307e session du Conseil d’administration du BIT

Le Conseil d’administration du BIT souligne le rôle accélérateur du Pacte mondial pour l’emploi dans la reprise

Le Conseil d’administration du Bureau international du Travail (BIT) a été le théâtre de grands débats sur la mise en œuvre du Pacte mondial pour l’emploi adopté par la Conférence internationale du Travail en juin 2009. La réunion a permis d’étudier un certain nombre de thèmes concernant les droits fondamentaux au travail, y compris le dernier rapport du Comité de la liberté syndicale.

Communiqué de presse | 29 mars 2010

GENÈVE (Nouvelles du BIT) – Le Conseil d’administration du Bureau international du Travail (BIT) a étudié l’application du Pacte mondial pour l’emploi lors de sa session du 11 au 26 mars et a pris un certain nombre de décisions concernant les droits fondamentaux au travail. Les membres du Conseil d’administration ont tenu plusieurs séances pour discuter de la mise en œuvre du Pacte adopté par la Conférence internationale du Travail en juin 2009 pour traiter les conséquences sociales et d’emploi de la crise économique et financière, y compris une réunion du Groupe de travail sur la dimension sociale de la mondialisation.

Dans un discours au Conseil d’administration sur le Pacte mondial de l’emploi, le Directeur général du BIT, Juan Somavia, a déclaré: «Redonner du travail à ceux qui ont perdu leur emploi et veiller à ce que des millions de jeunes hommes et femmes qui commencent à chercher du travail chaque année prennent un bon départ dans leur vie professionnelle est primordial. Si nous ne le faisons pas, le risque de violentes réactions sociales et politiques guette de nombreux pays – et nous pouvons déjà en percevoir les prémices.»

M. Somavia a reconnu que la coordination internationale avait été cruciale pour éviter une dépression mondiale: «Nous avons beaucoup de chemin à parcourir pour améliorer nos mécanismes de coordination politique»; il a ajouté que les débats avaient montré «qu’un assez grand nombre de pays ne sont pas en mesure de participer aux plans de relance coordonnés et que nos mécanismes de soutien internationaux ne leur apportent pas les moyens financiers anticycliques dont ils ont besoin, à des conditions qu’ils peuvent assumer. Cela freine une action plus vigoureuse en conformité avec ce qu’envisage le Pacte mondial pour l’emploi».

L’administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement, Helen Clark, et le président de la Banque de développement des Caraïbes (BDC), le Dr Compton Bourne se sont également adressés au Conseil d’administration. Mme Clark a déclaré: «Le Pacte mondial pour l’emploi ouvre la voie aux nations qui s’efforcent de sortir de la récession d’une manière juste et équitable.» Le Dr Bourne s’est exprimé devant le Conseil d’administration sur l’impact de la crise économique mondiale sur les économies en développement et le rôle des banques multilatérales de développement. (Voir le communiqué de presse BIT/10/08)

Les deux intervenants ont fait part de leur soutien au Pacte mondial pour l’emploi qu’ils considèrent comme un mécanisme extrêmement pertinent pour soutenir les efforts des pays en développement et des pays développés pour encourager la reprise, pour créer davantage d’emplois de meilleure qualité et réduire la pauvreté. Ils comptent collaborer plus avec l’OIT pour façonner une reprise créatrice d’emplois qui soit bénéfique pour l’économie réelle.

Le Conseil d’administration a aussi pris en considération l’évolution de la situation du travail forcé au Myanmar, sur la base du rapport de l’Officier de liaison de l’OIT à Yangoon. Dans ses conclusions, le Conseil d’administration a noté que si les recommandations de la Commission d’enquête de l’OIT sur le respect de la Convention (n° 29) sur le travail forcé, 1930, ne sont toujours pas appliquées, la prorogation jusqu’au 25 février 2011 de la période d’essai du Protocole additionnel, adoptée pendant la visite de la mission de haut niveau de l’OIT, constitue une étape encourageante.

Le Comité de la liberté syndicale a particulièrement attiré l’attention du Conseil d’administration sur les cas de la Colombie, de Djibouti, du Guatemala, des Philippines et de la République bolivarienne du Venezuela.