Violence et harcèlement

L’OIT et l’ONU Femmes, unis pour lutter contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail en Côte d’Ivoire aux côtés du gouvernement et des partenaires sociaux

13 décembre 2021

Abidjan (OIT Info) - L’Organisation internationale du Travail (OIT), en partenariat avec le Ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale et le Conseil National du Dialogue social de la Côte d’Ivoire, ont procédé le jeudi 02 Décembre 2021, à Abidjan, à la pré-validation de deux études sur la violence et le harcèlement au travail en Côte d’Ivoire.

L’atelier a permis de faire une lecture croisée des deux études , l’une à caractère sociologique sur la compréhension du phénomène de la violence et du harcèlement en milieu du travail en Côte d’Ivoire , et l’autre, à caractère juridique, portant sur l’analyse des écarts entre la législation ivoirienne pertinente et les dispositions de la convention n° 190 sur les violences au travail et de la recommandation n° 206 de l’OIT sur la violence et le harcèlement, 2019.

A l’ouverture de l’atelier, Ebenezer Agoh, représentant le Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale a exhorté les législateurs nationaux du travail à s’approprier les conclusions de cet atelier. « En Côte d’Ivoire, aucune étude n’avait été réalisée pour appréhender la violence domestique de genre » a révélé M. Agoh.

A l’issue de l’atelier, les deux études ont été techniquement validées. Elles vont servir à des discussions ultérieures sur les actions à entreprendre à différents niveaux pour lutter contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail, et promouvoir la ratification de la Convention 190 de l’OIT. Une feuille de route a été formulée pour faire le suivi des actions à prendre en vue de la ratification de la Convention 190.

Le Directeur du Bureau pays de l’OIT pour la Côte d’Ivoire, le Benin, le Burkina Faso, la Mali, le Niger et le Togo, Frédéric Lapeyre, a souligné l’importance de ces 2 études qui permettront « d’avoir une vue d’ensemble de la situation de la violence et du harcèlement dans le monde du travail, afin de se débarrasser de ces pratiques qui touchent notamment les femmes qui sont un groupe vulnérable ».

A travers la Convention 190 et la Recommandation 206 de l’OIT, la communauté internationale a clairement fait savoir que la violence et le harcèlement dans le monde du travail ne seront pas tolérés et qu’ils doivent cesser.

« Il est important de signaler que la Convention n°190 de l’OIT fournit la première définition internationale de la violence et du harcèlement dans le monde du travail, y compris la violence et le harcèlement fondés sur le sexe », a dit M. Lapeyre.

OIT et ONU Femmes : même combat contre la violence et le harcèlement au travail


L’atelier a enregistré la présence de la Représentante résidente de l’ONU Femmes qui est venue témoigner aux côtés de l’OIT, son engagement et son appui au gouvernement et pour la fin de la violence et le harcèlement sous toutes ses formes dans le monde du travail.

« Pour le Système des Nations Unies, l'épanouissement professionnelle des femmes et leur pleine participation au développement économique du pays ne peut se faire en dehors d’un environnement de travail exempt de toutes violations de leurs droits » a dit Antonia Ngabala-Sodonon.

C’est à ce titre, a poursuivi Mme Ngabala-Sodonon que « l'ONU Femmes, agences, des Nations Unies œuvrant en faveur de l'égalité des sexes et la protection des droits des femmes dans le cadre de son programme pays 2021-2025, entend aux côtés du BIT soutenir le développement d’une culture d’entreprise favorable aux femmes pour la pleine réalisation de leur potentiel et leur contribution au développement économique du pays ».

L’accès à des évidences factuelles constitue selon la Représentante Résidente de l’ONU Femmes en Côte d’Ivoire, « une opportunité et une contribution majeure à la lutte contre les violences basées sur le genre, à un moment où nous sommes tous et toutes appelés à l’action pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes ».