Compléter l'union économique et monétaire en Europe
Compléter l’union économique et monétaire en Europe: ce que cela signifie pour la Belgique
Le 1er décembre, la Représentation de la Commission européenne en Belgique a organisé une conférence de haut niveau intitulée « Compléter l’union économique et monétaire en Europe: défis et opportunités pour la Belgique ».
2 décembre 2015
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Cette conférence a fourni l’occasion de réfléchir et de débattre pendant toute une journée sur l’agenda des réformes pour l’UEM présenté dans le rapport des cinq présidents.
Lors de son allocution liminaire, le vice-président de la Commission européenne, M. Dombrovskis, a souligné que beaucoup a été fait depuis le début de la crise pour renforcer la gouvernance économique européenne. Il a fait référence d’une part au renforcement du semestre européen qui renvoie à la coordination des politiques économiques et d’autre part la création de l’Union bancaire. Cependant, malgré les progrès déjà accomplis, l’union économique et monétaire (UEM) demeure incomplète selon le vice-président.
À l’instar du rapport des cinq présidents, il a plaidé en faveur d’un avancement sur quatre plans : il a d’abord plaidé en faveur d’une véritable union économique dans laquelle toutes les économies nationales présenteraient les caractéristiques structurelles nécessaires pour leur prospérité dans l’union monétaire, et il a appelé à une union financière qui garantisse l’intégrité de l’euro et qui partage davantage les risques avec le secteur privé. Ensuite, il a mis en avant l’importance d’une union fiscale qui puisse garantir à la fois une viabilité budgétaire mais aussi une stabilité en temps de crise. Enfin, il a souligné la nécessité d’une union politique qui témoigne d’une véritable responsabilité démocratique et l’importance d’un renforcement institutionnel.
Didier Reynders, le Ministre belge des Affaires étrangères et européennes, a mis en avant dans son discours la nécessité de se montrer ambitieux dans la mise en œuvre de l’agenda de réformes des cinq présidents. Il a également plaidé en faveur d’un changement dans l’approche actuelle concernant la coordination des politiques économiques, basée sur les règles. Il faut selon lui tendre vers une approche davantage fondée sur une prise de décision conjointe, comprenant des institutions plus fortes au niveau européen qui pourraient inclure « un jour, peut-être, un Ministre des finances européen ». Il a également mis en avant qu’un sous-ensemble de pays devrait avoir la possibilité de dépasser le niveau actuel de coordination des politiques « sans être retenu par des états qui ne sont pas membres de la zone euro ». Selon le ministre belge, l’achèvement de l’UEM nécessitera inévitablement de nouveaux transferts de compétences vers l’UE, « y compris dans les secteurs de la politique fiscale et de la politique sociale ».
Durant le débat en plénière, les professeurs Vandenbroucke (Université d’Amsterdam), Sapir (Bruegel) et Begg (LSE), et docteur Alcidi (économiste au CEPS) ont tous convenu que les cinq présidents avaient privilégié le réalisme à l’ambition dans la rédaction de leur rapport. Dr Alcidi a pointé que « cela n’était pas nécessairement une mauvaise chose si l’on tient compte du contexte général de divergence économique au sein de la zone euro qui est couplé à un faible enthousiasme de certains principaux états membres à l’idée d’une plus grande intégration économique ou politique ».
Professeur Vandenbroucke a fait valoir qu’un consensus de base sur les objectifs généraux et standards d’un modèle social européen partagé serait requis dans un futur proche si les états membres de la zone euro décident d’accepter un partage accru des risques publics ainsi qu’une plus grande solidarité. Concernant la récente proposition de la Commission de mettre en place des conseils nationaux en matière de compétitivité, les professeurs Vandenbroucke et Sapir ont convenu qu’une plus grande convergence entre les états membres en terme de compétitivité extérieure est cruciale. Il est donc, selon eux, logique de tenir les processus de fixation des salaires des états membres de la zone euro informés des considérations relatives à la compétitivité. Vandenbroucke a dès lors appelé les partenaires sociaux à rester ouverts d’esprits quant à la proposition de la Commission. Réciproquement, il a encouragé la Commission de se débarrasser de ses préjugés sur les négociations salariales décentralisées tout en soulignant que les systèmes de négociation salariales coordonnés ont fourni des résultats positifs.
