyre, Directeur de pays de l’OIT pour la Côte d’Ivoire, le Benin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Togo, situe les objectifs de l’étude
La pandémie de la COVID-19 « a mis en évidence les déficits de couverture en protection sociale notamment pour les travailleurs de l’économie informelle et l’importance d’une collaboration accrue entre gouvernement, partenaires sociaux et autres acteurs pour la mise en place des systèmes de protection robustes pour garantir une couverture universelle », a ajouté M. Lapeyre, saluant « l’ensemble des mesures prises et mises en œuvre par le gouvernement de Côte d’Ivoire, notamment la mise en place du Fonds d’Appui aux acteurs du Secteur Informel (FASI) et le Fonds National Spécial de Solidarité et de Soutien Humanitaire (FSS). Pour lui, cette étude « vise à emmener la Côte d’Ivoire vers une croissance inclusive porteuse d’emplois décents ».

Le responsable de l’équipe ‘’croissance inclusive durable’’ à la Délégation de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire, a pour sa part mis l’accent sur l’importance de l’économie

Vue des participants à la restitution de l’étude
informelle dans la relance post-COVID-19. « Nous avons des projets sur l’économie informelle en Côte d’Ivoire. Cette étude a permis de comprendre comment mieux encadrer et accompagner les acteurs du secteur informel vers la formalisation mais aussi vers la protection sociale qui est avant tout, un droit » a expliqué Stéphane Brossard.

Kouadio Bénié, conseiller technique du Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale a quant à lui salué l’étude de l’OIT qui, selon lui, « permettra de jauger les dispositions pour la résilience économique post-COVID-19 mais également et surtout, jeter les bases de la structuration de l’économie ». M. Bénié a noté qu’en matière de protection sociale, beaucoup reste à faire en Côte d’Ivoire. « Sur la Couverture Maladie Universelle par exemple, seulement 3 millions de personnes à la date d’aujourd’hui (28 septembre 2021) ont été recensées sur les 24 millions que compte le pays » a-t-il déclaré.

Photo de groupe à la fin de la restitution de l’étude