Cameroun : Célébration conjointe de la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants et de la journée de l’enfant africain

Sous la présidence du Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale (MINTSS), M. Grégoire Owona, assisté de Mme Pauline Irène Nguene, Ministre des Affaires sociales (MINAS) et en présence de Mme Allegra Maria Del Pilar Baiocchi, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies, Représentant Résident du PNUD et Coordonnateur humanitaire au Cameroun, l’ETD/BP-Yaoundé a célébré le lundi 18 juin 2018, conjointement avec la Journée de l’Enfant Africain, la Journée mondiale contre le travail des enfants. Cette année, les deux événements ont été associés dans une campagne commune en vue d’améliorer la sécurité et la santé des jeunes travailleurs et de mettre fin au travail des enfants.

20 juin 2018

Sous la présidence du Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale (MINTSS), M. Grégoire Owona, assisté de Mme Pauline Irène Nguene, Ministre des Affaires sociales (MINAS) et en présence de Mme Allegra Maria Del Pilar Baiocchi, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies, Représentant Résident du PNUD et Coordonnateur humanitaire au Cameroun, l’ETD/BP-Yaoundé a célébré le lundi 18 juin 2018, conjointement avec la Journée de l’Enfant Africain, la Journée mondiale contre le travail des enfants. Cette année, les deux événements ont été associés dans une campagne commune en vue d’améliorer la sécurité et la santé des jeunes travailleurs et de mettre fin au travail des enfants.

En effet, selon le Bureau International du travail (BIT), 218 millions d’enfants entre 5 et 17 ans sont occupés économiquement dans le monde. Parmi eux, 152 millions sont astreints au travail des enfants et près de la moitié, 73 millions, accomplissent des travaux dangereux. En outre, dans l’absolu, près de la moitié du travail des enfants (soit 72 millions) se trouve en Afrique. Ces enfants qui travaillent, pour la plupart, dans les mines, les champs et les usines ou chez eux, sont exposés à des pesticides et autres substances toxiques, obligés de porter de lourdes charges ou alors soumis à des horaires exténuants.

L’édition 2018 de la Journée mondiale contre le travail des enfants a mis l’accent sur la suppression du travail dangereux des enfants. C’est l’une des priorités des campagnes menées par l’OIT contre le travail des enfants et pour l’amélioration de la sécurité et de la santé des jeunes en âge légal de travailler – «Génération sécurité & santé ». Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 réaffirme, par ailleurs, qu’il est urgent d’éliminer les pires formes de travail des enfants, dont fait partie le travail dangereux, et qu’il faut promouvoir la sécurité sur le lieu de travail et assurer la protection de tous les travailleurs ; il se fixe comme cible de mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes d’ici à 2025.

Prenant en premier la parole, Madame Vera Lucia Perdigao-Paquete, Directrice de l’ETD/BP-Yaoundé a réitéré l’engagement du BIT à œuvrer, en synergie avec les autres partenaires au développement, en vue de poursuivre les appuis techniques aux mandants tripartites du Cameroun, dans le domaine de la lutte contre le travail des enfants. La parole a, par la suite, été passée à Mme Amanda Mejía-Cañadas, Spécialistes des Normes internationales du travail et du droit du travail pour la présentation du thème de la journée « Génération Santé et Sécurité ».

Madame Pauline Irène Nguene, Ministre des Affaires sociales (MINAS) dans son allocution a, notamment, évoqué l’interdépendance existante entre le respect, la protection et la jouissance du droit à l’éducation et du droit au nom, d’où l’importance du registre civil des naissances. Elle a également mentionné les multiples actions menées par le MINAS en la matière.

Le Ministre du Travail et de la Sécurité sociale (MINTSS), Monsieur Grégoire Owona, a réitéré l’engagement du Cameroun dans la lutte contre le travail des enfants, tout en relevant les questions en attente d’être abordées, telles que la mise à jour des données concernant l’incidence du travail des enfants, la révision de la liste des travaux dangereux et la réactivation du Comité National de Lutte contre le Travail des Enfants.

Il convient de relever que l’évènement a bénéficié de la participation active de l’Association des Enfants et Jeunes Travailleurs du Cameroun (AEJTM) qui, par le biais des témoignages de plusieurs de ces membres, a permis à l’assistance de prendre la mesure du phénomène et de ses effets sur la jouissance des droits à la santé et à l’éducation, ainsi que des actions menées par l’Association.

Le processus d’élaboration, de validation et de d’adoption du Plan d’Action National pour l’Elimination du Travail des Enfants au Cameroun (PANATEC) a été présenté par Monsieur Parfait Abouga, Inspecteur principal des Affaires sociales du MINTSS.

La célébration s’est conclue avec un panel de discussion, dans le cadre duquel la plupart des intervenants ont souligné l’importance que revêt une approche intégrée visant à éliminer le travail des enfants.