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ACCEL Ouganda organise un atelier technique pour lutter contre le travail des enfants par le biais de la finance sociale

8 juillet 2024

© ILO Uganda
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Kampala, Ouganda - 28 juin 2024 - Le projet ACCEL Ouganda, dédié à l'accélération de l'élimination du travail des enfants dans les chaînes d'approvisionnement du café et du thé en Ouganda, a accueilli un atelier technique déterminant du 26 au 28 juin. Tenu à Kampala, cet atelier a rassemblé les principaux acteurs des moyens de subsistance et de la finance sociale pour discuter et concevoir des stratégies visant à s'attaquer aux causes profondes du travail des enfants en Ouganda.

Le travail des enfants reste un défi important en Afrique subsaharienne, avec une augmentation alarmante du nombre d'enfants concernés, qui passera de 72,1 millions en 2016 à 92,2 millions en 2020. En Ouganda, malgré les efforts du gouvernement, notamment le lancement du deuxième plan d'action national (PAN) sur l'élimination des pires formes de travail des enfants (2021-2025) et la participation à l'Alliance 8.7, les défis persistent.

Des données récentes montrent des divergences dans les statistiques sur le travail des enfants, l'enquête nationale sur la main-d'œuvre en Ouganda 2021-2022 faisant état de 6,2 millions d'enfants qui travaillent, alors que l'enquête sur la main-d'œuvre en Ouganda 2019/2020 faisait état de 2,7 millions d'enfants. La plupart de ces enfants travaillent dans le secteur agricole, en particulier dans la production de café et de thé. La pandémie de COVID-19 a exacerbé la situation, entraînant une augmentation des taux de travail des enfants en raison des fermetures prolongées des écoles et des difficultés économiques.

Il est essentiel d'aborder ces questions de manière globale pour préserver les droits et le bien-être des enfants en Ouganda. Le projet ACCEL vise à atteindre cet objectif en se concentrant sur l'inclusion financière et l'amélioration des moyens de subsistance par la promotion d'opportunités de travail décent pour les adultes et les jeunes en âge légal de travailler.

L'atelier avait plusieurs objectifs spécifiques. Il s'agissait notamment de présenter les résultats des activités de finance sociale au cours de la première phase du projet ACCEL et d'introduire le plan de travail pour la composante de finance sociale de la deuxième phase. Les participants ont participé à la conception conjointe de prototypes d'interventions prioritaires à mettre en œuvre au cours de la deuxième phase, à la définition des prochaines étapes de la mise en œuvre et à la création d'un groupe de travail dédié au suivi et à l'orientation des activités.

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© ILO Uganda
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L'atelier a réuni des représentants des ministères concernés et de leurs organes locaux, tels que le ministère des Finances, de la Planification et du Développement économique et le ministère du Genre et du Travail, des associations professionnelles de prestataires de services financiers et diverses institutions financières, ainsi que des acteurs des chaînes de valeur du café et du thé, y compris des syndicats, des coopératives et d'autres entités concernées, y compris des syndicats, des ONG et des institutions universitaires.

L'atelier de deux jours comprenait un mélange de présentations, de travaux de groupe et de discussions. Le premier jour, les participants ont été accueillis et les objectifs de l'atelier leur ont été présentés, suivis de discours des autorités et d'une évaluation des activités de finance sociale au cours de la première phase du projet ACCEL. Enfin, les participants ont travaillé en groupes pour rédiger une feuille de route de la chaîne de valeur de la collaboration afin de contribuer au travail des enfants. Le deuxième jour s'est concentré sur le travail de groupe pour finaliser la feuille de route de la chaîne de valeur, la co-conception et le prototypage des interventions, tandis que le dernier jour a été consacré à l'affinage de ces prototypes et à l'accord sur les prochaines étapes immédiates.

L'atelier a favorisé avec succès une approche intégrée de la chaîne de valeur pour lutter contre le travail des enfants, révélant des défis et des opportunités uniques à chaque maillon. Les participants ont proposé des solutions axées sur le renforcement des politiques relatives au travail des enfants, l'amélioration de la surveillance de la production de thé et de café et l'amélioration de l'accès à un financement abordable pour les producteurs. Le renforcement des capacités est apparu comme un besoin important, en particulier pour comprendre et traiter les questions liées au travail des enfants. La collaboration entre les parties prenantes a également été soulignée.

Le défi de la co-conception a permis d'élaborer des stratégies innovantes pour lutter contre le travail des enfants en Ouganda. Il s'agissait notamment d'adapter les produits et services financiers aux besoins des bénéficiaires, en particulier en matière de crédit et d'assurance agricole. Les programmes d'alphabétisation financière et numérique ont été mis en évidence comme étant essentiels à l'autonomisation des individus et des communautés. En outre, le développement des marchés locaux, en particulier pour le thé, a été identifié comme crucial pour augmenter les revenus des producteurs. Les partenariats stratégiques entre les parties prenantes ont été reconnus comme essentiels pour mobiliser les ressources, renforcer les capacités locales et, en fin de compte, éradiquer le travail des enfants.

L'atelier technique ACCEL Ouganda a constitué une avancée significative dans la lutte contre le travail des enfants dans les chaînes d'approvisionnement du café et du thé en Ouganda. En réunissant un groupe diversifié de parties prenantes et en mettant l'accent sur l'inclusion financière et les opportunités de travail décent, l'atelier a jeté les bases de solutions innovantes pour éradiquer les causes profondes du travail des enfants.

À propos d'ACCEL Africa

Le projet ACCEL Africa, qui en est à sa deuxième phase (2023-2028), vise à accélérer l'élimination du travail des enfants dans certaines chaînes d'approvisionnement en Afrique, notamment en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Kenya, au Mali, au Nigéria et en Ouganda. En Ouganda, le projet se concentre sur les chaînes d'approvisionnement du café et du thé, qui sont essentielles à l'économie du pays. L'approche du projet met l'accent sur le renforcement des systèmes existants pour s'attaquer aux causes profondes du travail des enfants, en s'éloignant des interventions traditionnelles basées sur des projets.