Actualités sur le travail forcé

Juin 2008

  1. Après le cyclone: l'action de l'OIT au Myanmar

    9 juin 2008

    Tout de suite après le passage du cyclone Nargis au Myanmar, la priorité a inévitablement été donnée à l'aide humanitaire et aux opérations de secours. On s'intéresse maintenant aux conséquences à long terme de la catastrophe en se demandant s'il sera possible de sauver la prochaine récolte de riz et quelles mesures il convient de prendre pour que les travaux de reconstruction ne fassent pas appel au travail forcé. La lutte contre le travail forcé est au cœur du mandat de l'OIT au Myanmar. Le chargé de liaison de l'OIT au Myanmar, Steve Marshall, était en visite à Genève pour rendre compte de la situation sur le terrain devant la Conférence internationale du Travail. Avant son retour à Rangoon, Sophy Fisher lui a demandé quels seront, selon lui, les effets à long terme de cette catastrophe naturelle sur l'action de l'OIT.

Mai 2008

  1. Le travail forcé au Brésil: 120 ans après l'abolition de l'esclavage, le combat continue

    13 mai 2008

    Le 13 mai 1888, le Brésil fut la dernière nation de l’hémisphère occidental à abolir formellement l’esclavage. Cent vingt ans plus tard, on estime que 25 à 40 000 travailleurs sont encore victimes de conditions proches de l’esclavage dans ce pays d’Amérique du Sud. Le problème est particulièrement grave dans les Etats agricoles du Nord où, en raison de la pauvreté endémique et de distances interminables, il est très difficile de détecter les violations. Cependant, grâce aux conseils de l’OIT et à l’aide des employeurs, le gouvernement brésilien prend progressivement le contrôle de la situation. Reportage de BIT en ligne depuis le Brésil.

  2. Le travail forcé au Brésil: 120 ans après l'abolition de l'esclavage, le combat continue

    13 mai 2008

    Le 13 mai 1888, le Brésil fut la dernière nation de l’hémisphère occidental à abolir formellement l’esclavage. Cent vingt ans plus tard, on estime que 25 à 40 000 travailleurs sont encore victimes de conditions proches de l’esclavage dans ce pays d’Amérique du Sud. Le problème est particulièrement grave dans les Etats agricoles du Nord où, en raison de la pauvreté endémique et de distances interminables, il est très difficile de détecter les violations. Cependant, grâce aux conseils de l’OIT et à l’aide des employeurs, le gouvernement brésilien prend progressivement le contrôle de la situation. Reportage de BIT en ligne depuis le Brésil.

Avril 2008

  1. Exposition Photo: Esclavage Domestique

    Photographies de Raphaël Dallaporta - Textes de Ondine Millot. Ce travail, réalisé en collaboration avec le CCEM, est né de la volonté de sensibiliser le public au problème de l’esclavage moderne. En revenant sur les lieux où ont été subies ces violences, Raphaël Dallaporta a choisi la photo d’architecture «la plus neutre possible». Là où l’oeil aimerait trouver une singularité, une explication — à défaut d’une justification — à la cruauté, il nous montre au contraire des façades ordinaires, familières. En miroir, les textes de Ondine Millot disent ce qui s’est passé «à cet endroit là». Là, derrière ces fenêtres parfois sans rideaux, ces façades entourées d’autres façades, de maisons, d’appartements, de voisins et de passants.

Mars 2008

  1. S'inspirer du passé pour lutter contre l'esclavage moderne: Ban Ki-moon

    25 mars 2008

    "Le chef de l'ONU Ban Ki-moon a rendu hommage mardi aux victimes de l'ancienne traite des esclaves et appelé la communauté internationale à s'inspirer des mouvements abolitionnistes pour lutter contre les formes modernes d'esclavage existant encore dans le monde. Cette pratique a constitué "une des plus grandes atrocités de l'Histoire", a déclaré M. Ban à l'occasion de la première Journée internationale du souvenir des victimes de l'esclavage et du commerce transatlantique des esclaves. "Tout en déplorant les atrocités commises contre les innombrables victimes, nous trouvons réconfort dans le courage des esclaves qui se sont levés pour affronter le système qui les oppressait", a poursuivi M. Ban. "Ces individus courageux, et les mouvements abolitionnistes qu'ils ont inspirés, doivent nous guider dans notre lutte contre les formes contemporaines d'esclavage" existant encore dans le monde, a-t-il dit. "Aujourd'hui encore, le travail forcé, l'exploitation sexuelle et les trafics humains affligent des millions de personnes à travers le monde, y compris des enfants ... Le racisme et la discrimination raciale sévissent toujours ... ces crimes révoltants nous font tous honte et nous mettent tous au défi d'y faire face", a ajouté le secrétaire général de l'ONU. L'Assemblée générale de l'ONU avait décidé en décembre de faire du 25 mars chaque année une Journée à la mémoire des victimes de l'esclavage." Article paru dans le Monde, 25 mars 2008

