Réforme des systèmes de salaire minimum
Brésil: d’un système régional à un système national, puis à un système mixte
24 juillet 2017
Brésil a mis en place son système de salaire minimum en 1940, il comportait 14 taux régionaux distincts, pour prendre en compte les écarts conséquents du coût de la vie entre les régions, ainsi que les différences dans les niveaux de développement économique et sur le marché du travail. En 1963, le nombre de salaires minima régionaux a été porté à 39.
Une idée s’est imposée par la suite, soit que chaque travailleur au Brésil devrait bénéficier du même salaire minimum; le processus s’est donc inversé, avec une réduction graduelle du nombre de taux, de sorte qu’en 1984, il ne restait plus qu’un seul taux de salaire minimum dans le pays. Toutefois, ce niveau s’est avéré trop faible dans la partie sud-est du pays, la plus développée, alors qu'il était élevé par rapport au salaire moyen dans les régions du nord-est.
Depuis 2000, les Etats ont donc été autorisés à fixer de manière autonome leur propre salaire minimum au-dessus du niveau national, sous réserve de respecter la législation sur la responsabilité budgétaire. Adoptée en 2000, cette loi incite les autorités (fédérales, régionales et municipales) à appliquer une politique budgétaire conservatrice. Très peu d'Etats se sont prévalu de cette possibilité (seulement cinq en 2015), et tous ceux qui l’ont fait se trouvent dans la région du sud-est, la plus développée, où sont installés les secteurs d’activité les plus dynamiques et où sont payés les plus hauts salaires. L’écart entre le taux régional le plus bas et le salaire minimum national se situe dans une fourchette de 12 pour cent (Sao Paulo) à 35 pour cent (Paraná).
Le système prévoit également des salaires minima régionaux différents, selon certains critères catégoriels. Par exemple, dans l’Etat du Paraná, il existe quatre taux distincts (agriculture et élevage; services et commerce; production industrielle; et techniciens semi-qualifiés); Río de Janeiro, Río Grande et Sao Paulo comptent respectivement neuf, quatre et trois taux distincts.
Une idée s’est imposée par la suite, soit que chaque travailleur au Brésil devrait bénéficier du même salaire minimum; le processus s’est donc inversé, avec une réduction graduelle du nombre de taux, de sorte qu’en 1984, il ne restait plus qu’un seul taux de salaire minimum dans le pays. Toutefois, ce niveau s’est avéré trop faible dans la partie sud-est du pays, la plus développée, alors qu'il était élevé par rapport au salaire moyen dans les régions du nord-est.
Depuis 2000, les Etats ont donc été autorisés à fixer de manière autonome leur propre salaire minimum au-dessus du niveau national, sous réserve de respecter la législation sur la responsabilité budgétaire. Adoptée en 2000, cette loi incite les autorités (fédérales, régionales et municipales) à appliquer une politique budgétaire conservatrice. Très peu d'Etats se sont prévalu de cette possibilité (seulement cinq en 2015), et tous ceux qui l’ont fait se trouvent dans la région du sud-est, la plus développée, où sont installés les secteurs d’activité les plus dynamiques et où sont payés les plus hauts salaires. L’écart entre le taux régional le plus bas et le salaire minimum national se situe dans une fourchette de 12 pour cent (Sao Paulo) à 35 pour cent (Paraná).
Le système prévoit également des salaires minima régionaux différents, selon certains critères catégoriels. Par exemple, dans l’Etat du Paraná, il existe quatre taux distincts (agriculture et élevage; services et commerce; production industrielle; et techniciens semi-qualifiés); Río de Janeiro, Río Grande et Sao Paulo comptent respectivement neuf, quatre et trois taux distincts.