Accélérer les progrès dans la lutte contre le VIH et le sida et mettre fin aux inégalités dans le monde du travail

Le Cameroun compte parmi les pays dits à haut impact du sida, avec une épidémie généralisée. La prévalence dans la population générale (15-49 ans) selon la dernière enquête EDS-MICS (2011) est de 4,3%, et l’épidémie touche beaucoup plus les femmes (5,6%) que les hommes (2,9%). La tranche d’âge la plus affectée est celle des 30-39 ans (8,1% (10% chez les femmes et 5,8% chez les hommes) soit la couche active de la population. Le monde du travail est particulièrement touché, les travailleurs ont une prévalence de 4,8% contre 2,9% chez ceux qui n’ont pas d’emploi. Les institutions du monde (publiques, privées, para-publiques) du travail sont vivement à ces effets interpelés pour renforcer l’appropriation de la lutte contre cette épidémie. Leur contribution s’inscrit dans le cadre de la multi-sectorialité qui est un des fondements de la riposte adoptée par le Cameroun.

Détails du projet

3 janvier 2022 - 29 décembre 2023

ONUSIDA

GLO/22/06/UNA

Cameroun - Yaoundé

Dr. Joseph Kemmegne ([email protected])

Le pays a adhéré aux objectifs mondiaux de lutte contre le VIH, le Sida et les IST « 90, 90, 90 » qui prévoient d’amener 90% de personnes vivant avec le VIH à connaître leur statut sérologique, de mettre 90% de ces personnes connaissant leur statut sous traitement antirétroviral (ARV) et que 90% de ces dernières recevant un traitement ARV aient une charge virale indétectable. Ces résultats tardent à être réalisés à cause de différentes contraintes.
La persistance de la stigmatisation et de la discrimination, dans les ménages et dans les lieux de travail rend encore plus difficile la lutte contre le VIH malgré les efforts conjugués du Gouvernement et de ses partenaires nationaux et internationaux. Les résultats de l’étude sur l’index de STIGMA montre que 47% des pertes d’emplois ou des revenus des personnes enquêtées sont dues à leur statut séropositif. Lorsque l’environnement est stigmatisant, les individus craignent de découvrir s’ils sont ou non infectés, de chercher à s’informer sur les moyens de réduire les risques d’exposition au VIH de crainte de susciter des doutes sur leur statut VIH. En outre la peur des conséquences de la stigmatision-discrimation va également empêcher les PVVIH de dévoiler leur infection et de recourir aux services de prise en charge.

Partenaires institutionnels
• MINTSS,
• GICAM,
• MINAS,
• RECAP+

Objectifs
• Accroitre l’accès aux services de prévention et de prise en charge médicale du aux travailleurs hommes et femmes et personnes vivant avec handicap visuel et auditif
• Contribuer à réduire la stigmatisation et la discrimination liées au VIH et au Sida sur les lieux de travail

Bénéficiaires ultimes
• Hommes et femmes en milieu de travail, y compris dans l’économie informelle
• Hommes et femmes vivant avec handicap visuel et auditif

Résultats attendus
Les travailleurs et autres personnes vulnérables comme les vivants avec handicaps bénéficient d'un accès équitable aux services de prévention, de traitement, de soins en matière de VIH
Le milieu de travail est exempt de discrimination et de stigmatisation liée au VIH et sida.