Février 2008

  1. Le BIT salue le nouvel élan donné par les employeurs et les travailleurs à l'alliance mondiale contre le travail forcé

    20 février 2008

    Un récent Forum international contre la traite des personnes a donné un nouvel élan à l’Alliance mondiale qui vise à éradiquer le travail forcé au cours des dix prochaines années. L’Organisation internationale du Travail (OIT) a noté une forte implication des représentants des travailleurs et des employeurs.

  2. Forum de Vienne contre la traite des êtres humains, 13-15 février 2008 - Passeport exigé: combattre le trafic d’êtres humains et le travail forcé

    12 février 2008

    La plus grande conférence internationale jamais organisée sur la traite des êtres humains représente une occasion unique de créer une alliance mondiale contre cette forme d’esclavage moderne. Au moins 2,4 millions de personnes dans le monde sont victimes de la traite à des fins de travail forcé, générant environ 32 milliards de dollars de profits annuels. Une étude récente du BIT et du gouvernement portugais montre comment la quête d’une vie meilleure peut être exploitée et conduire au trafic de personnes aussi bien dans les pays en développement que dans les pays développés.

  3. Au Forum de Vienne, les experts du BIT attirent l’attention sur les aspects essentiels de la traite des êtres humains

    11 février 2008

    Les principaux experts du Bureau international du Travail, y compris des cadres employeurs et syndicalistes, vont souligner la nécessité de renforcer l’attention à porter à la traite des êtres humains à l’occasion du Forum de Vienne sur la lutte contre la traite des êtres humains du 13 au 15 février.

Janvier 2008

  1. La CSI et la CES accueillent avec satisfaction la Convention Européenne contre la traite des êtres humains

    30 janvier 2008

    La Confédération syndicale internationale (CSI) et la Confédération européenne des syndicats (CES) saluent l’entrée en vigueur de la Convention du Conseil de l’Europe contre la traite des êtres humains. La convention devient juridiquement contraignante pour les dix premiers pays qui l’ont ratifiée (Albanie, Autriche, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Géorgie, Moldavie, Roumanie et Slovaquie), elle le deviendra le 1er février pour la Bosnie-Herzégovine, et la France et la Norvège suivront le 1er mai. La plupart des pays européens ont pris les premières mesures pour ratifier la convention, et le Royaume-Uni a déjà annoncé son intention de la ratifier d’ici la fin de l’année 2008. « Nous encourageons nos organisations membres en Europe à obtenir de leur gouvernement qu’il ratifie cette convention et veille à son application totale. Les associations de malfaiteurs et les recruteurs qui organisent cette traite des êtres humains doivent être arrêtées et punies, et il faut s’attaquer aux facteurs qui rendent les gens vulnérables à cette exploitation. Notre alliance mondiale contre le travail forcé et la traite des êtres humains mobilisera de plus en plus l’action syndicale dans le monde pour lutter contre cette forme d’esclavage moderne», a déclaré le Secrétaire général de la CSI, Guy Ryder.

  2. Vers une Alliance syndicale mondiale contre le travail forcé et la traite des êtres humains

    15 janvier 2008

    Le Conseil général de la CSI, lors de sa dernière session (Washington DC, Etats-Unis, 12-14 décembre 2007), a adopté un plan d’action concernant les futures actions syndicales en matière de travail forcé et de traite des êtres humains. Cette décision a constitué un pas essentiel dans l’établissement d’une Alliance syndicale mondiale contre le travail forcé et la traite des êtres humains, un processus amorcé en avril 2007. Plus particulièrement, le Conseil général a approuvé les points d’action énumérés ci-dessous et « a exhorté toutes les affiliées à les intégrer dans leurs programmes de travail en fonction de leurs circonstances nationales ».