Comment l’OIT contribue à l’éradication du travail forcé dans l’industrie du coton en Ouzbékistan
En Ouzbékistan, environ un adulte sur quatre participe à la récolte annuelle du coton qui se déroule de septembre à novembre. Découvrez ce que fait l’OIT pour prévenir le recours au travail forcé pendant la récolte du coton.
Près d’un quart de la population adulte d’Ouzbékistan – plus de trois millions de personnes – participe à la récolte du coton chaque année. Environ deux tiers sont des femmes.
L’OIT surveille le recours au travail des enfants pour la récolte de coton depuis 2013. À partir de 2015, elle a commencé à contrôler la récolte afin de détecter le travail forcé et le travail des enfants dans le cadre d’un accord avec la Banque mondiale.
Il est généralement admis que le recours systématique au travail des enfants a été aboli pendant cette période.
Si le travail forcé des adultes perdure, nous constatons aussi des progrès encourageants en vue de son éradication. En septembre 2017, le Président ouzbek Shavkat Mirziyoyev
a prononcé un discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York où il a promis de mettre fin au travail forcé dans son pays et a rappelé l’engagement de son gouvernement auprès de l’OIT.
Peu après, le gouvernement ouzbek a annoncé qu’il allait rappeler tous les étudiants et les fonctionnaires travaillant effectivement dans les champs de coton – une avancée majeure vers l’éradication du travail forcé dans ce secteur vital pour son économie.
Forme les personnes directement impliquées dans le recrutement des ramasseurs de coton
Assure une surveillance indépendante de l’efficacité des systèmes de recrutement
Enquête sur l’expérience de recrutement des ramasseurs de coton
Sensibilise aux droits des travailleurs
Renforce les mécanismes de communication d’informations
Publie les résultats de ses contrôles et fait des recommandations
Encourage des réformes de grande ampleur pour l’agriculture et le marché du travail
Pour découvrir comment le projet TPM de l’OIT contribue à promouvoir l’emploi et à protéger les populations d’Ouzbékistan, lisez le blog de Beate Andrees (Cheffe du Service Principes et droits fondamentaux au travail de l’OIT).
Cet article a été rédigé dans le cadre de la campagne "50 for Freedom"(projet Bridge de l'OIT)