Conseil d’administration

Le Conseil d’administration du BIT va examiner la réponse du monde du travail à la crise économique mondiale

En session du 5 au 20 novembre, le Conseil d’administration du Bureau international du Travail (BIT) va examiner la réponse du monde du travail à la crise économique mondiale et évaluer les réelles perspectives d’une reprise de l’emploi dans le cadre du Pacte mondial pour l’emploi, adopté par la Conférence internationale du Travail en juin 2009.

Communiqué de presse | 6 novembre 2009

GENÈVE (Nouvelles du BIT) – En session du 5 au 20 novembre, le Conseil d’administration du Bureau international du Travail (BIT) va examiner la réponse du monde du travail à la crise économique mondiale et évaluer les réelles perspectives d’une reprise de l’emploi dans le cadre du Pacte mondial pour l’emploi, adopté par la Conférence internationale du Travail en juin 2009.

Le Pacte mondial pour l’emploi est le premier instrument mondial adopté pour faire face aux effets de la crise économique et financière en termes sociaux et d’emploi. Les gouvernements et les organisations d’employeurs et de travailleurs s’y étaient engagés à travailler ensemble pour lutter contre la crise mondiale de l’emploi, grâce à des politiques fondées sur l’Agenda de l’OIT pour le travail décent.

La Commission de l’emploi et de la politique sociale du Conseil d’administration va ouvrir une discussion le 9 novembre sur les principaux moyens requis pour donner effet au Pacte mondial pour l’emploi. Un rapport préparé par le BIT rappelle que l’approche du Pacte est celle d’un cadre basé sur l’Agenda pour travail décent; l’étude décrit la situation actuelle de l’économie et de l’emploi et rapporte les actions déployées par le Bureau pour aider les gouvernements, les employeurs et les syndicats à mettre en œuvre ce Pacte.

Le 16 novembre, le Groupe de travail sur la dimension sociale de la mondialisation consacrera ses débats à la cohérence politique et à la coordination internationale comme support du Pacte. Il fera tout particulièrement référence aux résultats du Sommet du G20 à Pittsburgh auquel l’OIT a participé et où elle a été invitée à apporter de nouvelles contributions au processus du G20. Il abordera aussi le travail de l’OIT avec les autres organisations internationales telles que les Nations Unies, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

La Commission de l’emploi et de la politique sociale du Conseil d’administration va également examiner les questions de la flexicurité, des services publics de l’emploi et des salaires. La Commission des réunions sectorielles et techniques va débattre de l’actualisation des aspects sectoriels au regard de la crise économique mondiale.

La Commission de la coopération technique va discuter de la coopération technique à l’appui de la réponse de l’OIT à la crise économique mondiale, ainsi que de la nouvelle Politique des Nations Unies pour la création d’emplois et de revenus et la réintégration après un conflit, menée de concert par l’OIT et le PNUD.

Lors de sa session, le Conseil d’administration du BIT examinera également les faits nouveaux concernant le travail forcé au Myanmar sur la base du rapport de l’Officier de liaison de l’OIT à Rangoon. Elle débattra aussi du dernier rapport du Comité de la liberté syndicale.

Le Conseil d’administration est l’organe exécutif du Bureau international du Travail (le Bureau est le secrétariat de l’Organisation). Il se réunit trois fois par an, en mars, en juin et en novembre. Il prend des décisions concernant la politique du BIT, fixe l’ordre du jour de la Conférence internationale du Travail, et adopte le programme et le budget de l’Organisation avant sa soumission à la Conférence.

Il est composé de 56 membres titulaires (28 membres gouvernementaux, 14 membres employeurs et 14 membres travailleurs) et de 66 membres adjoints (28 membres gouvernementaux, 19 membres employeurs et 19 membres travailleurs). Dix des sièges gouvernementaux titulaires sont réservés en permanence aux Membres dont l’importance industrielle est la plus considérable (Allemagne, Brésil, Chine, Etats-Unis, France, Inde, Italie, Japon, Royaume-Uni et Fédération de Russie). Les autres membres gouvernementaux sont élus par la Conférence tous les trois ans.