Droits syndicaux

L'OIT marque le troisième anniversaire de la prise de pouvoir par les militaires au Myanmar en appelant à la libération des dirigeants syndicaux et de toutes les personnes injustement détenues

Vive inquiétude face à l'érosion continue de l'espace civique et des droits syndicaux dans le pays.

Communiqué de presse | 1 février 2024
Ciudad de Naypyidaw en Myanmar © AFP
GENÈVE (OIT Infos) – A l'occasion du troisième anniversaire de la prise du pouvoir par l'armée au Myanmar, le Directeur général de l'Organisation internationale du Travail (OIT), Gilbert F. Houngbo, a réitéré son appel à la libération immédiate de toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs libertés civiles et mené des activités syndicales légitimes.

«Le bien-être futur du Myanmar dépend d'une transition pacifique vers un régime démocratique complet, qui commence par la libération de tous ceux qui sont injustement emprisonnés. Il ne peut y avoir d'avenir pour le peuple du Myanmar s'il n'est pas fermement ancré dans la justice sociale qu'il mérite tant», a-t-il déclaré.

Le Directeur général a souligné le cas de Thet Hnin Aung, secrétaire général de la Fédération des syndicats de l'industrie, de l'artisanat et des services du Myanmar (MICS-TUsF) qui, selon certaines informations, a été condamné à sept ans d'emprisonnement à la fin de l'année 2023, après avoir purgé une peine antérieure.

«La condamnation de Thet Hnin Aung est très préoccupante. L'érosion continue de l'espace civique et des droits syndicaux au Myanmar, comme le souligne le récent rapport de la Commission d'enquête de l'OIT, est inacceptable. Thet Hnin Aung et toutes les personnes détenues pour avoir mené des activités syndicales légitimes ne seront pas oubliées», a ajouté M. Houngbo.

Le cas de Thet Hnin Aung a été spécifiquement abordé dans le rapport de la Commission d'enquête de l'OIT sur le Myanmar. Cette commission, créée par le conseil d'administration de l'OIT en mars 2022, est chargée d'évaluer les rapports faisant état de violences à l'encontre de dirigeants syndicaux, de violations graves et répétées des libertés civiles fondamentales et d'une résurgence du travail forcé.

L'incarcération de Thet Hnin Aung, ainsi que les actions en cours qui portent atteinte aux libertés civiles des dirigeants et des membres des syndicats, et qui affaiblissent le mouvement syndical, contribueront au suivi du rapport de la commission lors de la session de mars 2024 du Conseil d'administration de l'OIT.

Pour plus d'informations, veuillez contacter

Steve Needham
Bureau régional de l'OIT pour l'Asie et le Pacifique (Bangkok)
Courriel: needham@ilo.org