Emploi-formation
L’OIT et l’AFD facilitent la validation des fonctions d’un système emploi-formation de qualité
Le 2ème atelier régional de Co-construction de la « Jobs facility », s’est tenu à Abidjan du 14 au 18 Mars 2022. Cette rencontre a permis aux participants venus de la Côte d’Ivoire, du Maroc, du Congo Brazzaville, du Sénégal et de la Mauritanie, de réfléchir sur ‘’des politiques publiques efficaces, susceptibles d’offrir de meilleurs programmes d’insertion des jeunes. L’objectif est de définir une grille d’auto-évaluation d’un système emploi-formation de qualité sur la base de l’expérience et de l’expertise de ces participants avec l’ambition de servir tout autre pays demandeur.
5 avril 2022
Abidjan (Nouvelle de l’OIT) - Initié par l’Organisation internationale du Travail (OIT) à travers le Centre International de Formation de l’OIT (CIF-OIT) avec l’appui technique et financier de l’Agence Française de Développement (AFD), l’atelier entre dans le cadre du projet d’Accompagnement et de Renforcement des capacités des Pays pour améliorer la définition, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de Politiques publiques Emploi-formation des Jeunes (ARPEJ).
« Inadéquation des compétences des jeunes aux besoins en main d’œuvre qualifiée des entreprises ; offre de formation des systèmes éducatifs non adaptée aux compétences spécifiques et opérationnelles recherchées par les employeurs ; précarité des emplois occupés par les jeunes , en Côte d’Ivoire, tout comme ailleurs dans toute l’Afrique, ce sont autant de difficultés et défis à relever pour assurer l’insertion socio-économique des jeunes » a indiqué à la clôture de l’atelier, Karitia De Medeiros, Directrice de Cabinet du Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique, ajoutant que « cette rencontre a permis de finaliser et de valider les fonctions principales d’un système emploi-formation, d’identifier les descripteurs, la grille d’auto-évaluation, et de définir une approche de déploiement de cette grille ».
A l’ouverture de la rencontre, Mamadou Touré, le ministre ivoirien de la Promotion de Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique a insisté sur les réalités du terrain en termes d’emploi des jeunes. « Sur 420 millions de jeunes de 15 à 35 ans du continent, la plupart sont au chômage ou occupent des emplois précaires ou occasionnels » a-t-il déclaré révélant que selon un rapport de la Banque Africaine de Développement sur l’emploi des jeunes en Afrique 2018, « dans nos Etats, alors que 10 à 12 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail, seuls 3 millions d’emplois formels sont créés ».
Faisant de la question de l’emploi des jeunes sa priorité, « le gouvernement ivoirien travaille pour la période 2021-2025, pour l’insertion professionnelle des jeunes. L’objectif stratégique étant d’aider à l’insertion socio-économique de plus de 3 millions de jeunes à l’horizon 2025 » a souligné M. Touré.
Au nom des participants, Saliou Elhadj Ngom, de la délégation sénégalaise, a fait le point des travaux qui ont permis aux participants de s’entendre sur l’articulation de la grille d’autoévaluation de la Jobs Facility autour de 4 niveaux. Il s’agit des niveaux « latent, émergent, établi et avancé, niveau vers lequel tous les pays veulent aller. M. Elhaj Ngom a souligné, par ailleurs, qu’un calendrier a été retenu pour appliquer la grille d’autoévaluation dans les pays concernés afin d’identifier les priorités et d’élaborer un plan d’action permettant à chaque pays de passer du niveau existant vers celui le plus avancé ».
En plus des 5 pays participants à ce cet atelier régional, étaient présents également des experts venant d’organisations et d’institutions spécialisées (OIT, AFD, Fondation Européenne pour la formation, l’Institut de la Francophonie pour l’Education et la Formation, le Bureau de Dakar de l’Institut International de la Planification de ‘Education de l’UNESCO).
