Travail décent
Café Médias au Burkina Faso : quand les journalistes deviennent acteurs du travail décent
Du 9 au 11 juillet 2025 à Ziniaré, l’OIT et le Réseau des journalistes et communicants pour la Protection sociale (RJC-PS) ont lancé la première édition du Café Médias au Burkina Faso, un espace inédit de dialogue pour renforcer le rôle des journalistes dans la promotion de la protection sociale et du travail décent.
15 juillet 2025
OUAGADOUGOU (OIT Infos) – Pendant trois jours, une cinquantaine de participants ont échangé autour d’un enjeu essentiel : comment mieux faire connaître et promouvoir le travail décent au Burkina Faso, en particulier à travers la protection sociale et l’assurance maladie universelle.
Des journalistes transformés en ambassadeurs du travail décent
Pour nombre de journalistes présents, l’expérience a été une véritable révélation, a confié Sié Pooda Judicaël:
« Ce café média a été plus qu’utile, car il m’a permis d’apprendre plusieurs notions dont notamment le travail décent et surtout le journalisme sensible au travail décent. Grâce à cette approche reposant sur des solutions, je vais contribuer à changer la vie des populations de ma région ».
Sié Pooda Judicaël
Dans le même esprit, Jean Baptiste Booda, président du RJC-PS, souligne : « En repartant de Ziniaré, je suis fier d’avoir appris tout ce qui concerne le mandat de l’OIT. Une fois de retour dans ma rédaction, je ferai des productions pour promouvoir le travail décent. »
Le café médias : la voix des institutions
Au-delà des journalistes, les partenaires institutionnels ont également exprimé leur satisfaction. Gamsoré Soumaila, directeur général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie Universelle (CNAMU), a rappelé :
« L’OIT est un partenaire clé dans la promotion de la protection sociale. Ce café média a permis aux journalistes de renforcer leurs capacités pour mieux faire la promotion de l’Assurance maladie universelle. »
Un déclic pour le journalisme sensible
Pour plusieurs participants, ce rendez-vous a ouvert de nouvelles perspectives. Océane Naboné, journaliste à TV BF1, confie : « J’ignorais ce qu’était le travail décent. Maintenant je sais qu’il repose sur quatre piliers : l’emploi productif, la protection sociale, le dialogue social et les droits fondamentaux au travail. »
Quant au communicant Adama Sondé, il voit déjà des applications concrètes :
« Nous avons affiné nos messages en direction des populations sur l’importance de la protection sociale. »
Un engagement réaffirmé de l’OIT
En ouvrant le café médias, Ndeye Coumba Diop, Directrice du Bureau pays de l’OIT, a salué l’engagement des journalistes :
« Le travail décent ne peut progresser sans des relais forts et crédibles auprès des populations. Votre rôle est essentiel pour bâtir une société plus juste, inclusive et solidaire. À travers ce Café Médias, nous voulons que chaque journaliste devienne un véritable ambassadeur du travail décent et de la justice sociale. »
Une dynamique qui se poursuit
Avec ce café médias, une étape supplémentaire a été franchie dans la collaboration entre l’OIT et les médias du Burkina Faso. Les journalistes repartent désormais mieux outillés pour informer, sensibiliser et inspirer les populations sur les enjeux du monde du travail.
Ensemble, ils deviennent les artisans d’un journalisme sensible au travail décent, au service d’un avenir plus équitable.