Emploi des jeunes

L’OIT lance le projet d’accompagnement et de renforcement des capacités en matière de politique d’emploi-formation des jeunes en Côte d’Ivoire

Abidjan (Nouvelles de l’OIT) – Le Centre International de Formation de l’Organisation Internationale du Travail (CIF OIT), a organisé les 29 et 30 juillet 2021 à Abidjan, un atelier national consultatif sur l’état des lieux en matière d’emploi-formation en Côte d’Ivoire.

5 août 2021

Kattia Paredes Moreno, spécialiste principale des activités des travailleurs au BIT situe l’intérêt du travail des jeunes
Cet atelier, qui entre dans le cadre du Projet d’Accompagnement et de Renforcement des capacités pour améliorer la définition, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de Politiques Emploi-formation des Jeunes (ARPEJ), vise des objectifs spécifiques.

Conçu en partenariat avec l’Agence Française de Développent (AFD) qui le finance, « le présent projet offre à la jeunesse l’opportunité de se former et de s’insérer dans le monde du travail », a déclaré Kattia Paredes Moreno, spécialiste principale des activités des travailleurs, représentant le Directeur de pays de l’OIT pour le Benin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Togo.

Selon le dernier rapport de l’OIT sur les tendances mondiales de l’emploi des jeunes de 2020, rappelle Mme Moreno, « même pour les jeunes qui occupent un emploi, la situation est loin d’être satisfaisante. Sur les 429 millions de jeunes travailleurs dans le monde, environ 55 millions, soit 13 pour cent, sont en situation d’extrême pauvreté tandis que 71 millions, soit 17 pour cent, vivent dans une situation de pauvreté modérée ».

Emplois décents pour les jeunes en Côte d’Ivoire, des défis à relever.


Le Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique, a révélé que « les problématiques de l’emploi et de la formation des jeunes demeurent des préoccupations majeures pour les Etats africains et constituent singulièrement pour la Côte d’Ivoire un défi ».

Mamadou Touré a déclaré que « pour la période 2021-2025, l’insertion professionnelle des jeunes demeure une priorité majeure de l’action gouvernementale, avec un objectif stratégique d’aider à l’insertion socio-économique 2 à 3 millions à l’horizon 2025 ».

Travaux de groupe
Mais selon M. Touré, « l’un des défis à relever pour réaliser ces objectifs ambitieux, est l’acquisition d’outils pérennes et efficaces de suivi et d’évaluation des politiques publiques d’emploi-formation ».

Pour les centrales syndicales qui ont participé à cet atelier, l’initiative de l’OIT est à saluer. « Nous avons beaucoup appris. Nous nous engageons fermement à poursuivre et à prendre notre place pendant la première phase de ce projet qui vient d’être enclenché afin de sortir du sous-emploi » a rassuré Raphael Kouamé Zouzou, leur porte-parole.

Nathalie Atta a fait au nom des jeunes, ce plaidoyer. « J’ai appris en termes de politiques d’emploi au cours de cet atelier. Il faudra désormais inclure les jeunes dans toutes les initiatives d’emplois qui sont faites pour eux afin qu’ils disent ce qui est bon pour eux ».

Photo de groupe