Discurso de Virgilio Levaggi en la conferencia "La agenda del trabajo decente en Haití, la cooperación técnica de la OIT. (texto en francés)
9 de octubre de 2014
Bonjour Mesdames et Messieurs:
À l'OIT, nous sommes convaincus que le sens de notre présence aujourd'hui en Haïti est de coopérer avec les priorités de nos constituants tripartites pour le progrès national.
Nous considérons qu'un développement qualifié d’humain doit avoir en son cœur le travail, et non pas un travail quelconque. Le travail qui donne la dignité et permet le développement des capacités propres à chaque personne, n'est pas un travail quelconque. N’est pas un travail décent celui effectué sans le respect des principes et droits fondamentaux au travail. N’est pas un travail décent celui qui empêche d'avoir un revenu proportionnel à l'effort réalisé sans discrimination fondée sur le sexe ou tout autre motif, tout comme celui réalisé sans protection sociale ou qui exclut le dialogue social.
Le travail décent c'est l'occupation productive qui est rémunérée de manière juste et qui s'exerce dans des conditions de liberté,
d'équité, de sécurité et de respect de la dignité humaine.
Le travail reste le principal moyen par lequel les personnes définissent leur propre identité et leur position dans la communauté. Il s’agit en effet du meilleur moyen de mieux participer à la vie d'une société parce qu'il contribue à l’estime de soi et la réalisation personnelle, fournit du prestige social, permet d'acquérir les revenus, ainsi que de faciliter la participation civique des citoyens. Le travail a été, est et sera un élément fondamental du "contrat social" qui soutient la gouvernance de toute démocratie.
Pour que le développement soit humain, le travail décent est nécessaire. Pour que la personne humaine revienne au centre de la politique et de l'économie, il est crucial de mettre la politique de l’emploi au cœur du processus de prise de décisions économiques, publiques et privées: pour cette raison la conception du travail décent peut être utile. Afin d’assurer le développement humain dans un pays nous avons besoin de plus d’emplois de meilleure qualité.
Ces dernières semaines, nous avons maintenu des rencontres avec chacun de nos constituants pour connaître leurs priorités concernant un possible agenda haïtien pour le travail décent. Ces réunions sectorielles de l'OIT avec les travailleurs, employeurs et fonctionnaires du gouvernement ont servi à connaître quels seraient leurs priorités dans le cadre des quatre objectifs stratégiques du travail décent (principes et droits au des travailleurs, promotion de l'emploi, de la protection sociale et du dialogue tripartite).
Nous allons écouter aujourd'hui ces priorités et, dans 15 jours, nous commencerons à nous rencontrer régulièrement de manière tripartite pour préciser des concordances et synergies possibles permettant de définir les domaines prioritaires pour notre coopération avec le pays, à savoir le Programme du travail décent pour Haïti (2015-2020). Le programme du travail décent est l'outil programmatique que nous avons utilisé à l'OIT, depuis une dizaine d'années, pour centrer notre coopération.
Aujourd'hui, également, nous écouterons deux éminents latino-américains, très amis d'Haïti, qui sont venus pour partager leurs expériences sur l’importance du dialogue social. Pendant l'administration de l'ancien Président Torrijos, tout comme au cours de la gestion de l'ancien Ministre Puig, des programmes du travail décent ont été mis en œuvre, au Panama et en République Dominicaine respectivement. Ces deux amis, que je remercie pour leur présence et leur aide, présenteront leurs visions sur comment le dialogue tripartite a servi à la croissance économique, la génération de plus d’emploi de meilleure qualité et l'amélioration de la gouvernance démocratique dans leurs pays.
La présence parmi nous de M. Houngbo Directeur Général Adjoint de l'OIT est la preuve de l'engagement de l'OIT, dirigée par M. Guy Ryder, à l’égard Haïti.
Je remercie l'effort de mes collègues de Genève et de San José, en particulier aux 25 fonctionnaires que nous avons à Port-au-Prince, presque tous haïtiens, dirigés depuis un an par M. Julien Magnat.
