Investissements durables dans l'agriculture africaine
Durée
1 juillet 2012 - 31 mars 2028
Partenaire(s) de développement
Fonds d'investissement pour l'agriculture et le commerce en Afrique (AATIF) et Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE)
Référence
GLO/12/08/AAT, GLO/25/05/AAT, GLO/25/05/AAT
Contact
Contexte
Plus de 50 % de la population africaine vit dans des zones rurales, qui recèlent un potentiel considérable de croissance économique et de moyens de subsistance. Cependant, les zones rurales sont également caractérisées par de graves problèmes de travail décent : taux de chômage et de sous-emploi élevés, niveaux élevés d'emplois temporaires ou occasionnels, protection sociale limitée, prévalence du travail des enfants, en particulier dans l'agriculture, faibles niveaux de syndicalisation et mauvaises conditions de travail en général. De plus, les zones rurales sont chroniquement mal desservies par les prestataires de services financiers, ce qui constitue un facteur limitant le développement économique. Même lorsque les services financiers sont accessibles, les données montrent que les préoccupations sociales ne sont souvent pas pleinement intégrées dans les décisions de financement et dans la prestation des services.
Objectif
S'efforçant de libérer le potentiel de l'agriculture sur une base durable, le gouvernement allemand, en collaboration avec sa banque de développement KfW, a créé le Fonds d'investissement pour l'agriculture et le commerce en Afrique (AATIF) en 2011. Ce partenariat public-privé innovant vise à fournir une meilleure sécurité alimentaire et à créer des emplois et des revenus pour les agriculteurs, les entrepreneurs et les travailleurs en investissant patiemment et de manière responsable au sein de chaînes de valeur locales efficaces.
Depuis 2012, l'OIT collabore avec l'AATIF pour améliorer l'impact social des investissements agricoles. En 2013, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a rejoint la collaboration, ajoutant une expertise sur les questions environnementales.
Activités
Élaboration d'outils d'évaluation des investissements durables
Aux premières étapes de la collaboration, l’OIT a élaboré une méthodologie d’évaluation des risques et impacts sociaux et environnementaux des investissements agricoles. L’OIT a testé cette méthodologie auprès de 15 institutions partenaires dans 11 pays africains et a affiné le processus. En outre, l’OIT et le PNUE ont conseillé l’AATIF dans la mise à jour de ses directrices de sauvegarde sociale et environnementale et dans l’établissement d’un cadre de suivi et d’évaluation. Constatant que de nombreuses institutions partenaires demandant un financement de l’AATIF manquaient de capacité en gestion sociale et environnementale, l’OIT a commencé à offrir une assistance technique à petite échelle pour permettre à ces institutions d’améliorer leur gestion sociale et environnementale.
Établir un impact et renforcer les capacités pour un investissement durable
Les phases suivantes de la collaboration ont permis d’élargir les outils d’évaluation et d’ajouter une dimension de suivi. De plus, tous les partenaires de la collaboration ont renforcé leurs efforts pour mettre en œuvre le cadre d’évaluation à travers des évaluations rapides, des études sociales et environnementales, ainsi qu’une évaluation d’impact. L’OIT était responsable de l’appui technique pour toutes les études visant à établir l’impact sur le développement d’un instrument de financement mixte tel que l’AATIF. L’OIT a également élaborée une stratégie de renforcement des capacités, accompagnée de supports de formation sur la gestion des risques et des impacts sociaux et environnementaux dans le financement agricole.
Gestion de la durabilité
Au cours de la phase actuelle de la collaboration, l’OIT et le PNUE agissent en tant que conseillers en durabilité auprès de l’AATIF. En s’appuyant sur les résultats et les enseignements des phases précédentes, nous visons à renforcer la portée au sein du secteur financier et de la chaîne de valeur agricole en renforçant la capacité de l'AATIF de générer un impact social, environnemental et de développement positif. À cette fin, l’OIT et le PNUE : i) examinent les politiques de durabilité de l’AATIF, ii) élargissent la méthodologie d’évaluation de la durabilité, iii) établissent l’impact créé par les investissements à impact de l’AATIF, iv) fournissent une assistance technique à petite échelle pour améliorer la gestion de la durabilité des institutions partenaires, v) renforcent les capacités de gestion de la durabilité de l'AATIF et de ses institutions partenaires, et vi) communiquent et diffusent les résultats du projet. En 2024, les institutions partenaires de l’AATIF employaient plus de 32,000 personnes (dont 40 % de femmes) et ont touché plus de 380,000 petits exploitants agricoles à travers l’Afrique.
Portefeuille AATIF
Le tableau ci-dessous résume les principales caractéristiques des sociétés du portefeuille de l’AATIF ainsi que leurs activités et chaînes de valeur en 2024 :
| Portefeuille | Localisation | Activités |
| Investissements directs et intermédiaires | Benin, Nigeria et Tanzanie | Commerçant en graines de soja et de tournesol |
| Côte d’Ivoire | Commerçant en cacao | |
| Kenya | Fournisseur d'intrants pour le secteur de l'élevage | |
| Panafricain (focus : Malawi, Mozambique et Tanzanie) | Transformateur et négociant de produits agricoles | |
| Senegal | Transformateur d'oignons | |
| Tanzanie | Processeur de blé | |
| Zambie | Transformateur de maïs et de soja | |
| Zambie | Producteur de blé, de maïs et de soja | |
| Zambie | Transformateur de blé et de maïs | |
| Zambie | Producteur d'huile alimentaire | |
| Institutions financières | CEDEAO | Banque régionale de développement |
| Côte d’Ivoire | Banque universelle | |
| Nigeria | Banque universelle | |
| Nigeria | Banque universelle | |
| Tunisie | Institution de microfinance | |
| Zimbabwe | Banque universelle |
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