Prix Nobel de la paix

L’OIT au Sommet des lauréats du prix Nobel de la paix: l’emploi est un facteur de paix

Représentant l’OIT au 16e Sommet mondial des lauréats du prix Nobel de la paix en Colombie, le Directeur régional de l’OIT, José Manuel Salazar, a mis en évidence le défi consistant à rendre la paix socialement durable.

3 février 2017

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BOGOTÁ, Colombie (OIT Infos) – S’exprimant au Sommet des lauréats du prix Nobel de la paix, le Directeur régional de l’OIT pour l’Amérique latine et les Caraïbes, José Manuel Salazar a rappelé que «le travail était en lien direct avec la paix» et justifiait la nécessité de prendre des mesures favorisant la création d’emplois de meilleure qualité, surtout en situation post-conflit.

«Les tensions et les conflits sont plus forts dans les sociétés où règnent le chômage excessif, le sous-emploi et les conditions de travail précaires», a expliqué M. Salazar qui représentait l’OIT au 16e Sommet mondial des lauréats du prix Nobel de la paix. La réunion a été ouverte mercredi dernier par le Président colombien Juan Manuel Santos, lauréat du prix Nobel de la paix en 2016.

M. Salazar a mis en évidence l’énorme défi qui consiste à apporter la durabilité sociale à la paix alors que l’emploi est essentiel pour atteindre cet objectif.

L’OIT a reçu le prix Nobel de la paix en 1969 – 50 ans après sa création. A cette époque, le Comité norvégien avait déclaré que «la principale tâche de l’OIT serait de garantir que ce nouveau monde soit basé sur la justice sociale; en d’autres termes, remplir le mandat inscrit à Genève sur le document Si vis pacem, cole justitiam. Si vous voulez la paix, cultivez la justice.»

M. Salazar a aussi participé au débat «Paix et secteur privé: paix, emploi et perspectives économiques» où il a rappelé qu’en situation post-conflit: «Vous ne pouvez pas évoquer un meilleur avenir du travail s’il n’y a pas de meilleur avenir pour la production et la productivité.»

Mercredi après-midi, l’OIT a fait une présentation spéciale sur «Les jeunes et l’avenir du travail» qui, entre autres, a rappelé la nécessité de lutter contre le fort chômage des jeunes en Amérique latine et dans les Caraïbes dont le taux atteignait 18,3 pour cent en 2016.