À tous ceux qui ont décidé de nous accompagner aujourd'hui, autant haïtiens qu'étrangers, merci beaucoup pour votre présence que nous interprétons comme un appui à la lutte pour le progrès et la justice sociale.
À l'OIT, nous sommes convaincus que le sens de notre présence aujourd'hui en Haïti est de coopérer avec les priorités de nos constituants tripartites pour le progrès national.
Nous considérons qu'un développement qualifié d’humain doit avoir en son cœur le travail, et non pas un travail quelconque. Le travail qui donne la dignité et permet le développement des capacités propres à chaque personne, n'est pas un travail quelconque. N’est pas un travail décent celui effectué sans le respect des principes et droits fondamentaux au travail. N’est pas un travail décent celui qui empêche d'avoir un revenu proportionnel à l'effort réalisé sans discrimination fondée sur le sexe ou tout autre motif, tout comme celui réalisé sans protection sociale ou qui exclut le dialogue social.
Le travail décent c'est l'occupation productive qui est rémunérée de manière juste et qui s'exerce dans des conditions de liberté,
d'équité, de sécurité et de respect de la dignité humaine.
Le travail reste le principal moyen par lequel les personnes définissent leur propre identité et leur position dans la communauté. Il s’agit en effet du meilleur moyen de mieux participer à la vie d'une société parce qu'il contribue à l’estime de soi et la réalisation personnelle, fournit du prestige social, permet d'acquérir les revenus, ainsi que de faciliter la participation civique des citoyens. Le travail a été, est et sera un élément fondamental du "contrat social" qui soutient la gouvernance de toute démocratie.
Pour que le développement soit humain, le travail décent est nécessaire. Pour que la personne humaine revienne au centre de la politique et de l'économie, il est crucial de mettre la politique de l’emploi au cœur du processus de prise de décisions économiques, publiques et privées: pour cette raison la conception du travail décent peut être utile. Afin d’assurer le développement humain dans un pays nous avons besoin de plus d’emplois de meilleure qualité.
Ces dernières semaines, nous avons maintenu des rencontres avec chacun de nos constituants pour connaître leurs priorités concernant un possible agenda haïtien pour le travail décent. Ces réunions sectorielles de l'OIT avec les travailleurs, employeurs et fonctionnaires du gouvernement ont servi à connaître quels seraient leurs priorités dans le cadre des quatre objectifs stratégiques du travail décent (principes et droits au des travailleurs, promotion de l'emploi, de la protection sociale et du dialogue tripartite).
Nous allons écouter aujourd'hui ces priorités et, dans 15 jours, nous commencerons à nous rencontrer régulièrement de manière tripartite pour préciser des concordances et synergies possibles permettant de définir les domaines prioritaires pour notre coopération avec le pays, à savoir le Programme du travail décent pour Haïti (2015-2020). Le programme du travail décent est l'outil programmatique que nous avons utilisé à l'OIT, depuis une dizaine d'années, pour centrer notre coopération.
Aujourd'hui, également, nous écouterons deux éminents latino-américains, très amis d'Haïti, qui sont venus pour partager leurs expériences sur l’importance du dialogue social. Pendant l'administration de l'ancien Président Torrijos, tout comme au cours de la gestion de l'ancien Ministre Puig, des programmes du travail décent ont été mis en œuvre, au Panama et en République Dominicaine respectivement. Ces deux amis, que je remercie pour leur présence et leur aide, présenteront leurs visions sur comment le dialogue tripartite a servi à la croissance économique, la génération de plus d’emploi de meilleure qualité et l'amélioration de la gouvernance démocratique dans leurs pays.
La présence parmi nous de M. Houngbo Directeur Général Adjoint de l'OIT est la preuve de l'engagement de l'OIT, dirigée par M. Guy Ryder, à l’égard Haïti.
Je remercie l'effort de mes collègues de Genève et de San José, en particulier aux 25 fonctionnaires que nous avons à Port-au-Prince, presque tous haïtiens, dirigés depuis un an par M. Julien Magnat.
À tous ceux qui ont décidé de nous accompagner aujourd'hui, autant haïtiens qu'étrangers, merci beaucoup pour votre présence que nous interprétons comme un appui à la lutte pour le progrès et la justice sociale.