L’ambassadeur du Soudan, Ali bin Abi Talib Abdul Rahman, a présenté l’instrument de ratification du Protocole au Directeur général de l’OIT, Guy Ryder, avec deux autres conventions de l’OIT.
L’ambassadeur soudanais a insisté sur l’importance du moment. «Ces ratifications confirment notre engagement à œuvrer pour le renforcement de la démocratie, pour la paix et la stabilité, avec le soutien de la communauté internationale», a-t-il déclaré. «La création de possibilités de travail décent et la gestion des effets sociaux et économiques de la pandémie de COVID-19 constituent un défi commun qui doit être relevé de manière tripartite par l’Etat, les travailleurs et les employeurs, le dialogue social jouant un rôle déterminant.»
Le Protocole relatif à la convention n° 29 demande aux Etats qui l’ont ratifié de prendre des mesures efficaces pour prévenir et éliminer le travail forcé, y compris la traite des êtres humains, l’asservissement pour dette et l’esclavage. Ces mesures doivent protéger les victimes et leur donner accès à des recours efficaces et appropriés, notamment à une indemnisation. Elles doivent inclure des sanctions contre les auteurs du travail forcé ou obligatoire.
«L’engagement renouvelé du Soudan à éliminer le travail forcé et à prendre des mesures spécifiques pour lutter contre la traite des êtres humains est un parfait hommage à la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves* que nous venons de commémorer», a ajouté M. Ryder. «Avec ces ratifications, le Soudan contribue activement à la réalisation du travail décent et des
Objectifs de développement durable des Nations Unies à l’horizon 2030.»
* La Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves est célébrée le 25 mars.
Cet article a été rédigé dans le cadre de la campagne "50 for Freedom"(projet Bridge de l'OIT)