Coopération OIT/MINTRANSPORTS
Atelier régional de renforcement des capacités des Inspecteurs maritimes des pays du MOU d'Abuja sur la Convention du travail maritime (MLC, 2006)
En collaboration avec l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et Ministère des Transports (MINTRANSPORTS) du Cameroun, le Mémorandum d’’entente sur le contrôle par l’Etat du port pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (MoU d’Abuja) a organisé du 15 au 19 juillet 2024 à Douala, un séminaire régional pour la formation des Inspecteurs maritimes de pays membres de l’Afrique de l’Ouest et du Centre sur la Convention du travail maritime (MLC, 2006).
23 juillet 2024
L’événement qui a regroupé une cinquantaine d’Inspecteurs maritimes désignés par leur gouvernement respectif, avait pour objectifs (1) le renforcement des capacités de ces personnels en matière d’inspection des navires dans la perspective de l’Etat du port selon les directives de la MLC, 2006 telle qu’amendée, (2) la promotion de la ratification de la MLC, 2006, (3) l’harmonisation des outils de contrôle par les Etats de port de la région du MoU d’Abuja ; ce, dans la perspective d’améliorer les conditions de vie et de travail des gens de mer.
Dans son mot d’ouverture, la représentante du Ministre des Transports, Mme Mireille BIAS a exprimé la gratitude du gouvernement camerounais à l’endroit de l’OIT pour l’appui technique apporté et du Secrétariat Général du MoU d‘Abuja pour le choix du Cameroun pour abriter ces travaux, ainsi que l’engagement du Cameroun en faveur des droits des marins.
Pour le MINTRANSPORTS, la MLC, 2006 est un instrument essentiel et une norme mondiale permettant de garantir les conditions de vie et de travail décentes et sûres pour les marins du monde entier. Elle a émis le vœu que ce séminaire soit une occasion pour les participants de différents pays de partager leurs expériences respectives, de renforcer les compétences et de développer des outils et des stratégies communes pour surmonter les défis et contribuer à l’amélioration des conditions de travail des gens de mer dans les pays maritimes de l’Afrique de l’Ouest et du Centre selon les articles, les standards, le code et les directives de la MLC, 2006.
Prenant la parole au nom du Directeur du Bureau de l’OIT à Yaoundé, Mme Josée-Blandine Ongotto a exprimé la gratitude de l’OIT au gouvernement du Cameroun pour l’hospitalité qu’il n’a pas hésité à offrir pour abriter cette activité régionale. Mme Ongotto a énuméré les principaux maux qui minent le secteur maritime en Afrique, à savoir : la mondialisation, le changement climatique, la digitalisation, la transition énergétique et l’instabilité politique.
A la suite de l’OIT, l’ancien Secrétaire Général du MoU d’Abuja, l’ingénieur B. O. Oluwole, a ajouté l’absence d’informations sur les pavillons fréquentant les côtes de l’Afrique du Centre et de l’Ouest ; ce qui fait de cette région « un havre sûr fréquenté par les boîtes rouillées et de vieux navires ».
Ce séminaire régional a porté sur les principales parties de la convention y compris les articles, les standards, le code et ses directives sur l’inspection par l’Etat du pavillon et le contrôle par l’Etat du port. De manière plus spécifique, le séminaire a mis un accent particulier sur les différents titres de la convention et particulièrement le Titre 5 sur la Conformité et l’application. A travers des cas pratiques et des simulations, les experts d’ITCILO ont présentés aux participants les techniques de contrôle de navires tant pour les Etats de pavillon que pour les Etats de port.
L’atelier régional sur la MLC s’est déroulé en deux parties : un volet didactique ou théorique suivi d’exercices pratiques. S’agissant du volet théorique, durant les sessions, les Inspecteurs maritimes ont parcouru les aspects théoriques et pratiques de la MLC, 2006. Sur le plan purement pratique, les participants ont abordé les domaines thématiques spécifiques liés à la convention sur le travail maritime. Pour clôturer cette formation, les Inspecteurs maritimes ont procédé à l’inspection de 03 (trois) navires munis d’une liste de contrôle consensuelle aux fins d’y vérifier les protocoles de sécurité, les logements de l’équipage, les conditions de travail, etc.
Au terme de cette formation, les Inspecteurs maritimes ont une meilleure compréhension de la MLC, 2006. Justifiant de connaissances pointues sur les exigences auxquelles les navires et les marins doivent se conformer, ces Inspecteurs maritimes pourront désormais naviguer dans les subtilités de la Convention sur le travail maritime.