Ressources sur le financement de l'économie coopérative, sociale et solidaire (ESS)
Finance Sociale
26 février 2024
Dans le monde entier, les institutions de finance sociale liées à l’économie sociale et solidaire contribuent indirectement à la création d’emplois en mettant à disposition les capitaux nécessaires à la constitution d’une entreprise ou à l’acquisition de moyens de production essentiels. On peut citer à titre d’exemples les associations d’épargne et de crédit par roulement, qui existent dans de nombreuses régions du monde, les coopératives d’épargne et de crédit, les banques villageoises et les banques coopératives. En 2021, les coopératives d’épargne et de crédit employaient plus de 315 000 personnes aux États-Unis d’Amérique; leurs effectifs ont augmenté en moyenne de 2,5 pour cent par an depuis 2016 136. La coopérative financière Teachers Savings and Loan Society Limited offre des services d’épargne et de crédit à 47 000 enseignants et employés du ministère de l’Éducation de la Papouasie-Nouvelle Guinée et possède 16 succursales réparties dans toutes les provinces du pays. En outre, les unités de l’économie sociale et solidaire qui opèrent dans le secteur financier ont adopté des outils numériques pour atteindre plus aisément leurs membres et répondre plus efficacement à leurs besoins. La plateforme de paiement KAYA adoptée par les coopératives financières aux Philippines en est un exemple.
L’accès au financement est un défi majeur pour le développement de l’économie sociale et solidaire. Certaines caractéristiques des unités de l’ESS facilitent l’accès de ces unités à différentes formes de financement telles que dons, aides, prêts gouvernementaux abordables, systèmes de monnaies complémentaires, collecte de capitaux auprès des membres et d’autres parties prenantes et réinvestissement des excédents 139. En revanche, l’accès de ces unités au système bancaire traditionnel est souvent très restreint. Cela est lié non seulement à la nature des obstacles que rencontrent fréquemment les petites et moyennes entreprises (PME), mais aussi à la situation défavorable dans laquelle se trouvent parfois les unités de l’économie sociale et solidaire par rapport à d’autres unités institutionnelles. Par exemple, les petites unités ne disposent pas toujours d’antécédents de crédit, de formes conventionnelles de garanties ni des compétences administratives nécessaires pour s’orienter dans les procédures complexes de demande de financement. Du fait que leurs structures de gouvernance sont conçues pour répondre aux besoins de leurs parties prenantes (en d’autres termes, les travailleurs, les clients et les bénévoles) plutôt que pour rémunérer les investisseurs, les unités de l’économie sociale et solidaire sont souvent désavantagées par rapport aux entreprises tournées vers la maximisation des bénéfices lorsqu’il s’agit d’accéder au crédit ou aux capitaux par l’intermédiaire du système bancaire traditionnel. En raison du principe d’interdiction ou de limitation de la répartition des bénéfices, il leur est plus difficile d’obtenir des financements auprès des bailleurs de fonds classiques. Les coopératives, par exemple, indiquent qu’elles ont davantage de difficultés à bénéficier d’investissements sous la forme de prise de participation du fait de la structure de leur capital. Demeure en outre la crainte que le recours aux mécanismes de financement conventionnels ne porte atteinte aux valeurs et pratiques de l’économie sociale et solidaire, notamment en ce qui concerne la gouvernance démocratique et la limitation de la répartition des bénéfices. À l’heure où, dans différents secteurs, les unités de l’ESS se développent et diversifient leurs activités et où leurs besoins en capitaux semblent voués à augmenter, il faudra très probablement garantir l’accès de ces unités à un éventail plus large d’instruments financiers.
L’accès au financement est un défi majeur pour le développement de l’économie sociale et solidaire. Certaines caractéristiques des unités de l’ESS facilitent l’accès de ces unités à différentes formes de financement telles que dons, aides, prêts gouvernementaux abordables, systèmes de monnaies complémentaires, collecte de capitaux auprès des membres et d’autres parties prenantes et réinvestissement des excédents 139. En revanche, l’accès de ces unités au système bancaire traditionnel est souvent très restreint. Cela est lié non seulement à la nature des obstacles que rencontrent fréquemment les petites et moyennes entreprises (PME), mais aussi à la situation défavorable dans laquelle se trouvent parfois les unités de l’économie sociale et solidaire par rapport à d’autres unités institutionnelles. Par exemple, les petites unités ne disposent pas toujours d’antécédents de crédit, de formes conventionnelles de garanties ni des compétences administratives nécessaires pour s’orienter dans les procédures complexes de demande de financement. Du fait que leurs structures de gouvernance sont conçues pour répondre aux besoins de leurs parties prenantes (en d’autres termes, les travailleurs, les clients et les bénévoles) plutôt que pour rémunérer les investisseurs, les unités de l’économie sociale et solidaire sont souvent désavantagées par rapport aux entreprises tournées vers la maximisation des bénéfices lorsqu’il s’agit d’accéder au crédit ou aux capitaux par l’intermédiaire du système bancaire traditionnel. En raison du principe d’interdiction ou de limitation de la répartition des bénéfices, il leur est plus difficile d’obtenir des financements auprès des bailleurs de fonds classiques. Les coopératives, par exemple, indiquent qu’elles ont davantage de difficultés à bénéficier d’investissements sous la forme de prise de participation du fait de la structure de leur capital. Demeure en outre la crainte que le recours aux mécanismes de financement conventionnels ne porte atteinte aux valeurs et pratiques de l’économie sociale et solidaire, notamment en ce qui concerne la gouvernance démocratique et la limitation de la répartition des bénéfices. À l’heure où, dans différents secteurs, les unités de l’ESS se développent et diversifient leurs activités et où leurs besoins en capitaux semblent voués à augmenter, il faudra très probablement garantir l’accès de ces unités à un éventail plus large d’instruments financiers.