L’amélioration de l’apprentissage informel

Le Département des compétences et de l’employabilité du BIT œuvre avec les mandants à l’amélioration des systèmes existants d’apprentissage informel. Les systèmes d’apprentissage sont très répandus dans l’économie informelle et, dans certains pays africains, ils représentent 90 % de l’offre nationale d’acquisition de compétences.

Par apprentissage informel, on entend le système par lequel un jeune apprenti acquiert les compétences d’un métier dans une micro- ou petite entreprise en travaillant aux côtés d’un travailleur expérimenté. L’apprenti et le maître artisan concluent un accord d’apprentissage qui s’inscrit dans les normes et traditions locales d’une société. Les apprentis acquièrent des compétences techniques et sont initiés à une culture d’entreprise et un réseau d’entreprises qui leur facilite la recherche d’un emploi et la création d’une entreprise à l’issue de leur apprentissage.

Le BIT a mené une recherche au niveau des pays afin de comprendre ce qui motive les maîtres artisans et les apprentis à conclure des accords d’apprentissage en vue d’améliorer le système. Pour ne pas évincer les bonnes pratiques existantes tout en corrigeant les défaillances, les interventions doivent s’appuyer sur les pratiques qui ont cours. Une approche par étapes combinant différents types d’interventions peut être nécessaire pour améliorer la qualité de la formation et des compétences acquises, les conditions de travail, la reconnaissance des compétences au delà de la communauté locale, et l’accès des jeunes femmes aux professions non traditionnelles. Cette approche est actuellement mise à l’épreuve dans le cadre de projets pilotes au Zimbabwe, en Tanzanie, au Bénin, au Burkina Faso et au Bangladesh.