Journée internationale des migrants 2010

L’OSCE et le BIT publient une nouvelle étude intitulée «Renforcer la gouvernance des migrations»

A l’occasion de la Journée internationale des migrants le 18 décembre, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et le Bureau international du Travail (BIT) ont publié une nouvelle étude sur le renforcement de la gouvernance des migrations.

16 décembre 2010

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GENÈVE (Nouvelles du BIT) – A l’occasion de la Journée internationale des migrants le 18 décembre, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et le Bureau international du Travail (BIT) ont publié une nouvelle étude sur le renforcement de la gouvernance des migrations (en anglais).

S’appuyant sur les déclarations d’engagement des 56 pays participant à l’OSCE, le rapport passe en revue ce qui a été fait pour établir et renforcer la gouvernance des migrations à travers la région, ce qui reste à faire et les moyens à déployer pour améliorer la gestion des migrations grâce à la coopération internationale.

Commençant par un examen détaillé de la mise en œuvre des multiples engagements pris par les pays de l’OSCE au cours des 35 dernières années, le rapport conclut sur des recommandations de nouvelles politiques et d’activités spécifiques. Il plaide plus particulièrement en faveur de mesures immédiates pour prévenir les effets de la récente crise économique et sociale sur les travailleurs migrants.

Le rapport souligne qu’une réglementation efficace des migrations ne peut être viable qu’au moyen de partenariats et d’une coopération entre les pays d’origine, de transit et de destination, en s’appuyant sur un cadre de normes et de politiques internationales qui garantit la protection des individus concernés et facilite le dialogue et la coopération.

Il montre aussi que les migrations pourront contribuer à remédier aux pénuries de main-d’œuvre et de qualifications dans les pays de l’OSCE mais qu’elles ne pourront pas totalement compenser le vieillissement de la population européenne. Ainsi, il faudrait un flux constant d’environ 13 millions d’immigrés par an dans la région de l’OSCE pour conserver un ratio constant entre le nombre total de personnes âgées (65 ans et plus) et le nombre de personnes en âge de travailler (de 15 à 64 ans) jusqu’en 2050.

L’étude établit que les rapatriements de fonds sont le principal bénéfice des migrations pour les pays d’origine. Dans la région de l’OSCE, les rapatriements ont considérablement augmenté ces dernières années pour se situer à 46,8 milliards de dollars en 2007, en provenance d’Amérique dans leur immense majorité (42,6 milliards de $).

Si les pays d’origine tirent parti des rapatriements de fonds, l’émigration peut aussi entraîner une fuite des cerveaux qui provoque un déficit de ressources humaines dans des domaines essentiels et met en péril le progrès économique et les institutions sociales des pays les moins développés. L’étude cite plusieurs exemples: l’Albanie qui a perdu un tiers de sa main-d’œuvre qualifiée au cours de la décennie faisant suite à la chute du communisme; l’Ukraine où environ 30 pour cent des scientifiques ont quitté le pays au cours des dix dernières années; et la Bulgarie qui a perdu 500 000 diplômés du supérieur depuis 1995.

Mettant en exergue des politiques et des pratiques nationales efficaces en matière migratoire, le rapport contient des informations de référence sur les migrations, un bilan des engagements de l’OSCE sur les migrations internationales, et des données permettant d’évaluer la réalisation des engagements, avec de nombreux exemples de bonnes pratiques.

«Cette publication est une référence précieuse pour les fonctionnaires gouvernementaux et pour le personnel des organisations concernées. Elle est une source d’inspiration et d’orientation pour élaborer des politiques et des pratiques migratoires efficaces au plan national. Elle encourage l’action et la coopération entre les Etats membres de l’OSCE, les organisations internationales et autres parties prenantes, en particulier le monde des affaires, les syndicats et la société civile», déclare Gloria de Pascual, directrice du Programme des migrations internationales du BIT.

Les migrations internationales sont un enjeu important pour les Etats Membres de l’OIT et les pays participant à l’OSCE depuis longtemps. Les migrations de main-d’œuvre figurent sur l’agenda de l’OIT depuis sa création en 1919 et les questions relatives aux migrations ont été traitées par l’OSCE/CSCE dès sa création à Helsinki en 1975.

La préparation de l’ouvrage a été parrainée par la Présidence grecque de l’OSCE en 2009. L’OIT a été mandatée pour mener les recherches nécessaires, préparer un rapport d’engagements pour le 17e forum économique et environnemental de l’OSCE qui s’est tenu à Athènes l’an dernier, puis pour préparer le rapport.

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