Journée internationale des droits de la femme

Aucune femme dans le monde du Travail ne doit être laissée pour compte !

Ndeye Coumba Diop, Directrice du Bureau pays de l’OIT-Abidjan joint sa voix à celles de femmes de Côte d’Ivoire pour célébrer les droits de la femme

10 mars 2024


Abidjan (Nouvelles de l’OIT) – Alors que le monde entier célébrait la journée internationale des droits de la femme le 8 mars 2024, la Directrice du Bureau pays de l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Togo se trouvait sur le terrain dans la région de la Nawa où Ndeye Coumba Diop a expliqué aux femmes de Baléyo et de Grégbeu, le sens de la Journée internationale des droits de la femme, joignant sa voix à celles de femmes syndicalistes qui appellent à la justice sociale.


A Baléyo comme à Grégbeu, Ndeye Coumba Diop a passé le même message, mettant l’accent sur l’autonomisation des femmes et la justice sociale pour tous.

« Ensemble, agissons plus et maintenant pour qu’aucune femme, en particulier dans le monde du travail ne soit laissée pour compte » a appelé Ndeye Coumba Diop déclarant que « l’OIT investit dans la justice sociale en faveur des femmes à travers plusieurs actions concrètes dont notamment l’autonomisation des femmes rurales à travers l'inclusion financière ; la formalisation du travail domestique ; l’égalité des salaires ; en somme nous investissons dans le leadership socioéconomique des femmes ».

La Directrice du bureau pays de l’OIT-Abidjan a réitéré l’engagement et la détermination de l’OIT à continuer à accélérer le même accès des femmes aux opportunités et à l’égalité des chances à tous les niveaux de leur développement notant que « si nous commençons par les femmes qui nous entourent, c'est déjà un pas énorme. L’OIT s’y engage. Et vous ? », A-t-elle interpelé.


‘’Agir ensemble pour l’égalité en Côte d’Ivoire : éradiquer la pauvreté, renforcer les institutions, investir dans le futur de la femme", c’est sous ce thème que le 8 mars a été célébré cette année en Côte d’Ivoire.

A cette occasion, l’OIT s’est jointe à la Direction des affaires sociales de la Direction Générale de la Diaspora pour passer un message sur la problématique spécifique des femmes migrantes.
Alida Aya Tano, coordinatrice nationale du programme intégré de recrutement équitable (FAIR III) au bureau pays de l’OIT-Abidjan, a rappelé l’importance de la justice sociale indiquant que « la justice sociale tient en compte, l’accès équitable aux opportunités de travail décent pour tous les individus, indépendamment de leur genre ».

Selon Alida Tano « la Journée Internationale de la Femme met en évidence les défis auxquels les femmes sont confrontées, y compris la discrimination salariale, le harcèlement sexuel et les violences basées sur le genre sur le lieu de travail. L'OIT travaille à travers ses conventions et programmes pour éliminer ces pratiques et promouvoir des environnements de travail respectueux et égalitaires ».

Les femmes : des championnes du changement

Nazié Epouse Didier Ange Marguerite est la Présidente du Comité des femmes de la Centrale syndicale Humanisme. Pour elle, « l'égalité des sexes et la justice sociale sont des valeurs fondamentales pour le progrès de toute société ».
En Côte d’Ivoire, affirme-t-elle, « les femmes représentent une part importante de la population et leur contribution à tous les pans de la société est essentielle ». Cependant, relève-t-elle, « malgré leurs efforts et leur dévouement au travail, de nombreuses femmes continuent de faire face à des inégalités qui entravent leur plein épanouissement ». C’est pourquoi Ange Marguerite exhorte les décideurs à « prendre des mesures concrètes et significatives pour promouvoir la justice sociale envers les femmes, car c'est seulement en travaillant ensemble pour éliminer les inégalités, que nous pourrons construire un avenir meilleur pour tous les citoyens de la Côte d'Ivoire. Soyons donc des champions du changement, des défenseurs de l'égalité, et des architectes d'une société plus juste et plus inclusive pour les femmes de notre nation ». Mathilde Gnagne, présidente du Comité des Femmes de la Fédération des Syndicats Autonomes de Côte d’Ivoire (FESACI) met pour sa part, l’accent sur la représentativité des femmes.
« Promouvoir la représentativité des femmes au sein de notre centrale syndicale est notre priorité. Formons, soutenons et écoutons nos camarades femmes pour un syndicalisme plus équitable et inclusif ».

De son côté,Claire Marcelle Kouassi, Secrétaire Nationale chargé du Genre et Présidente du Comité des Femmes de l’UGTCI est convaincue d'une chose: l'éducation est un outil d'émancipation pour la femme.

« L'accès limité à l'éducation et aux services d'aide maintient les femmes dans le cycle de la pauvreté. Renforcer leurs capacités et leur accorder des microcrédits sont des stratégies cruciales pour briser ce cycle » précise-t-elle.