Contre la traite des êtres humains sur fond de Jeux olympiques

Tandis que les foules se pressent à Londres pour les Jeux olympiques, des boîtes géantes charment le passant qui, à l’intérieur, découvre l’horreur de la traite des êtres humains. Ces installations visent à sensibiliser à un délit qui, d’après les chiffres de l'OIT, fait plus de 20 millions de victimes.

27 juillet 2012

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GENÈVE (OIT Info) – Les passants qui se pressent dans les rues de Londres pour les Jeux olympiques passeront peut-être devant des boîtes-cadeaux géantes aux couleurs vives promettant une vie meilleure, mais dont l’intérieur dévoile la dure réalité de la traite des êtres humains.

Ces installations d’art font partie de la campagne Gift Box en vue de sensibiliser à la traite des êtres humains, un délit qui n’épargne aucun pays du monde.

La face extérieure des boîtes arbore des couleurs vives et toutes sortes de promesses, – «Gagne plus d’argent et soutiens ta famille». L’intérieur, noir et blanc, affiche des visages de victimes, leurs récits, et des informations sur la traite des êtres humains.

Chaque minute, chaque heure, chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants sont contraints de parcourir le monde pour enrichir un tiers: ces victimes de la traite valent de l’or.»
À l’heure où des milliers d’athlètes partent décrocher l’or en Angleterre, Gift Box écrit sur son site Internet: «chaque minute, chaque heure, chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants sont contraints de parcourir le monde pour enrichir un tiers: ces victimes de la traite valent de l’or.»

«Nous nous devons de profiter de ces 30e olympiades pour alerter le monde sur l’existence de ce crime abominable; et inciter les visiteurs qui arrivent dans la métropole pour les Jeux – et résident dans des milliers d’autres villes et métropoles – à prendre conscience de ce délit et à l’arrêter.»


Trois personnes sur 1 000 sont victimes du travail forcé


Selon l’Estimation du travail forcé dans le monde (2012) de l’OIT, près de 21 millions de personnes sont victimes de travail forcé à travers le monde, sous l’effet de la contrainte ou de la tromperie, et incapables de se libérer du piège.

La plupart des formes de la traite des êtres humains s’apparentant au travail forcé, l’Estimation saisit parfaitement l’étendue de cette traite aux fins de travail ou d’exploitation sexuelle – vue par beaucoup comme l’esclavage des temps modernes.

Il ressort de l’Estimation qu’environ 3 personnes sur 1 000 dans le monde se retrouvent, à un moment ou à un autre, victimes de travail forcé.

Si 90 pour cent des victimes sont exploitées par des particuliers et des entreprises privées, 10 pour cent sont réduites au travail forcé par l’Etat ou par des factions militaires rebelles, ou emprisonnées dans des conditions qui violent les normes fondamentales de l’OIT. Au total, l’exploitation sexuelle représente 22 pour cent des victimes et l’exploitation du travail le reste, soit 68 pour cent.

Selon Beate Andrees, qui dirige le Programme d’action spécial de l’OIT pour combattre le travail forcé, «les poursuites contre les individus qui infligent tant de souffrances à tant de personnes restent inefficaces et inadéquates. Cela doit changer. Nous devons veiller à ce que le nombre des victimes n’augmente pas en cette période de crise économique qui rend de plus en plus de personnes vulnérables à ces pratiques illicites.»

La campagne Gift Box est l’œuvre commune du groupe activiste STOP THE TRAFFIK et Initiative globale pour combattre la traite des êtres humains (UN.GIFT). Cette dernière a été constituée par l’OIT et d’autres institutions spécialisées de l’ONU, ainsi que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Pour plus d’information, veuillez contacter Patrick Moser, attaché de presse: [email protected], tél.: +41(0)22/799-6348.

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21 millions de victimes du travail forcé dans le monde selon l’OIT

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