Photo de groupe des participants à l’atelier de capitalisation et de mise à l’échelle du projet biochar, illustrant une dynamique collective en faveur de solutions durables.

Emplois verts

L’OIT et le Japon créent des emplois verts grâce au biochar en Côte d’Ivoire et ouvrent la voie à une mise à l’échelle

Découvrez comment le projet Biochar, financé par le Japon et mis en œuvre par l’OIT avec ses partenaires, a permis de former des jeunes, créer des unités de production et renforcer la résilience agricole dans le Nord de la Côte d’Ivoire.

18 mars 2026

Photo de groupe des participants à l’atelier de capitalisation et de mise à l’échelle du projet biochar, illustrant une dynamique collective en faveur de solutions durables © François Gombahi Kouassi / OIT

ABIDJAN (OIT Infos) - L’Organisation Internationale du Travail (OIT) en Côte d’Ivoire a organisé le 12 mars 2026 à Abidjan l’atelier de capitalisation et de mise à l’échelle des initiatives Biochar dans le cadre du projet « Emplois verts pour les jeunes en réponse à la crise des réfugiés au Nord ». Cet événement marque la conclusion de la phase actuelle du projet, soutenu financièrement par le Gouvernement du Japon et mis en œuvre en collaboration avec les autorités nationales et locales ainsi que divers partenaires techniques.

Le projet, déployé principalement dans la région du Tchologo (départements de Kong et Ouangolodougou, Nord du pays), a permis de former et d’accompagner 338 bénéficiaires, dont 189 femmes, au sein de 24 unités de production de biochar, compost et digestat. Les bénéficiaires ont ainsi pu générer des revenus complémentaires et développer des compétences entrepreneuriales tout en contribuant à la résilience climatique des communautés rurales. À ce jour, 39 tonnes de biochar ont été produits, testés sur des champs-écoles pour améliorer la fertilité des sols et réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Ndeye Coumba Diop, Directrice du Bureau pays de l’OIT à Abidjan, mettant en lumière l’importance stratégique du biochar pour la durabilité des systèmes agricoles et le renforcement des moyens de subsistance
© François Gombahi Kouassi / OIT-Abidjan
© François Gombahi Kouassi / OIT-Abidjan
Ndeye Coumba Diop, Directrice du Bureau pays de l’OIT à Abidjan, mettant en lumière l’importance stratégique du biochar pour la durabilité des systèmes agricoles et le renforcement des moyens de subsistance

Ndeye Coumba Diop, Directrice du Bureau Pays de l’OIT-Abidjan, a déclaré :

« La transition écologique ne sera durable que si elle est économiquement viable, socialement inclusive et porteuse d’emplois décents. En transformant les résidus agricoles en opportunités économiques, le biochar peut devenir un levier concret pour l’emploi des jeunes et la prospérité des communautés rurales en Côte d’Ivoire. »

Junji Gomakubo, Ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, à la tribune, présentant les enjeux stratégiques du biochar pour une agriculture durable et résiliente
© François Gombahi Kouassi / OIT-Abidjan
© François Gombahi Kouassi / OIT-Abidjan
Junji Gomakubo, Ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, à la tribune, présentant les enjeux stratégiques du biochar pour une agriculture durable et résiliente

L’Ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, a ajouté :

« Le Japon est extrêmement heureux d’avoir pu contribuer à ce projet qui ouvre des perspectives en matière de création d’emplois, d’amélioration de la production agricole et de renforcement de la résilience face au changement climatique. » Pour Gomakubo Junji, ce projet menéen collaboration avec le Japon, la Côte d’Ivoire et l’OIT a une importance capitale : « Il contribuera au renforcement de la stabilité sociale et au développement économique de votre pays », a-t-il souligné.

Le Japon est extrêmement heureux d’avoir pu contribuer à ce projet qui ouvre des perspectives en matière de création d’emplois, d’amélioration de la production agricole et de renforcement de la résilience face au changement climatique

Junji Gomakubo

Le Représentant du ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique, a pour sa part, à la fois rappelé l’impact du projet biochar et la volonté du gouvernement d’en élargir la portée. « Le projet que nous examinons aujourd’hui constitue une illustration concrète de la promotion des emplois verts.

Au-delà des résultats techniques, ce projet nous montre que les solutions climatiques peuvent également être des solutions économiques pour la jeunesse », souligne Anderson Assui, Conseiller Spécial, représentant le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique pour qui « L’enjeu désormais, est de passer de ces initiatives pilotes à des programmes capables d’être déployés à grande échelle, afin de toucher un plus grand nombre de jeunes et de territoires. »

Anderson Assui, Conseiller spécial et représentant du ministre de la Promotion de la Jeunesse, saluant les résultats du projet biochar et appelant à sa mise à l’échelle
© François Gombahi Kouassi / OIT-Abidjan
© François Gombahi Kouassi / OIT-Abidjan
Anderson Assui, Conseiller spécial et représentant du ministre de la Promotion de la Jeunesse, saluant les résultats du projet biochar et appelant à sa mise à l’échelle

Patrick Pédia, Représentant le ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique, a salué les initiateurs du projet biochar :

« Nous félicitons l’OIT et le Japon pour leur soutien à l’expérimentation du biochar, qui est un fertilisant aux vertus exceptionnelles ».

Patrick Pédia, représentant le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, mettant en exergue les vertus du biochar pour la résilience climatique et la gestion durable des ressources naturelles
© François Gombahi Kouassi / OIT-Abidjan
© François Gombahi Kouassi / OIT-Abidjan
Patrick Pédia, représentant le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, mettant en exergue les vertus du biochar pour la résilience climatique et la gestion durable des ressources naturelles

L’atelier a également permis de partager les bonnes pratiques, d’identifier les défis rencontrés et de définir les conditions pour la réplication et la durabilité des initiatives biochar. La pertinence de la thématique ainsi que du modèle présenté a suscité un vif intérêt parmi des participants, issus des ministères sectoriels, du système des Nations Unies, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers et de la société civile. Ils se sont engagés à soutenir les initiatives d’une prochaine phase du projet pour étendre les acquis et renforcer les opportunités d’emplois verts dans les zones rurales.

Les représentants des bénéficiaires ont également témoigné de l’impact concret du projet sur leur quotidien, mettant en avant les améliorations observées dans leurs conditions de vie ainsi que dans leurs perspectives économiques. Ils ont notamment souligné les nouvelles opportunités de revenus et de compétences générées par les activités liées au biochar.  La forte participation des femmes dans la mise en œuvre de cette initiative reste un moteur essentiel pour le succès et la pérennité du projet. 

Deux bénéficiaires du projet biochar partageant leurs témoignages lors de l’atelier de capitalisation, illustrant l’impact concret du biochar sur l’amélioration de leurs conditions de vie.
© François Gombahi Kouassi / OIT-Abidjan
© François Gombahi Kouassi / OIT-Abidjan
Deux bénéficiaires du projet biochar partageant leurs témoignages lors de l’atelier de capitalisation, illustrant l’impact concret du biochar sur l’amélioration de leurs conditions de vie.

Pour plus d’informations, contactez :

  • Bissié Roland, Coordinateur national du projet biochar
    Email : [email protected] | Tél. : 0749870746

Revue de presse de l'atelier de capitalisation