Lors de son allocution liminaire, le vice-président de la Commission européenne, M. Dombrovskis, a souligné que beaucoup a été fait depuis le début de la crise pour renforcer la gouvernance économique européenne. Il a fait référence d’une part au renforcement du semestre européen qui renvoie à la coordination des politiques économiques et d’autre part la création de l’Union bancaire. Cependant, malgré les progrès déjà accomplis, l’union économique et monétaire (UEM) demeure incomplète selon le vice-président.
À l’instar du rapport des cinq présidents, il a plaidé en faveur d’un avancement sur quatre plans : il a d’abord plaidé en faveur d’une véritable union économique dans laquelle toutes les économies nationales présenteraient les caractéristiques structurelles nécessaires pour leur prospérité dans l’union monétaire, et il a appelé à une union financière qui garantisse l’intégrité de l’euro et qui partage davantage les risques avec le secteur privé. Ensuite, il a mis en avant l’importance d’une union fiscale qui puisse garantir à la fois une viabilité budgétaire mais aussi une stabilité en temps de crise. Enfin, il a souligné la nécessité d’une union politique qui témoigne d’une véritable responsabilité démocratique et l’importance d’un renforcement institutionnel.
Didier Reynders, le Ministre belge des Affaires étrangères et européennes, a mis en avant dans son discours la nécessité de se montrer ambitieux dans la mise en œuvre de l’agenda de réformes des cinq présidents. Il a également plaidé en faveur d’un changement dans l’approche actuelle concernant la coordination des politiques économiques, basée sur les règles. Il faut selon lui tendre vers une approche davantage fondée sur une prise de décision conjointe, comprenant des institutions plus fortes au niveau européen qui pourraient inclure « un jour, peut-être, un Ministre des finances européen ». Il a également mis en avant qu’un sous-ensemble de pays devrait avoir la possibilité de dépasser le niveau actuel de coordination des politiques « sans être retenu par des états qui ne sont pas membres de la zone euro ». Selon le ministre belge, l’achèvement de l’UEM nécessitera inévitablement de nouveaux transferts de compétences vers l’UE, « y compris dans les secteurs de la politique fiscale et de la politique sociale ».
Durant le débat en plénière, les professeurs Vandenbroucke (Université d’Amsterdam), Sapir (Bruegel) et Begg (LSE), et docteur Alcidi (économiste au CEPS) ont tous convenu que les cinq présidents avaient privilégié le réalisme à l’ambition dans la rédaction de leur rapport. Dr Alcidi a pointé que « cela n’était pas nécessairement une mauvaise chose si l’on tient compte du contexte général de divergence économique au sein de la zone euro qui est couplé à un faible enthousiasme de certains principaux états membres à l’idée d’une plus grande intégration économique ou politique ».
Professeur Vandenbroucke a fait valoir qu’un consensus de base sur les objectifs généraux et standards d’un modèle social européen partagé serait requis dans un futur proche si les états membres de la zone euro décident d’accepter un partage accru des risques publics ainsi qu’une plus grande solidarité. Concernant la récente proposition de la Commission de mettre en place des conseils nationaux en matière de compétitivité, les professeurs Vandenbroucke et Sapir ont convenu qu’une plus grande convergence entre les états membres en terme de compétitivité extérieure est cruciale. Il est donc, selon eux, logique de tenir les processus de fixation des salaires des états membres de la zone euro informés des considérations relatives à la compétitivité. Vandenbroucke a dès lors appelé les partenaires sociaux à rester ouverts d’esprits quant à la proposition de la Commission. Réciproquement, il a encouragé la Commission de se débarrasser de ses préjugés sur les négociations salariales décentralisées tout en soulignant que les systèmes de négociation salariales coordonnés ont fourni des résultats positifs.