#RRA2025
L’OIT et le Brésil marquent une étape clé dans la lutte contre le travail forcé lors de la Réunion régionale américaine
Un moment solennel en République dominicaine suit la ratification par le Brésil du Protocole sur le travail forcé plus tôt cette année.
2 octobre 2025
PUNTA CANA (OIT Infos) – Le Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), Gilbert F. Houngbo, et le ministre brésilien du Travail et de l’Emploi, Luiz Marinho, ont célébré la ratification par le Brésil du Protocole de 2014 relatif à la Convention (n° 29) sur le travail forcé, lors d’une rencontre organisée mercredi 1er octobre en marge de la 20e Réunion régionale américaine de l’OIT, tenue en République dominicaine.
Il s’agissait de la première occasion d’une reconnaissance symbolique de cette ratification entre l’OIT et le Brésil lors d’une rencontre de haut niveau, depuis le dépôt officiel par le Brésil de son instrument de ratification au siège de l’OIT à Genève en juillet 2025.
Cet échange a souligné l’engagement renouvelé du Brésil à éradiquer le travail forcé et à mettre en œuvre des protections renforcées pour les travailleurs. Le Protocole met à jour la Convention de 1930 sur le travail forcé afin de répondre aux défis contemporains, à un moment où l’on estime à 28 millions le nombre de personnes encore soumises au travail forcé dans le monde.
Avec cette ratification, le Brésil rejoint 62 autres États Membres de l’OIT qui se sont engagés à renforcer la législation, les inspections et le soutien aux travailleurs concernés, tout en promouvant une conduite responsable des entreprises et le devoir de vigilance.
Membre fondateur de l’OIT, le Brésil a désormais ratifié 98 conventions et un protocole.
Au fil des années, le Brésil a constamment pris des mesures pour lutter contre le travail forcé et le travail des enfants, notamment à travers des projets soutenus par l’OIT dans des chaînes d’approvisionnement telles que le cacao, le café, l’açaï et la carnaúba dans tout le pays. Ces initiatives visent à promouvoir le travail décent, élargir les alternatives de génération de revenus, renforcer les politiques publiques et sensibiliser aux normes internationales du travail, en cohérence avec l’Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable.