L'OIT en action

Le parcours d'une travailleuse domestique migrante vers l'autonomie

Champa est une travailleuse domestique birmane en Thaïlande. Elle est passée de ne pas connaître ses droits à diriger le réseau thaïlandais des travailleuses domestiques migrantes.

25 mars 2026

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Le parcours d'une employée de maison migrante vers l'autonomisation

Que se passe-t-il quand les travailleuses connaissent leurs droits et font entendre leur voix ? Les choses changent. Comme beaucoup d'autres, Champa est une migrante birmane en Thaïlande qui a travaillé comme employée de maison sans vraiment connaître ses droits. Mais après avoir rejoint un réseau de soutien aux travailleuses domestiques, elle a gagné en connaissances, en confiance, et a trouvé sa voix.

Depuis, elle est devenue une leader reconnue qui défend ses droits et partage ses connaissances avec d'autres travailleuses domestiques migrantes. Avec le soutien du programme PROTECT de l'OIT, elle et ses collègues travaillent désormais directement avec le gouvernement national pour plaider en faveur d'une meilleure protection, d'une plus grande autonomie et d'un changement durable.

Je m’appelle Champa et j’ai 50 ans. Je suis une travailleuse migrante originaire du Myanmar. Je suis arrivée en Thaïlande il y a plus de 30 ans.

À cette époque, nous, travailleuses domestiques, ne connaissions pas nos droits en Thaïlande. L’un des premiers problèmes que j’ai rencontrés était l’absence de jours de repos.

Il y a plus de dix ans, les travailleurs migrants en Thaïlande faisaient face à des problèmes liés aux visas et aux permis de travail. Comme beaucoup d’autres, c’est à ce moment-là que j’ai commencé à apprendre mes droits.

Heureusement, j’ai rencontré le Réseau des travailleuses domestiques de Thaïlande et HomeNet Thaïlande. J’ai appris quels étaient mes droits et j’ai commencé à partager ces informations avec mes amies.

Le projet PROTECT est très bénéfique pour moi et mes amies. Nous ne faisons pas qu’apprendre et transmettre des informations : nous avons aussi l’occasion de rencontrer des responsables et des organismes gouvernementaux, et de communiquer directement avec eux sur les droits des travailleuses domestiques.

Nous ne parlons pas seulement aux membres du réseau. Ce projet nous offre une plateforme pour défendre nos droits auprès des institutions publiques. Je pense que c’est très utile tant pour les travailleuses domestiques du réseau que pour celles qui n’en font pas partie.