Children wait in line to receive the Ambassador of the Netherlands in their community

L’Ambassadeur des Pays-Bas visite les zones d’intervention d’ACCEL Africa en Côte d’Ivoire

L’Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas en Côte d’Ivoire a visité des communautés cacaoyères dans la région de la Nawa afin d’observer les initiatives soutenues dans le cadre du projet ACCEL Africa de l’OIT. Cette visite a mis en lumière les efforts visant à renforcer les moyens de subsistance, à élargir la protection sociale, à promouvoir l’emploi des jeunes et à faire progresser des chaînes d’approvisionnement du cacao durables et exemptes de travail des enfants.

10 mars 2026

Children wait in line to receive the Ambassador of the Netherlands in their community © ILO/Angelica Munoz
Contenu également disponible en: English

SOUBRÉ, Côte d'Ivoire (OIT Infos) – Son Excellence Jeroen Kelderhuis, Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas en Côte d’Ivoire, a visité plusieurs communautés de la région de la Nawa afin d’observer les initiatives soutenues dans le cadre du projet ACCEL Africa, mis en œuvre par l’Organisation internationale du Travail (OIT) avec l’appui du Ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas.

A girl child offers flowers to the Ambassador of the Netherlands on his visit to Soubre, Cote d'Ivoire
© ILO/Angelica Munoz
© ILO/Angelica Munoz
In representation of other children in the community, a girl child - student of a supported institution, offers flowers to the Ambassador of the Netherlands on his visit to Grand-Zattry

La visite de terrain a mis en évidence les actions concrètes menées dans les communautés productrices de cacao pour améliorer les moyens de subsistance, renforcer la protection sociale, promouvoir l’emploi des jeunes et, à terme, prévenir et éliminer le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement du cacao.

Tout au long de la visite, l’Ambassadeur a rencontré des producteurs, des groupes de femmes, des jeunes apprentis, des autorités locales et des membres de la communauté qui bénéficient directement des interventions du projet.

La première étape de la visite a eu lieu dans la communauté de Zakéoua, où la délégation a visité l’école primaire locale ainsi que sa cantine. Cette initiative illustre un modèle innovant reliant les programmes d’alimentation scolaire, la production agricole locale et les groupes d’épargne communautaires (AVEC).

Ambassador shares the table with children of a rural school in Cote d'Ivoire
© ILO/Angelica Munoz
© ILO/Angelica Munoz
Students prepare to receive their lunch at school, in the school cantine supported by the ACCEL Africa project.

Les groupes de femmes locaux approvisionnent la cantine scolaire en produits agricoles, créant ainsi un cercle vertueux où l’amélioration des revenus des familles contribue à une meilleure nutrition des écoliers et aide à garantir que les enfants restent à l’école plutôt que d’entrer prématurément sur le marché du travail.

La délégation a également rencontré des femmes membres d’Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) engagées dans des activités de production et de transformation du manioc, soutenues par le projet afin de diversifier les sources de revenus des ménages et de renforcer leur résilience économique.

En Côte d’Ivoire, plus de 21 groupes d’épargne communautaires, regroupant plus de 630 membres, ont été appuyés pour diversifier leurs sources de revenus à travers des activités telles que la production et la transformation du manioc, l’élevage et de petites entreprises agricoles.

Community members present improvements in OSH in their work
© ILO/Angelica Munoz
© ILO/Angelica Munoz
Application of the WIND approach to cocoa production in Cote d'Ivoire

Par ailleurs, grâce à l’approche WIND (Work Improvement in Neighbourhood Development) promue par l’OIT, les producteurs et les membres des communautés introduisent également des améliorations simples et peu coûteuses afin d’améliorer la sécurité et les conditions de travail dans les exploitations agricoles et les ménages.

Participants pose for a group picture
© ILO/Paul Agenor
© ILO/Paul Agenor
Group photo at the WIND village in Cote d'Ivoire

Dans la communauté voisine de Kotabléoua, l’Ambassadeur a visité une unité de production de biochar, une initiative innovante visant à améliorer la fertilité des sols et la productivité agricole tout en renforçant les moyens de subsistance des producteurs de cacao.

Le projet soutient les producteurs dans la transformation des cabosses de cacao en biochar, un amendement de sol durable qui améliore la qualité des sols tout en réduisant l’impact environnemental.

Cette initiative pilote vise à former 100 producteurs de cacao aux techniques de production de biochar, afin de les aider à mieux valoriser les résidus agricoles tout en créant des opportunités économiques supplémentaires.

L’utilisation du biochar représente une solution prometteuse pour soutenir une agriculture résiliente face au changement climatique tout en contribuant à des systèmes de production du cacao plus durables.

