L’OIT se réjouit du nouveau rapport du PNUE sur l’économie verte

L’Organisation internationale du Travail (OIT) s’est réjouie du nouveau rapport sur l’économie verte élaboré par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), intitulé «Vers une économie verte: pour un développement durable et une éradication de la pauvreté».

Actualité | 23 février 2011

GENEVE (Nouvelles du BIT)- L’Organisation internationale du Travail (OIT) s’est réjouie du nouveau rapport sur l’économie verte élaboré par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), intitulé «Vers une économie verte: pour un développement durable et une éradication de la pauvreté».Le rapport esquisse les choix politiques, les actions urgentes et les investissements à opérer pour établir, à l’échelle mondiale, une «économie verte» – caractérisée par de faibles émissions de carbone, une utilisation efficace des ressources et l’inclusion sociale.

L’OIT a été étroitement associée à la préparation du rapport sur l’économie verte du PNUE; elle a réuni les contributions d’un large éventail de domaines techniques et de spécialistes du Bureau sur les perspectives d’un monde plus durable.

Cet effort a été produit en vue de détailler quelles sont les conséquences pour le marché du travail de la fixation et de la réalisation d’objectifs environnementaux – pour les entreprises, les salariés et les travailleurs indépendants, ainsi que les répercussions sur l’emploi et les revenus.

L’OIT a d’ailleurs préparé une note d’information intitulée «Promouvoir le travail décent dans le cadre d’une économie verte» (en anglais) qui reflète ses principaux apports.

Cette note d’information exprime la dimension sociale d’une transition vers une économie verte et durable. Elle met l’accent sur le besoin en travailleurs qualifiés et en employeurs expérimentés et sur l’utilité d’institutions du marché du travail informées et engagées. Elle rappelle l’importance du dialogue social, outil essentiel pour réussir cette transformation.

Le message clé, aussi bien du rapport du PNUE que de la note d’information de l’OIT, est qu’investir dans une économie verte peut produire de la croissance, créer des emplois et contribuer au développement et à la réduction de la pauvreté.

La transformation structurelle s’accompagne de changements dans les types d’emploi, de nouvelles exigences de formation et de meilleures pratiques managériales. Elle ouvre de nouveaux débouchés pour des entreprises commerciales et crée des emplois verts en grand nombre. Grâce à des politiques appropriées, ce peut être le moyen de sortir de la pauvreté et de créer les emplois dont ont tant besoin les jeunes chômeurs.

Mais il existe aussi des inconvénients. Selon le rapport du PNUE, la limitation des ressources naturelles et la pollution grandissante qui vont de pair avec un monde en perpétuelle croissance plaident en faveur d’un changement drastique de nos modes de développement. Le rapport montre que pour mettre un terme à cette tendance globale il faudrait réduire le poids des secteurs et des entreprises qui mettent en danger le développement durable à long terme. Les changements doivent garantir suffisamment de protection et de possibilités de reconversion et d’accès à des emplois alternatifs pour ceux qui seront affectés.

L’Agenda de l’OIT pour le travail décent se traduit par l’adoption d’un cadre de «transition juste» pour la construction d’une mondialisation plus équitable, plus verte et plus durable. Pour parvenir à ce but, il faut élaborer des politiques sociales et de marché du travail en même temps que les politiques économiques et environnementales.