Concours des journalistes sur le travail des enfants : Les lauréats récompensés.

21 juillet 2022

Le Bureau international du travail (BIT) a procédé ce jeudi 21 juillet 2022 à la remise des prix aux lauréats du concours national des journalistes sur le travail des enfants à la Maison de la presse. Un concours s’inscrit dans le cadre du Projet ACCEL AFRICA qui consiste à accélérer l’élimination du travail des enfants dans l’orpaillage et le coton. La cérémonie était présidée par le Président de la maison de la presse Bandiougou Danté, avec à ses côtés le représentant du ministre de travail et la représentante du directeur pays du BIT.

Le but de ce concours est d’inviter les hommes de médias à participer à leurs manières à la lutte contre le phénomène du travail des enfants. En effet, la question intéresse l’ensemble des défenseurs de droits humains et en premier lieu les hommes de médias. Selon le constat de l’Organisation Internationale du Travail 160 millions dont 63 millions de filles sont concernées, cette augmentation est une première depuis une vingtaine d’années.

Pour rappel, le BIT a déjà formé 7 journalistes 2020 sur la même thématique. Les médias étant le 4ème pouvoir dans un état, les intervenants ont surtout insisté sur le rôle qu’ils peuvent jouer dans la lutte contre ce fléau.

Ce concours qui portait sur le travail des enfants au Mali notamment dans les chaines de l’orpaillage et de cotonnage a permis la formation de ces hommes de médias qui trouveront désormais un terrain de prédilection leur permettant de mieux informer les communautés, les transformer et changer les mentalités, dixit le Président de la maison de la presse. Il a par la suite invité ses confrères à s’impliquer dans cette lutte « Je vous invite davantage à vous intéresser à ces questions, à vous engager à faire au moins une production sur la thématique même en dehors des périodes de concours » a déclaré Bandiougou Danté.

Au Mali, il y au moins 57% d’enfants travailleurs, a indiqué Amadou THIAM représentant du Ministre de travail. Selon lui, l’état du Mali a déjà ratifié deux conventions fondamentales en rapport avec le travail des enfants. Il s’agit de la convention 138 sur l’âge minimum d’admission à l’emploi et la convention 182 sur l’élimination des pires formes de travail des enfants.

Participation au concours


Les candidatures retenues au concours l’ont été à travers des critères bien déterminés, il s’agit de la créativité, l’exactitude, l’équilibre et la représentation positive du travail des enfants dans les milieux déjà énumérés. Quatre prix ont été décernés dans différents catégories : le prix du meilleur reportage presse classique qui est revenu à Siaka DIAMOUTENE, meilleur reportage vidéo à Mohamed DAGNIOKO, meilleur article blog image à Souleymane SANGARE, et meilleur billet à Ibrahim TOGOLA. Chaque gagnant a encaissé une somme de deux cent mille franc, un ordinateur portable, un appareil photo et un dictaphone.

M. Amadou THIAM a profité de l’occasion pour féliciter et remercier les lauréats pour l’engouement qu’ils ont entrepris vis-à-vis de cette initiative. Il n’a pas manqué de leur encourager à continuer d’agir aux côtés du gouvernement et de ses partenaires pour qu’ensemble ils puissent relever ce défi.

Pour la représentante du directeur pays de l’OIT, Sophie De Coninck le travail des enfants étant un obstacle au développement le défi reste immense et les hommes de médias y ont un rôle important. « Il y a beaucoup d’incompréhensions par rapport à ce qu’on entend par travail des enfants à abolir, beaucoup de confusions, utilisez les bons concepts et clarifiez le type de travail des enfants qui est visé pour élimination. » a-t-elle souligné.

Siaka DIAMOUTENE qui a effectué son reportage dans le cercle Kenieba où il a été sur un site d’orpaillage, a été éperdument touché par ce qu’il a vu « j’ai été vraiment ému par la misère dans laquelle les enfants évoluent ». Selon ses dires, il a été également témoin de beaucoup de choses à Kampala dans la région de Sikasso, où il a fait une enquête, des choses qu’il détaille dans son article.