L’OIT renforce les soft skills des cheffes d’entreprises en Tunisie

Par le biais de son projet financé par le Ministère Finlandais des Affaires Etrangères « DWW : Travail décent des femmes en Egypte et en Tunisie : » en Tunisie, l’Organisation internationale du travail appui techniquement les membres du bureau exécutif de la Chambre Nationale des Femmes Cheffes d’Entreprises CNFCE dans le domaine de la communication.

26 mai 2021

À l'échelle mondiale, selon les chiffres de la Banque mondiale en 2020, une entreprise sur trois est détenue par une femme. Dans le même temps, L’OIT prône l’investissement dans les femmes comme l’un des moyens les plus efficaces d’accroître l’égalité et de promouvoir la croissance économique inclusive et durable. Les investissements réalisés dans les programmes spécifiques aux femmes peuvent avoir d’importantes répercussions sur le développement, puisque les femmes consacrent généralement une plus grande part de leur revenu à la santé, à l’éducation et au bien-être de leurs familles et de leurs communautés que les hommes. Alors que des mesures ciblées peuvent combler le fossé pour les femmes parallèlement, il est également essentiel d’éliminer les aspects discriminatoires, des politiques, programmes et pratiques économiques et sociaux qui peuvent entraver la pleine participation des femmes à l’économie et la société.1
En 2016, L’OIT poursuivait son appui technique au CNFCE pour créer « l’Académie des femmes cheffes d’entreprises ». Cet espace d’apprentissage mutuel et d’échange d’expériences entre les femmes cheffes d’entreprises est également un lieu de compréhension et de maitrise des enjeux économiques et de réflexion stratégique et opérationnelle contribuant au développement d’une force de propositions pour l’amélioration de l’environnement des affaires pour les femmes en Tunisie. L’Académie propose également une opportunité de réseautage entre les femmes cheffes d’entreprises en Tunisie permettant d’assurer la solidarité et la levée des entraves que connaissent les entreprises en général et celles dirigées par les femmes en particulier.

Apprendre à communiquer pour gagner en leadership et maximiser le développement des entreprises dirigées par des femmes

La question de la communication est au cœur des défis posés aux femmes dans le secteur privé. En effet, l’Académie a identifié cette problématique et propose donc dans son cursus de permettre à ses bénéficiaires cheffes d’entreprises de se former notamment sur la prise de parole en public.
Ce thème est lié aux difficultés relatives aux « soft skills » ou compétences non techniques (ou transversales) qui sont nécessaires à ces cheffes d’entreprises pour permettre à leur activité de se déployer. Elles doivent maitriser la communication autant à l’interne notamment lorsqu’elle s’adresse à leurs collaborateurs qu’à l’externe permettant ainsi de rayonner et de faire rayonner leur entreprise.

A cet effet, une session de formation a été organisée le 22 et 23 mai 2021 en faveur des membres du bureau exécutif de la CNFCE sur la thématique communication et elle a été animée par le journaliste formateur Mr Taoufik Mjaied.

La session a eu pour objectifs de développer :
  • Des connaissances sur les techniques, les concepts fondamentaux et les outils de communication ;
  • La capacité de communiquer les objectifs et les services octroyés de leur organisation;
  • Les connaissances nécessaires pour communiquer avec les différentes parties prenantes impliquées dans un programme et reporter aux autres structures
  • Les capacités à véhiculer des messages uniformes sur leurs missions aux médias
  • La capacité à bien communiquer avec les partenaires
  • La capacité en matière de communication interne
Mr. Taoufik Mjaied a axé son travail sur des exercices pratiques et des simulations en direct (interviews one to one, débats télévisés) en déployant un studio sur place avec tous les moyens techniques. Cet exercice a énormément aidé les participantes à connaitre de prés leurs atouts et faiblesses. En sus, le formateur, leur a donné des check listes établissant ce qui est permis et non permis en matière de communication publique et a offert de nombreuses astuces très pratiques pour réussir une interview.