Workshop participants stand together for a group photo outside the venue hosting the technical review and validation workshop on the RPL framework in Ebolowa, Cameroon.

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Le Cameroun pose les bases de la reconnaissance des compétences acquises

Le Cameroun franchit une étape importante vers la mise en place d’un système de reconnaissance des compétences acquises dans le cadre des programmes d’infrastructures à haute intensité de main-d’œuvre, ouvrant la voie à une future certification et à de meilleures perspectives d’emploi.

4 août 2026

Les participants à l’atelier de revue technique et de validation du cadre de reconnaissance des acquis de l’expérience (RAE) pour le secteur du bâtiment et de la construction posent pour une photo de groupe à Ebolowa, au Cameroun. © ILO
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EBOLOWA (OIT Infos) – Le Cameroun a franchi une étape importante vers la mise en place d’un système qui permettra, à terme, de reconnaître les compétences acquises dans le cadre des programmes d’infrastructures à haute intensité de main-d’œuvre, à la suite de la validation d’outils techniques clés et de mécanismes de mise en œuvre d’un cadre sectoriel de reconnaissance des acquis de l’expérience (RAE). Une fois pleinement établi et opérationnel, ce cadre devrait améliorer l’employabilité, renforcer la mobilité de la main-d’œuvre et élargir l’accès au travail décent.

Depuis de nombreuses années, les programmes d’infrastructures à haute intensité de main-d’œuvre jouent un rôle important dans la création d’emplois, la réduction de la pauvreté et le développement local au Cameroun. Grâce aux travaux d’entretien routier, aux infrastructures communautaires et à d’autres travaux publics, des milliers de travailleurs ont acquis des compétences pratiques dans le domaine de la construction et des métiers connexes. Toutefois, ces compétences ayant été acquises en dehors des systèmes formels de formation, de nombreux travailleurs rencontrent des difficultés pour les faire reconnaître sur le marché formel du travail.

La reconnaissance officielle de ces compétences pourrait permettre aux travailleurs expérimentés de mieux démontrer leurs aptitudes auprès des employeurs, d’améliorer leurs perspectives d’emploi et d’accéder à de meilleures opportunités professionnelles.

Pour relever ce défi, le Gouvernement du Cameroun élabore un cadre sectoriel de reconnaissance des acquis de l’expérience (RAE) pour le secteur du bâtiment et de la construction. Ce cadre fournira les bases institutionnelles, techniques et réglementaires nécessaires pour identifier, évaluer et valider officiellement les compétences acquises par l’expérience professionnelle, ouvrant ainsi la voie à de futurs dispositifs de certification.

Ce cadre est élaboré en collaboration avec le Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP) et le Ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC), avec l’appui technique de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

A man speaks into a microphone while standing at the front of a meeting room during an RPL workshop, with participants seated at a conference table.
© ILO
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Etienne Tah Tayong, Coordonnateur national du projet, représentant le Directeur du Bureau de l’OIT au Cameroun, s’adresse aux participants lors de l’atelier de revue technique et de validation du cadre de reconnaissance des acquis de l’expérience (RAE) à Ebolowa.

Une étape importante a été franchie lors d’un atelier de revue technique et de validation organisé à Ebolowa du 28 au 31 juillet 2026. L’atelier a réuni des représentants des principaux ministères, d’institutions publiques, de programmes de développement et de partenaires techniques afin d’examiner et de valider les référentiels de compétences professionnelles, les référentiels de formation, les procédures d’évaluation, les portfolios des candidats et les projets de dispositions réglementaires nécessaires à la future mise en œuvre du système de RAE dans le secteur du bâtiment et de la construction.

« La validation de ces outils et mécanismes constitue une étape importante vers la mise en place d’un système capable de reconnaître officiellement les compétences acquises dans le cadre des programmes d’infrastructures à haute intensité de main-d’œuvre », a déclaré Kouatchou Médard, Chef de l’Unité des investissements à haute intensité de main-d’œuvre (HIMO) au Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT). « Cette initiative jette les bases d’un système de reconnaissance des compétences plus inclusif, capable d’améliorer l’employabilité et de renforcer l’impact à long terme des investissements publics. »

Au cours de l’atelier, les participants ont affiné les instruments techniques qui serviront de fondement au futur système de RAE, notamment les référentiels de compétences professionnelles, les référentiels de formation, les procédures d’évaluation, les portfolios des candidats et les projets de dispositions réglementaires. Ensemble, ces éléments soutiendront la mise en place de futurs dispositifs de certification alignés sur les qualifications nationales et répondant aux besoins du marché du travail.

Une fois le cadre et les dispositifs institutionnels qui l’accompagnent pleinement opérationnels, les travailleurs du secteur du bâtiment et de la construction disposeront de voies leur permettant d’obtenir la reconnaissance officielle des compétences acquises par l’expérience professionnelle. À terme, ce système devrait favoriser la mobilité de la main-d’œuvre, renforcer la crédibilité des programmes d’investissement public à haute intensité de main-d’œuvre et contribuer à une plus grande inclusion socio-économique.

L’Organisation internationale du Travail a participé à l’atelier à l’invitation du MINEPAT, réaffirmant son engagement à accompagner le Cameroun dans le renforcement de son système national de développement des compétences et dans l’élargissement des possibilités offertes aux travailleurs dont les compétences ont été acquises dans le cadre d’un apprentissage non formel ou informel.

« La reconnaissance des compétences acquises grâce à l’expérience professionnelle constitue une étape importante pour améliorer l’employabilité et favoriser des marchés du travail plus inclusifs », a déclaré Etienne Tah Tayong, Coordonnateur national du projet, représentant le Directeur du Bureau de l’OIT au Cameroun. « Les travaux menés dans le cadre de cette initiative contribuent à poser les bases d’un système qui permettra, à terme, aux travailleurs de faire évaluer, reconnaître et, le cas échéant, certifier officiellement leurs compétences. Cela contribuera à un système national de développement des compétences plus inclusif et mieux adapté aux besoins. »

Kouatchou Médard addresses participants seated around a conference table during the technical review and validation workshop on the RPL framework in Ebolowa, Cameroon.
© ILO
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Kouatchou Médard, Chef de l’Unité des investissements à haute intensité de main-d’œuvre (HIMO) au Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), s’adresse aux participants lors de l’atelier.

Cette initiative reflète l’engagement plus large du Gouvernement du Cameroun à moderniser le système national de développement des compétences et à veiller à ce que les travailleurs ne soient pas pénalisés parce qu’ils ont acquis leurs compétences en dehors des établissements d’enseignement ou de formation formels. En créant des voies de reconnaissance des compétences acquises par l’expérience, ce cadre contribuera à combler le fossé entre l’apprentissage informel et les possibilités d’emploi dans le secteur formel.

La prochaine phase portera sur la finalisation et l’adoption du cadre réglementaire, la mise à l’essai des mécanismes d’évaluation et de reconnaissance, le renforcement des capacités des évaluateurs et des institutions, ainsi que la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre avant que le processus de certification puisse devenir opérationnel.

L’Organisation internationale du Travail poursuivra sa collaboration avec le Gouvernement du Cameroun et les partenaires nationaux à mesure que le cadre progressera vers sa mise en œuvre, afin de contribuer à ce que les compétences acquises par le travail soient progressivement reconnues et se traduisent par de meilleures perspectives d’emploi décent et productif.