Programme Salaires Vitaux - LWP

L'OIT aide l'Équateur à réexaminer les salaires minimums sectoriels et à actualiser les structures professionnelles

À la suite d’une mission technique à Quito, l’OIT collaborera pendant six mois avec le ministère du Travail et du Développement humain ainsi qu’avec les partenaires sociaux afin de constituer une base factuelle en vue d’une révision du système des salaires minimums sectoriels.

15 octobre 2026

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QUITO, (Actualités de l’OIT) – À la demande du gouvernement équatorien, une mission technique de l’OIT s’est rendue à Quito du 5 au 8 octobre 2026 afin de recueillir des contributions techniques et institutionnelles en vue de la révision des structures professionnelles, des salaires minimums sectoriels et des classifications des activités économiques.

Cette révision s’inscrit dans le contexte d’un marché du travail qui a considérablement évolué au fil du temps, caractérisé par des professions et des compétences en mutation, des différences considérables entre les secteurs et les entreprises, ainsi que des niveaux élevés d’économie informelle. Dans ce contexte, l’un des principaux défis consiste à évaluer dans quelle mesure les structures sectorielles et professionnelles existantes en Équateur reflètent les réalités actuelles du marché du travail, tout en améliorant l’alignement entre les classifications réglementaires et les informations statistiques. Le renforcement de la base de données factuelles sera également essentiel pour étayer les discussions futures sur la couverture, la mise en œuvre et l’évolution des salaires minimums sectoriels.

L’Équateur combine un salaire de base unifié (SBU) national avec des taux de salaire minimum fixés par 21 commissions sectorielles, y compris des systèmes de rémunération à la pièce dans certains secteurs, tandis que la Constitution équatorienne reconnaît le principe d’un salaire décent (salario digno) couvrant au moins les besoins fondamentaux des travailleurs et de leurs familles. L’examen portera également sur la manière dont les salaires minimums sectoriels s’articulent avec le salaire de base unifié (SBU) national et avec le principe constitutionnel d’un salaire décent.

Au cours de la mission, l’OIT a tenu des réunions avec le ministère du Travail et du Développement humain, l’Institut national des statistiques et des recensements (INEC), l’Institut équatorien de sécurité sociale (IESS), la Banque centrale de l’Équateur, des représentants d’organisations patronales et syndicales, des membres de certaines commissions sectorielles, ainsi que la Banque interaméricaine de développement.

Les échanges menés au cours de cette mission ont permis d’identifier les principales sources statistiques et administratives susceptibles d’étayer la prochaine phase des travaux. Il s’agit notamment de l’enquête sur la force de travail, l’ENEMDU, et des données administratives et économiques complémentaires détenues par le ministère, l’INEC, l’IESS et la Banque centrale. Des travaux supplémentaires seront nécessaires pour évaluer la qualité, l’accessibilité et l’utilisation éventuelle de ces sources.

Au cours des six prochains mois, les équipes techniques de l’OIT travailleront en étroite collaboration avec le ministère équatorien afin d’analyser l’architecture actuelle du système, d’examiner les structures de l’emploi et des professions dans l’ensemble des secteurs, d’évaluer les tendances salariales et les informations disponibles sur la couverture et le respect de la réglementation, et d’élaborer des options techniques pour actualiser et renforcer le système. Les résultats alimenteront les discussions ultérieures avec les représentants des employeurs et des travailleurs.

Cette assistance technique bénéficie du soutien du Programme du salaire vital de l’OIT et s’inscrit dans le cadre d’efforts plus larges visant à renforcer les mécanismes de fixation des salaires fondés sur des données factuelles, à promouvoir le travail décent et à garantir que les politiques salariales contribuent à des résultats équitables et inclusifs sur le marché du travail en Équateur.