Travail décent, économie informelle
L’OIT appuie le processus de formalisation de l’économie informelle et renforce ses partenariats au Burkina Faso
Ouagadougou (Nouvelles de l’OIT) – Le Directeur du bureau de pays de l’Organisation internationale du Travail pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Togo, a effectué du 19 au 26 mai 2021, une visite de travail au Burkina Faso. Au cours de cette visite, il a eu des échanges de prise de contact avec les partenaires gouvernementaux et sociaux de l’OIT sur plusieurs questions dont notamment celle liée à la formalisation de l’économie informelle
16 juin 2021
La formalisation de l’économie informelle comme une voie de développement socio-économique
Fréderic Lapeyre a profité de son séjour à Ouagadougou pour échangé avec le Ministre du Travail et celui en charge de l’Emploi. Il a également participé à l’atelier de validation de la Stratégie nationale intégrée de transition vers l’économie formelle du Burkina Faso et de son Plan d’action opérationnelle.« C’est le résultat d’une volonté gouvernementale forte et d’un processus participatif accompagné par le BIT qui a vu la création du Conseil national de l’économie informelle », a déclaré M. Lapeyre, expliquant « qu’il n’y aura pas de réalisation des objectifs de développement durable et d’amélioration du travail au Burkina Faso s’il n’y a pas de transition de l’économie informelle vers le formel ».
C’est pourquoi, il a salué le gouvernement burkinabé « qui l’a si bien compris en travaillant depuis plusieurs années dans un processus participatif avec les travailleurs, les organisations d’employeurs et les organisations de l’économie informelle, pour la bonne organisation de ces acteurs ».
Le ministre de la Jeunesse, de la Promotion de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi, Salfo Tiemtoré, empêché, c’est son conseiller technique qui l’a représenté à cet atelier. Mamadou Lamizana a lui aussi salué les acteurs sociaux pour les efforts fournis tout au long de ce processus. « C’est une étape d’un long processus, et nous espérons que ce nouveau document sera un cadre règlementaire qui permettra aux acteurs de profiter de meilleures offres et services ».
Le président du Conseil national de l’économie informelle, se dit soulagé. « J’exprime ma joie pour cet aboutissement et remercie tous les acteurs dont le BIT qui se sont impliqués fortement depuis plus d’une année pour permettre aux acteurs de l’informel, une transition « pacifique » vers le formel dans le cadre de leurs activités » a déclaré Salif Nikiema.
L’OIT renforce le dialogue social entre partenaires sociaux
Le Directeur du bureau de pays de l’OIT a inscrit dans son agenda au Burkina Faso, le renforcement du dialogue social entre les partenaires sociaux. Fréderic Lapeyre s’est rendu au siège du Conseil national du patronat burkinabè (CNPB).Seydou Diakité, premier vice-président du CNPB a égrainé au directeur du bureau de pays de l’OIT, les principaux chantiers des employeurs qui reposent notamment sur « l’adoption d’un code de travail favorable aussi bien à l’investissement qu’à la protection des travailleurs, l’élaboration d’une convention collective sectorielle de la sécurité privée, la création d’une société de cautionnement mutuelle pour faciliter l’accès des très petites entreprises au financement bancaire ».
Le directeur du bureau de pays de l’OIT a également rencontré à la bourse du travail, trois des secrétaires généraux des six centrales syndicales du Burkina Faso.
« Je suis venu échanger avec les syndicalistes sur leurs préoccupations, actions et priorités pour la promotion du travail décent et de l’emploi au Burkina Faso » a expliqué à la presse, M. Lapeyre, ajoutant qu’avec le patronat, « l’accent a été mis sur les défis et priorités pour la promotion d’un environnement favorable à des entreprises durables créatrices d’emplois et de richesses au Burkina Faso ».
Photo avec l'équipe du BIT au Burkina Faso
Avant de quitter Ouagadougou, Fréderic Lapeyre a rencontré le personnel du BIT à Ouagadougou et le Secrétaire exécutif de l’Autorité du développement intégré de la région du Liptako Gourma. Il a saisi l’opportunité pour échanger avec certaines agences des Nations unies au Burkina Faso, la Coopération belge et la délégation de l’Union européenne.
Partout où il est passé, M. Lapeyre a prôné « l’établissement entre les pouvoirs publics, des relations de partenariat afin de promouvoir de manière qualitative les attitudes envers l’initiative privée ».