Entretien des cultures maraîchères par des femmes bénéficiaires du projet « DG CRISIS », en faveur de leur autonomisation économique.

Approches HIMO

L’OIT renforce la cohésion sociale et le développement local au Togo

À Sangol, dans la région des Savanes au Togo, le projet de réponse à la crise de l’Organisation internationale du Travail démontre l’efficacité des approches à haute intensité de main-d’œuvre pour créer des emplois, renforcer la cohésion sociale et développer des infrastructures locales durables.

14 mai 2026

Entretien des cultures maraîchères par des femmes bénéficiaires du projet « DG CRISIS », en faveur de leur autonomisation économique. © OIT-TOGO
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LOMÉ (OIT Infos) – Dans la localité de Sangol, située dans la région des Savanes au Togo, le projet DG CRISIS RESPONSE mis en œuvre par l’Organisation internationale du Travail (OIT) a démontré que les approches à haute intensité de main-d’œuvre (HIMO) peuvent contribuer efficacement à la création d’emplois, au renforcement de la cohésion sociale et au développement d’infrastructures communautaires durables dans un contexte de fragilité sociale.

Remise officielle des contrats de travail par le Préfet de l’Oti Sud, en présence des autorités locales, des chefs traditionnels, du PURS et de l’OIT.
© OIT
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Remise officielle des contrats de travail par le Préfet de l’Oti Sud, en présence des autorités locales, des chefs traditionnels, du PURS et de l’OIT.

Mis en œuvre dans une zone marquée par la cohabitation entre communautés hôtes, réfugiés et personnes déplacées internes, le projet a favorisé l’inclusion sociale, le dialogue communautaire et la prévention des tensions, tout en offrant des opportunités économiques aux populations vulnérables.

Dès le lancement du projet, l’accent a été mis sur le renforcement des capacités des acteurs institutionnels et communautaires afin de garantir l’appropriation et la durabilité de l’approche HIMO aux niveaux national et local. Une formation stratégique a ainsi réuni 30 cadres issus des ministères, des organisations d’employeurs et de travailleurs ainsi que de la société civile, afin de promouvoir les approches intensives en emploi comme levier de travail décent et de consolidation de la paix en contexte de crise.

Cette dynamique a été renforcée par un dialogue communautaire participatif qui a permis d’identifier et de prioriser les besoins locaux, de définir les critères de recrutement des jeunes participants et de clarifier les rôles et responsabilités des différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet.

Séance de sensibilisation des bénéficiaires du projet ''DG CRISIS'' sur le vivre-ensemble et la cohésion sociale.
© OIT
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Séance de sensibilisation des bénéficiaires du projet ''DG CRISIS'' sur le vivre-ensemble et la cohésion sociale.

Mobilisation inclusive et renforcement du vivre-ensemble

Afin d’ancrer durablement l’approche au niveau local, 29 leaders communautaires et religieux ainsi que 14 responsables d’entreprises locales ont également été formés à l’approche HIMO en situation de crise. Ces formations ont contribué à promouvoir le travail décent, renforcer le contrôle citoyen et prévenir les tensions sociales.

Le projet a mobilisé 135 ouvriers issus des communautés hôtes, des réfugiés et des personnes déplacées internes, dont 63 pour cent de femmes. Les populations allogènes représentaient 27 pour cent des bénéficiaires, couvrant l’ensemble des ménages vulnérables identifiés.

Grâce à l’approche « chantier-école », les participants ont acquis des compétences pratiques dans plusieurs domaines, notamment la maçonnerie, la menuiserie, la plomberie, le maraîchage, le compostage et la pépinière, avec l’appui des services techniques sectoriels.

Aménagement des bacs à eau par les bénéficiaires du projet ''DG CRISIS'', sous la supervision du personnel technique des entreprises partenaires au projet
© OIT-TOGO
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Aménagement des bacs à eau par les bénéficiaires du projet ''DG CRISIS'', sous la supervision du personnel technique des entreprises partenaires au projet

En complément, des sessions de sensibilisation sur la paix, la cohésion sociale, l’hygiène et la sécurité au travail, ainsi que l’entrepreneuriat, ont contribué à renforcer l’autonomie, le sentiment d’utilité sociale et la résilience des jeunes, réduisant leur exposition aux risques d’extrémisme violent.

Les chantiers HIMO ont également constitué des espaces de brassage social favorisant les échanges réguliers entre réfugiés, personnes déplacées internes et communautés hôtes. La rotation des équipes a progressivement renforcé les réseaux sociaux et la confiance mutuelle entre les participants.

Une attention particulière a été accordée à la participation des femmes, notamment grâce à la mise en place d’une crèche communautaire construite avec des matériaux locaux. Cet espace a facilité l’engagement des femmes dans les activités du projet, tout en servant de lieu de dialogue et de solidarité communautaire.

Remise officielle de bornes-fontaines fonctionnelles aux communautés, au grand bonheur des femmes venues s’approvisionner en eau.
© OIT
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Remise officielle de bornes-fontaines fonctionnelles aux communautés, au grand bonheur des femmes venues s’approvisionner en eau.

Des infrastructures pour un impact durable

Le projet a également permis la réalisation de plusieurs infrastructures sociales sensibles grâce à la mobilisation de trois petites et moyennes entreprises locales. Les travaux ont porté sur la construction d’un forage et de trois bornes-fontaines, de toilettes écologiques, d’une crèche communautaire, d’un espace maraîcher de deux hectares, d’une zone de reboisement de cinq hectares ainsi que d’un abreuvoir.

La réalisation collective de ces infrastructures a favorisé la compréhension mutuelle entre les différentes communautés et contribué à valoriser les compétences des populations allogènes.

À Sangol, l’approche HIMO a ainsi confirmé son potentiel comme levier de paix, de cohésion sociale et de développement local durable, en transformant le travail collectif en un facteur structurant du vivre-ensemble.

Entretien des cultures maraîchères par les femmes bénéficiaires du projet « DG CRISIS ».
© OIT-TOGO
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Entretien des cultures maraîchères par les femmes bénéficiaires du projet « DG CRISIS ».

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