Plaidoyer pour l’utilisation au Cameroun de l’approche HIMO dans le cadre des travaux de construction et d’entretien des infrastructures
En partenariat avec le Bureau International du Travail (BIT), les organisations de travailleurs du Cameroun ont organisé le 30 octobre 2019 dès 10 heures, dans la Salle de Conférence du BIT, une Conférence de presse sur le plaidoyer en vue de l’utilisation de l’approche HIMO dans le cadre des travaux de construction et d’entretien des infrastructures.
30 octobre 2019
Au terme d’un processus de renforcement de leurs capacités sur l’utilisation de l’approche HIMO, les organisations de travailleurs ont soumis le 17 Octobre 2019 au Premier Ministre Chef de Gouvernement, un plaidoyer pour une utilisation massive de l’approche HIMO dans le Budget d’Investissement Public (BIP) dans le cadre des travaux d’entretien et de construction des infrastructures.
En effet, malgré toutes les initiatives prises par le Gouvernement pour la promotion des approches HIMO en vue d’une création massive d’emplois afin de lutter contre le chômage et le sous-emploi, rien ne semble évoluer de façon significative sur le plan opérationnel. Pour rappel, l’approche dite à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) consiste à l’utilisation optimale des petits équipements et des ressources locales tels que la main d’œuvre locale, les matériaux locaux, les PME nationales et le savoir-faire local pour la création optimale d’emplois pendant la réalisation des travaux d’infrastructures. Par opposition à la méthode à haute intensité d’équipement (HIEQ), elle présente des avantages comparatifs significatifs en termes de création d’emplois (au moins 2,5 fois plus d’emplois), de réduction de coût de réalisation des infrastructures (30% à 50% du coût) et de création des richesses au niveau national.
C’est tenant compte de ces avantages, que le Gouvernement a élaboré et validé en 2008 la stratégie pour la promotion des approches à Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO) dans les investissements publics. En 2010, il a adopté la Déclaration pour la promotion desdites approches assortie d’un plan d’actions pour sa mise en œuvre. En outre, le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE a clairement intégré les approches HIMO dans sa stratégie d’amélioration de l’offre d’emploi. Il préconise même l’obligation de recourir aux technologies à HIMO dans l’exécution de certains types de travaux, en particulier dans le secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP). Pour opérationnaliser ces engagements, le Premier Ministre Chef du Gouvernement, au cours du Conseil de Cabinet du 28 juin 2012 a instruit le Ministre en charge des investissements publics « de tout mettre en œuvre pour atteindre l’objectif d’intégration des approches HIMO à hauteur de 20% dans les Programmes d’Investissement Public ». Cette directive a été complétée par la signature du Décret N° 2014/0611/PM du 24 mars 2014 fixant les conditions de recours et d’application des approches HIMO.
Malheureusement, tous ces mécanismes de création d’emplois n’ont pas encore produit les résultats escomptés car ils sont faiblement connus et très peu appliqués. Il est donc urgent d’agir et de rappeler au Gouvernement ses engagements afin d’adresser ces problèmes de chômage et de sous-emploi. Par ailleurs, l’utilisation des approches HIMO permettra également au Gouvernement de résoudre le problème de déficit des infrastructures dans nos zones urbaines et rurales. C’est dans ce contexte que s’inscrit cette action de plaidoyer des Organisations de travailleurs du Cameroun pour une utilisation massive de l’approche HIMO dans le BIP.
En effet, malgré toutes les initiatives prises par le Gouvernement pour la promotion des approches HIMO en vue d’une création massive d’emplois afin de lutter contre le chômage et le sous-emploi, rien ne semble évoluer de façon significative sur le plan opérationnel. Pour rappel, l’approche dite à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) consiste à l’utilisation optimale des petits équipements et des ressources locales tels que la main d’œuvre locale, les matériaux locaux, les PME nationales et le savoir-faire local pour la création optimale d’emplois pendant la réalisation des travaux d’infrastructures. Par opposition à la méthode à haute intensité d’équipement (HIEQ), elle présente des avantages comparatifs significatifs en termes de création d’emplois (au moins 2,5 fois plus d’emplois), de réduction de coût de réalisation des infrastructures (30% à 50% du coût) et de création des richesses au niveau national.
C’est tenant compte de ces avantages, que le Gouvernement a élaboré et validé en 2008 la stratégie pour la promotion des approches à Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO) dans les investissements publics. En 2010, il a adopté la Déclaration pour la promotion desdites approches assortie d’un plan d’actions pour sa mise en œuvre. En outre, le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE a clairement intégré les approches HIMO dans sa stratégie d’amélioration de l’offre d’emploi. Il préconise même l’obligation de recourir aux technologies à HIMO dans l’exécution de certains types de travaux, en particulier dans le secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP). Pour opérationnaliser ces engagements, le Premier Ministre Chef du Gouvernement, au cours du Conseil de Cabinet du 28 juin 2012 a instruit le Ministre en charge des investissements publics « de tout mettre en œuvre pour atteindre l’objectif d’intégration des approches HIMO à hauteur de 20% dans les Programmes d’Investissement Public ». Cette directive a été complétée par la signature du Décret N° 2014/0611/PM du 24 mars 2014 fixant les conditions de recours et d’application des approches HIMO.
Malheureusement, tous ces mécanismes de création d’emplois n’ont pas encore produit les résultats escomptés car ils sont faiblement connus et très peu appliqués. Il est donc urgent d’agir et de rappeler au Gouvernement ses engagements afin d’adresser ces problèmes de chômage et de sous-emploi. Par ailleurs, l’utilisation des approches HIMO permettra également au Gouvernement de résoudre le problème de déficit des infrastructures dans nos zones urbaines et rurales. C’est dans ce contexte que s’inscrit cette action de plaidoyer des Organisations de travailleurs du Cameroun pour une utilisation massive de l’approche HIMO dans le BIP.