De manière spécifique, l’atelier visait à « assurer la participation coordonnée des Organisations Syndicales des Travailleurs dans la lutte contre le travail des enfants et le travail forcé à tous les niveaux, engager davantage les structures syndicales dans la lutte contre le travail des enfants et le travail forcé, mettre en place les coordinations/structures régionales de lutte contre ces deux fléaux ».
Au terme des travaux, quatre principales actions ont été prises. Il s’agit de « l’implication accrue des syndicats dans la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants, la mise en place des comités régionaux, le fonctionnement du Comité National et des Comités Régionaux et l’organisation des campagnes de lutte contre le travail forcé et le travail des enfants ».
Pour mettre en œuvre ces actions, neuf activités ont été répertoriées au nombre desquelles, « tenir une réunion de restitution et d’appropriation des résultats de l’atelier de Maradi avec les exécutifs politiques des centrales syndicales, assurer le fonctionnement des comités syndicaux au plan national et régional, mener une campagne de lobbying et de plaidoyer envers les leaders syndicaux, les décideurs, les acteurs des Organisations de la Société Civiles (OSC), les autorités coutumières et religieuses, élaborer et diffuser dans les journaux des centrales syndicales à l’occasion du 1er mai, un plaidoyer sur le travail des enfants et le travail forcé ».
L’atelier a contribué à améliorer la compréhension des participants sur les concepts clés relatifs au travail des enfants et au travail forcé ainsi que leurs formes et manifestations dans le contexte du Niger.
La suite de cet atelier de renforcement de capacités des Organisations Syndicales est la poursuite des activités des projets BRIDGE et MAP16 avec les Organisations Syndicales qui viennent d’avoir une connaissance renforcée des questions du travail des enfants et du travail forcé.
Les actions futures seront « la mise en œuvre de la feuille de route syndicale de lutte contre le travail des enfants et le travail forcé avec l’accompagnement technique de l’OIT (l’Organisation internationale du Travail) ».
C’est à travers les Projets MAP16 et BRIDGE financés par le Département du travail des Etats Unis et le Bureau des activités pour les travailleurs (ACTRAV) de l’OIT que cet atelier a été organisé par le Bureau International du Travail (BIT). Y ont pris part, les cinq grandes Organisations Syndicales du Niger, notamment la Confédération Démocratique des Travailleurs du Niger (CDTN), la Confédération Générale des Syndicats Libres (CGSL), la Confédération Nationale de Travail (CNT), l’Union Syndicale Progressiste des Travailleurs (USPT) et l’Union des Syndicats des Travailleurs du Niger (USTN).