Les acteurs du tourisme planchent sur l'ESEC et le TSIE à Madagascar

24 février 2016

Madagascar se trouve actuellement dans une période décisive pour lutter contre le travail des enfants. Cela entre, entre autres, dans l'ODD 8 relatif à la promotion du travail décent. Si 28% des enfants malgaches sont déjà engagés dans des activités économiques, la proportion des enfants engagés dans les pires formes de travail reste alarmante ; en effet, le taux d’incidence de travail des enfants dans ses pires formes est de 95% en 2012. L’ESEC et le TSIE figurent parmi ces pires formes de travail des enfants à éradiquer conformément aux Conventions internationales 138 et 182 de l’OIT ratifiées par Madagascar.

Face à l’ampleur du phénomène de l’ESEC et du TSIE dans le secteur tourisme, Madagascar, à travers le Gouvernement et l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM), s'est engagé en mai 2015 à lutter contre ces pires formes de travail des enfants à travers la signature du code de conduite national des acteurs du tourisme. Le BIT et l’UNICEF appuient cette initiative de promotion du code de conduite et cela se développe progressivement depuis l'année dernière au niveau des Régions.

Le principal défi auquel il faudrait faire face aujourd'hui est la conception et la mise en place d'un mécanisme de suivi de l’application de ce code de conduite aux niveaux national et régional. Ce mécanisme de suivi devra renseigner sur la situation de la lutte en termes de résultat, d'efficacité et d'impact. Il s'agira d'une plateforme de coordination, de décision et de suivi qui réunira l'ensemble des acteurs avec les outils appropriés.

Tous les acteurs du tourisme à Madagascar se retrouvent donc ce 24 février 2016 à l’hôtel Carlton pour réfléchir sur la conception et la mise en place du mécanisme de suivi du code de conduite.