L’OIT lance un nouveau Guide sur le travail forcé pour soutenir les efforts nationaux contre le travail forcé
Les personnes les plus vulnérables étant les plus durement touchées par l’impact social et économique de la crise liée à la COVID-19, il est d’autant plus urgent de les protéger contre le travail forcé et les pratiques de recrutement abusives et frauduleuses.
Le guide comprend des conseils détaillés et des exemples nationaux qui aideront les acteurs nationaux à formuler leurs propres plans d’action, à coordonner leur mise en œuvre et à assurer une bonne gouvernance et évaluation.
À ce jour,
47 pays ont ratifié le
protocole de l’OIT sur le travail forcé (P29). Ce protocole est un instrument juridiquement contraignant, qui exige des États qu’ils prennent des mesures efficaces en matière de prévention du travail forcé, de protection et d’accès à la justice des victimes. Il exige notamment des pays qu’ils élaborent une politique et des plans d’action nationaux en consultation avec les partenaires sociaux.
Il est temps pour les autres pays de suivre cet exemple. Il est urgent de transformer la vie des
25 millions d’hommes, de femmes et d’enfants, pris au piège du travail forcé. Ces personnes sont victimes de tromperie et travaillent sous la contrainte, dans des conditions analogues à l’esclavage, dans des secteurs tels que le travail domestique, l’agriculture, la construction et l’industrie manufacturière. Aucun pays n’est épargné.
Renforcer les principes et des droits fondamentaux au travail est essentiel pour reconstruire des sociétés plus résistantes et plus équitables. Si nous ne voulons vraiment laisser personne derrière nous, nous devons placer les plus vulnérables au centre de nos réponses politiques, en particulier dans le contexte de la crise de la COVID-19.
Cet article a été rédigé dans le cadre de la campagne "50 for Freedom"(projet Bridge de l'OIT)