Protection sociale
Le Directeur général de l’OIT appuie la campagne belge de protection sociale pour tous
Lors d’une allocution devant le parlement fédéral belge, le Directeur général de l’OIT a souligné que la protection sociale représente un investissement judicieux, tant d’un point de vue économique que social.
4 décembre 2015
Le 4 décembre, les plateformes belges des ONG 11.11.11 et CNCD-11.11.11 ont organisé un événement au parlement fédéral belge afin d’attirer l’attention sur leur campagne intitulée « Protection sociale pour tous ». Guy Ryder, le Directeur général de l’OIT était l’intervenant principal. L’OIT partage la volonté de mettre en place une protection sociale universelle et soutient donc l’initiative.
Dans son discours aux délégués, M. Ryder a souligné que 73% de la population mondiale ne bénéficie pas d’une protection sociale adéquate et que cette situation est inacceptable. En réalité, l’absence de protection sociale n’affecte pas seulement les pays en voie de développement mais touche aussi les pays industrialisés, surtout au niveau des emplois atypiques. « L’écart qui existe actuellement n’est non seulement inacceptable sur le plan des droits de l’Homme, mais est aussi un frein au développement économique et social », a-t-il indiqué.
Adoptée en juin 2012, la Recommandation (n° 202) sur les socles de protection sociale vise à assurer un niveau minimum de protection sociale pour tous. Elle cherche en outre à faire progressivement bénéficier un maximum de personnes d’un meilleur niveau de protection sociale. À cette fin, l’OIT a lancé un programme-phare mondial afin de mettre en place dans 21 pays des socles de sécurité sociale, qui seraient définis au niveau national. Ceux-ci tiendraient compte des bonnes pratiques à l’étranger.
La place accordée à la protection sociale dans le Programme de développement durable pour 2030 est considérable. En effet, cinq des objectifs du programme font explicitement référence à la protection sociale. Selon le Directeur général, ceci montre que l’idée selon laquelle un état ne peut fournir une protection sociale à ses citoyens qu’une fois devenu riche, est dépassée. À l’inverse domine aujourd’hui l’idée selon laquelle les pays peuvent se développer tout en mettant progressivement en place un régime de protection sociale. M. Ryder a, à cet égard, mis en avant le rôle de premier plan qu’a joué la Belgique afin que la protection sociale occupe une place importante dans l’Agenda 2030.
« Nous sommes convaincus que développer des partenariats stratégiques avec les autres agences spécialisées des Nations Unies, la Banque mondiale, l’Union européenne, les banques régionales de développement, le FMI, le G20 et les pays du BRICS peut nous aider à avoir un plus grand impact au niveau de l’extension de la couverture sociale » a-t-il ajouté. Il a également évoqué le Réseau mondial des entreprises sur les socles de protection sociale, lancé en octobre dernier. Ce réseau « nous aidera à lutter pour une justice sociale et un développement durable ».
M. Ryder a conclu en remerciant les organisateurs de la campagne pour leurs efforts. Il a également tenu à exprimer son souhait de maintenir et de développer la collaboration de longue date qui existe dans le domaine de la protection sociale entre l’OIT, le gouvernement belge, les partenaires sociaux et la société civile.
Dans son discours aux délégués, M. Ryder a souligné que 73% de la population mondiale ne bénéficie pas d’une protection sociale adéquate et que cette situation est inacceptable. En réalité, l’absence de protection sociale n’affecte pas seulement les pays en voie de développement mais touche aussi les pays industrialisés, surtout au niveau des emplois atypiques. « L’écart qui existe actuellement n’est non seulement inacceptable sur le plan des droits de l’Homme, mais est aussi un frein au développement économique et social », a-t-il indiqué.
Extension de la protection sociale au sein des états membres de l’OIT
L’OIT s’efforce d’instaurer un environnement propice à l’extension de la protection sociale au sein de ses états membres.Adoptée en juin 2012, la Recommandation (n° 202) sur les socles de protection sociale vise à assurer un niveau minimum de protection sociale pour tous. Elle cherche en outre à faire progressivement bénéficier un maximum de personnes d’un meilleur niveau de protection sociale. À cette fin, l’OIT a lancé un programme-phare mondial afin de mettre en place dans 21 pays des socles de sécurité sociale, qui seraient définis au niveau national. Ceux-ci tiendraient compte des bonnes pratiques à l’étranger.
La place accordée à la protection sociale dans le Programme de développement durable pour 2030 est considérable. En effet, cinq des objectifs du programme font explicitement référence à la protection sociale. Selon le Directeur général, ceci montre que l’idée selon laquelle un état ne peut fournir une protection sociale à ses citoyens qu’une fois devenu riche, est dépassée. À l’inverse domine aujourd’hui l’idée selon laquelle les pays peuvent se développer tout en mettant progressivement en place un régime de protection sociale. M. Ryder a, à cet égard, mis en avant le rôle de premier plan qu’a joué la Belgique afin que la protection sociale occupe une place importante dans l’Agenda 2030.
« Nous sommes convaincus que développer des partenariats stratégiques avec les autres agences spécialisées des Nations Unies, la Banque mondiale, l’Union européenne, les banques régionales de développement, le FMI, le G20 et les pays du BRICS peut nous aider à avoir un plus grand impact au niveau de l’extension de la couverture sociale » a-t-il ajouté. Il a également évoqué le Réseau mondial des entreprises sur les socles de protection sociale, lancé en octobre dernier. Ce réseau « nous aidera à lutter pour une justice sociale et un développement durable ».
M. Ryder a conclu en remerciant les organisateurs de la campagne pour leurs efforts. Il a également tenu à exprimer son souhait de maintenir et de développer la collaboration de longue date qui existe dans le domaine de la protection sociale entre l’OIT, le gouvernement belge, les partenaires sociaux et la société civile.