Travail décent

L’OIT appui l’atelier d’évaluation à mi-parcours de la « Déclaration d’Abidjan - Vers plus de justice sociale : façonner l’avenir du travail en Afrique »

ABIDJAN (Nouvelles de l'OIT) – Organisé et facilité par la Direction générale du Travail (DGT) de la Côte d’Ivoire avec l’appui de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), un atelier de deux jours s’est tenu les 21 et 23 juin 2021 à Abidjan avec pour objectif de dresser le bilan à mi-parcours de la mise en œuvre des engagements contenus dans la Déclaration d’Abidjan adoptée le 6 décembre 2019 par la 14ème réunion régionale de l’OIT en Afrique.

30 juin 2021

Dans son allocution d’ouverture, Bolou Bagaté, conseiller technique du Ministre de l’emploi et de la protection sociale, a souligné l’importance de cette Déclaration. « La Déclaration a pour cibles prioritaires, les jeunes, les travailleurs de l’économie informelle et les travailleurs migrants » a déclaré M. Bagaté, notant qu’elle « favorise l’accession de la jeunesse à un emploi productif et contribue au renforcement des capacités de tous les acteurs et des institutions pour tirer un meilleur parti du travail en mutation ». Il ajoute que la Déclaration d’Abidjan « est une chance pour la promotion de la croissance et du développement inclusifs et durables ainsi que pour le renforcement des synergies d’action ».

Pour Frédéric Lapeyre, Directeur de pays de l’OIT en Côte d’Ivoire, la Déclaration d’Abidjan constitue un cadre régional qui vise à « réaliser le potentiel de l’Afrique en matière de croissance inclusive et à bâtir un avenir du travail fondé sur la justice sociale ».

M. Lapeyre indique que « par cette Déclaration, les mandants - gouvernements, organisations des employeurs, organisations des travailleurs - du continent africain se sont engagés à faire du travail décent et de l’emploi productif, une réalité pour la jeunesse en Afrique ».

Le Directeur de pays de l’OIT a déploré les conséquences de la COVID-19 qui ont « influencé la mise en œuvre de la Déclaration à travers diverses mesures ». Paradoxalement, constate Frédéric Lapeyre, « la crise sanitaire a mis en lumière la pertinence de l’agenda du travail décent, tant-il est vrai que des mesures énergiques ont été prises pour protéger les travailleurs sur leur lieu de travail, stimuler l’économie et la demande de main d’œuvre et soutenir l’emploi et les revenus ».

L’atelier s’est articulé autour de trois groupes de travail couvrant les sept domaines de travail du plan de mise en œuvre de la Déclaration à savoir « des emplois décents pour l’Afrique, en particulier pour les jeunes femmes et les jeunes hommes ; une transformation inclusive au service du travail décent dans l’économie informelle et rurale ; un environnement propice aux entreprises durables ; des compétences renforcées et une technologie mieux exploitée ; un tripartisme et un dialogue social efficaces et inclusifs ; application effective des normes du travail à jour et promotion de l’égalité entre hommes et femmes ; une protection sociale pour tous et une protection de tous les travailleurs ».

Les 26 participants à ces travaux qui se sont déroulés de façon participative, viennent de 13 ministères techniques, des organisations des travailleurs et des employeurs ainsi que du conseil national du dialogue social.

Pour rappel, l’évaluation à mi-parcours de la Déclaration d’Abidjan intitulée « Vers plus de justice sociale: façonner l’avenir du travail en Afrique » couvre la période de décembre 2019 à août 2021.

Le BIT qui a facilité cette évaluation, élaborera un rapport concernant la mise en œuvre du plan pour examen à la quinzième Réunion régionale africaine de l’OIT.