L’OIT salue les objectifs du G20 en matière de jeunesse et d’égalité de genre
Le Directeur général de l’OIT, Gilbert F. Houngbo, appelle à un nouvel élan pour lutter contre les inégalités, intégrer les jeunes et les femmes sur le marché du travail et promouvoir le travail décent, lors de la réunion des ministres du Travail du G20.
1 août 2025
GEORGE, Afrique du Sud (OIT Infos) – Réuni à George, en Afrique du Sud, le G20 Travail et Emploi (LEMM) a adopté de nouveaux engagements pour lutter contre les inégalités sur le marché du travail et promouvoir la justice sociale par le biais du travail décent. Le Directeur général de l’OIT, Gilbert F. Houngbo, s’est félicité de ces avancées.
Sous le thème Solidarité, égalité et durabilité, les ministres ont adopté le «Nelson Mandela Bay Youth Target», visant à réduire de 5 % d’ici à 2030 la part des jeunes de 15 à 29 ans sans emploi, ni études, ni formation (NEET). Cette ambition prolonge les progrès réalisés depuis l’objectif d’Antalya fixé en 2014.
La Déclaration finale appelle à renforcer les stratégies d’emploi des jeunes, à améliorer l’accès à la formation technique et professionnelle, à promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes, et à soutenir plus fortement les groupes défavorisés, notamment les jeunes femmes et les personnes en situation de handicap.
Les ministres ont également approuvé le nouvel objectif «Brisbane–eThekwini»: réduire l’écart de participation entre les femmes et les hommes sur le marché du travail de 25 % d’ici à 2030. Ils visent aussi une baisse de 15 % de l’écart salarial entre les sexes d’ici à 2035. Pour atteindre ces cibles, ils s’engagent à garantir l’égalité salariale, à investir dans des services de soins de qualité et à lever les obstacles structurels à la pleine participation des femmes.
«Vos engagements peuvent tracer une voie nouvelle vers la justice sociale grâce au travail décent, et inspirer d’autres pays confrontés à des défis comparables, voire plus grands», a déclaré Gilbert F. Houngbo.
Pour le Directeur général, combler les écarts de genre et améliorer l’emploi des jeunes n’est pas seulement un impératif moral, c’est aussi une opportunité économique majeure. «Ces écarts montrent l’immense potentiel inexploité que recèlent les pays du G20 pour développer leurs économies, favoriser l’inclusion et améliorer les conditions de vie», a-t-il affirmé.
Appuyée par l’expertise technique de l’OIT, la Déclaration souligne l’importance de la liberté syndicale, de la négociation collective et du dialogue social tripartite pour garantir une répartition équitable des gains de productivité, combler les fractures numériques et tirer parti de la transformation digitale pour renforcer la protection sociale.
Les ministres ont salué les rapports conjoints OIT–OCDE Women at Work et Youth at Work présentés à cette occasion, et ont demandé aux deux organisations de continuer à suivre les progrès réalisés.
«Nous devons être plus audacieux», a conclu le Directeur général. «Agir avec solidarité, promouvoir l’égalité et viser la durabilité, c’est transformer l’engagement en réalité vécue, et faire de la justice sociale un objectif concret pour toutes et tous.»
La réunion ministérielle du G20 sur le travail et l’emploi s’est tenue les 30 et 31 juillet à George, en Afrique du Sud.