Biochar production unit
© ILO/Angelica Munoz
© ILO/Angelica Munoz
Biochar production unit

L’accès aux soins de santé a constitué un autre point clé de la visite. Dans la communauté de Bagoliéoua, des producteurs de cacao et les membres de leurs familles ont reçu leurs cartes de Couverture Maladie Universelle (CMU).

À travers le projet ACCEL Africa, l’OIT travaille avec les institutions nationales et les partenaires afin de faciliter l’enrôlement des producteurs et des travailleurs ruraux dans les régimes de protection sociale, en particulier l’assurance maladie.

L’accès aux soins de santé joue un rôle essentiel dans le renforcement de la résilience des ménages ruraux. Lorsque les familles sont protégées contre les dépenses médicales imprévues, elles sont mieux à même de maintenir des moyens de subsistance stables et d’éviter des situations qui pourraient conduire les enfants à quitter l’école pour entrer dans le monde du travail.

La visite s’est conclue par un échange avec de jeunes apprentis et des formateurs locaux participant aux initiatives de développement des compétences et d’inclusion financière soutenues par le projet.

Grâce aux formations, au mentorat et à la mise à disposition d’équipements pour de petites entreprises, ces jeunes acquièrent les compétences et les opportunités nécessaires pour accéder à un travail décent et contribuer au développement de leurs communautés.

En Côte d’Ivoire, le projet a déjà soutenu des opportunités de formation et d’apprentissage pour des dizaines de jeunes âgés de 15 à 17 ans, notamment dans des secteurs tels que l’aviculture et la production de manioc, les aidant à passer de l’école à un emploi productif et décent.

Un engagement commun pour un cacao durable

Lors de la visite, l’Ambassadeur a souligné les liens étroits entre la Côte d’Ivoire et les Pays-Bas dans le secteur du cacao.

Ambassador addresses community members
© ILO/Angelica Munoz
© ILO/Angelica Munoz
The Ambassador underlined the strong ties between Côte d’Ivoire and the Netherlands in the cocoa sector.

Il a indiqué que les Pays-Bas sont le principal importateur de cacao en provenance de Côte d’Ivoire, près de 40 % des importations de cacao restant aux Pays-Bas.

«Les Pays-Bas constituent une porte d’entrée majeure pour le cacao entrant en Europe», a-t-il déclaré. Toutefois, «les consommateurs souhaitent de plus en plus un chocolat durable, c’est-à-dire un chocolat dont la production respecte les droits humains et tient compte du bien-être des enfants.»

Les consommateurs souhaitent de plus en plus un chocolat durable, c’est-à-dire un chocolat dont la production respecte les droits humains et prend en compte le bien-être des enfants.
Jeroen Kelderhuis, Ambassadeur des Pays-Bas en Côte d’Ivoire

Il a souligné que l’élimination du travail des enfants est une responsabilité partagée tout au long de la chaîne de valeur du cacao.

«Tout le monde souhaite que les enfants aillent à l’école. Personne ne veut que des enfants travaillent dans des conditions dangereuses. Grâce à notre partenariat avec l’OIT et avec la Côte d’Ivoire, nous voulons apporter notre contribution pour garantir que la production de cacao soit durable et que les enfants puissent pleinement profiter de leur enfance et de leur éducation.»

Cette visite a réaffirmé l’engagement du Gouvernement des Pays-Bas et de l’Organisation internationale du Travail à continuer de travailler avec les autorités nationales, les organisations de producteurs, les acteurs du secteur privé et les communautés afin de construire des chaînes d’approvisionnement du cacao durables et exemptes de travail des enfants.

En combinant l’amélioration des moyens de subsistance, la protection sociale, de meilleures conditions de travail, l’éducation et l’emploi des jeunes, le projet ACCEL Africa vise à s’attaquer aux causes profondes du travail des enfants et à soutenir un changement durable dans les communautés productrices de cacao.

À propos d’ACCEL Africa

ACCEL Africa adopte une approche systémique visant à s’attaquer aux causes profondes du travail des enfants en renforçant les cadres politiques, en promouvant le travail décent pour les adultes, en améliorant la sécurité et la santé au travail, en élargissant la protection sociale et en soutenant la transition des jeunes de l’école vers un travail décent.

Le projet est actuellement mis en œuvre dans plusieurs pays africains, notamment en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Kenya, au Mali, au Nigéria et en Ouganda. En Côte d’Ivoire, les interventions se concentrent sur les chaînes d’approvisionnement du cacao et de l’orpaillage artisanal.

Projets pertinents

Accélérer l’action pour l’élimination du travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement en Afrique
Group of african children in Sierra Leone

ACCEL Africa

Accélérer l’action pour l’élimination du travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement en Afrique