La SFI et l’OIT s’associent pour soutenir l’entreprenariat et favoriser l’emploi des jeunes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient
Le partenariat vise à développer des politiques de soutien à l’entreprenariat, à s’assurer que les jeunes ont les qualifications requises par le marché et à encourager un nombre croissant de jeunes à devenir entrepreneurs.
WASHINGTON DC, Etats-Unis (OIT Info) – La Société financière internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, et l’Organisation internationale du Travail (OIT) ont annoncé aujourd'hui un nouveau partenariat pour soutenir l’entreprenariat et le développement des compétences parmi les jeunes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA en anglais); il fait partie d’une action de grande envergure en faveur de la croissance du secteur privé et du développement économique.
La région MENA affiche un taux officiel de chômage plus fort que dans toute autre région du monde et le problème est particulièrement grave chez les jeunes. Près d’un quart des moins de 30 ans sont sans emploi et le chômage des jeunes coûte plus de 40 milliards de dollars chaque année à la région.
Le nouveau partenariat sera consacré à un travail commun sur les politiques et les projets permettant de surmonter le décalage entre l’offre et la demande de qualifications, de partager les connaissances sur les réseaux de formateurs, leur évaluation et leur gestion, mais aussi d’élaborer des programmes nationaux adaptés à travers toute la région afin d’inclure les formations axées sur les compétences générales et la création d’entreprise.
«La région MENA est tout particulièrement frappée par la hausse du chômage et du sous-emploi des jeunes», a déclaré Ruba Jaradat, Directrice régionale de l’OIT pour les Etats arabes. «L’objectif que nous partageons avec la SFI dans le cadre de ce nouveau partenariat est d’aider à l’élaboration de politiques qui favorisent l’entreprenariat, garantissent aux jeunes l’acquisition des compétences requises par le marché et encouragent davantage de jeunes à devenir entrepreneurs.»
Une récente enquête menée par l’incubateur de start-ups Wamda, financée par la SFI, a permis d’interroger 963 entrepreneurs et 1 697 employés. L’enquête a constaté que près de la moitié des entrepreneurs devaient se démener pour trouver du personnel qualifié. Les demandeurs d’emploi ayant des compétences en vente, création d’entreprise et gestion, faisaient particulièrement défaut. Environ 40 pour cent des employeurs avaient des difficultés à trouver des travailleurs dotés des savoirs comportementaux élémentaires comme la motivation et l’indépendance, et de grandes aptitudes.
«Le chômage des jeunes a un impact sur les pays de la région, créant de l’instabilité et empêchant de nombreuses économies régionales d’atteindre leur potentiel», a déclaré Dimitris Tsitsiragos, Vice-président Services clients mondiaux de la SFI. «Relever le défi du chômage des jeunes, c’est essentiel si les pays veulent combattre la pauvreté et poser les fondations d’un développement économique durable.»
Mouayed Makhlouf, directeur de la SFI pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord, a déclaré: «L’une de nos priorités stratégiques dans la région est de soutenir un environnement propice aux affaires pour les entrepreneurs car cela suscite des créations d’emploi, provoque des innovations et aide à accroître la compétitivité de la région.»
L’initiative relève d’une stratégie plus vaste de la SFI dans la région visant à soutenir les petites entreprises, à encourager l’entreprenariat, à étendre l’accès au financement et à créer des emplois. Depuis 2013, le programme KAB de l’OIT qui cible les jeunes en formation ou dans l’éducation technique ou supérieure, a été appliqué dans 366 institutions éducatives et a touché environ 150 000 étudiants dans la région. Ces cinq dernières années, le programme Start and Improve Your Business a permis la création de 510 nouvelles entreprises et la création de 1345 emplois.
L’initiative s’inscrit aussi dans le travail constant mené par l’OIT pour favoriser les petites entreprises et encourager l’entreprenariat, permettre un accès plus facile aux financements et pour créer des emplois. Au cours de l’année fiscale 2016, qui s’achevait en juin, la SFI a engagé 1,3 milliard de dollars dans la région MENA, dont 331 millions de dollars levés auprès d’autres investisseurs. L’organisation a également lancé 20 nouveaux projets pour conseiller aussi bien les gouvernements que les entreprises privées sur diverses questions, allant de la réforme des réglementations à la gouvernance des entreprises et la résolution de litiges.