« Inadéquation des compétences des jeunes aux besoins en main d’œuvre qualifiée des entreprises ; offre de formation des systèmes éducatifs non adaptée aux compétences spécifiques et opérationnelles recherchées par les employeurs ; précarité des emplois occupés par les jeunes , en Côte d’Ivoire, tout comme ailleurs dans toute l’Afrique, ce sont autant de difficultés et défis à relever pour assurer l’insertion socio-économique des jeunes » a indiqué à la clôture de l’atelier, Karitia De Medeiros, Directrice de Cabinet du Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique, ajoutant que « cette rencontre a permis de finaliser et de valider les fonctions principales d’un système emploi-formation, d’identifier les descripteurs, la grille d’auto-évaluation, et de définir une approche de déploiement de cette grille ».
A l’ouverture de la rencontre, Mamadou Touré, le ministre ivoirien de la Promotion de Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique a insisté sur les réalités du terrain en termes d’emploi des jeunes. « Sur 420 millions de jeunes de 15 à 35 ans du continent, la plupart sont au chômage ou occupent des emplois précaires ou occasionnels » a-t-il déclaré révélant que selon un rapport de la Banque Africaine de Développement sur l’emploi des jeunes en Afrique 2018, « dans nos Etats, alors que 10 à 12 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail, seuls 3 millions d’emplois formels sont créés ».
Faisant de la question de l’emploi des jeunes sa priorité, « le gouvernement ivoirien travaille pour la période 2021-2025, pour l’insertion professionnelle des jeunes. L’objectif stratégique étant d’aider à l’insertion socio-économique de plus de 3 millions de jeunes à l’horizon 2025 » a souligné M. Touré.
La co-construction : une dynamique d’apprentissage collectif
Le Directeur du bureau pays de l’OIT pour la Côte d’Ivoire, le Benin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Togo, qui a participé activement à ce 2eme atelier régional, a mis un accent particulier sur la co-construction. Selon Frederic Lapeyre, « le concept de co-construction est une dynamique d’apprentissage collectif qui vise à améliorer le système afin que chaque pays atteigne ses objectifs en termes de formation, d’emploi et d’insertion professionnelle des jeunes dans le monde du travail à travers un travail décent ». M. Lapeyre a invité les participants à partager les résultats de ces travaux à leurs équipes, directions générales, cabinets de leurs ministres afin d’obtenir un changement.Le projet ARPEJ : un soutien au programme ambitieux pour l’AFD en Côte d’Ivoire
« En Côte d’Ivoire, c’est plus de 50 millions d’Euros qui sont consacrés à l’emploi des jeunes et plus de 60 millions d’Euros à la formation professionnelle afin de renforcer le dispositif d’enseignement technique, de formation professionnelle et d’apprentissage » a déclaré Céline Gratadour, représentante de l’AFD en Côte d’Ivoire qui dit attendre beaucoup des résultats du projet ARPEJ. Pour Mme Gratadour, « les enjeux de l’AFD sont massifs en Côte d’Ivoire. L’AFD va renforcer et accompagner en 2022, un nouveau projet visant le renforcement, l’insertion citoyenne des jeunes ivoiriens pour un montant de 78 millions d’Euros ».Au nom des participants, Saliou Elhadj Ngom, de la délégation sénégalaise, a fait le point des travaux qui ont permis aux participants de s’entendre sur l’articulation de la grille d’autoévaluation de la Jobs Facility autour de 4 niveaux. Il s’agit des niveaux « latent, émergent, établi et avancé, niveau vers lequel tous les pays veulent aller. M. Elhaj Ngom a souligné, par ailleurs, qu’un calendrier a été retenu pour appliquer la grille d’autoévaluation dans les pays concernés afin d’identifier les priorités et d’élaborer un plan d’action permettant à chaque pays de passer du niveau existant vers celui le plus avancé ».
En plus des 5 pays participants à ce cet atelier régional, étaient présents également des experts venant d’organisations et d’institutions spécialisées (OIT, AFD, Fondation Européenne pour la formation, l’Institut de la Francophonie pour l’Education et la Formation, le Bureau de Dakar de l’Institut International de la Planification de ‘Education de l’UNESCO).